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CAS
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Les Casoars vivent le plus communé-ment par couples solitaires ; à l’époque desamours, le mâle est atteint d’une sortede frénésie qui le rend fort dangereux. Lafemelle pond dans un trou creusé dans lesable trois ou quatre œufs cendrés , verdâ-tres vers le gros bout, et parsemés en cetendroit de tubercules d’un vert plus foncé.Ils sont moins gros et plus allongés queceux de l’Autruche, et la coque en estfragile. Abandonnés pendant le jour à lachaleur du soleil, la mère ne les couve quependant la nuit, et le mâle reste étranger àl’incubation , dont la durée, observée chezceux élevés en domesticité , est de 28 à 30jours. Les petits, dans leur jeunesse, sontdépourvus de casque, et couverts seule-ment de duvet, bariolé alternativement deroux clair et de blanc grisâtre. Chez eux,le doigt du milieu est légèrement frangé.
Le cri du Casoar est une sorte de gro-gnement guttural qui, dans la colère, de-vient un bourdonnement très ronflant. Sachair est de mauvais goût : aussi ceux qu’onélève sont-ils seulement un objet de curio-sité.
Les naturalistes s’accordent assez peu surla place à assigner à cet oiseau. Les uns lemettent à la fin des Gallinacés, entre cetordre et les Echassiers : Cuvier le range entête des Echassiers, M. Lesson le place avecles Oiseaux anormaux , au commencementde toute la classe ; mais, quelle que soit laplace qu’on lui assigne dans la méthode, onne le sépare pas de l'Autruche, et on le rap-proche presque toujours de l'Outarde, aveclaquelle il a des caractères communs.
Nous renvoyons au mot émou , pour leCasoar de la Nouvelle-Hollande , qui diffèreassez du Casoar a casque (représenté dansl’Atlas de ce Dictionnaire, Oiseaux , pl. 8),pour former un genre à part, et qui paraitservir de passage de ce dernier à l’Au-truche. (G.)
'CASPAREA ou CASPARIA (nom pro-pre). bot. pn.—Genre de la famille desPapilionacées, tribu desCæsalpiniées, formépar Kunth ( Jnn. sc. nal., I, 85), et dont letype est le Bauhinia pes capræ. Il renfermeun petit nombre de plantes croissant dansl’Amérique tropicale. Ce sont des arbres oudes arbrisseaux inermes, à feuilles alternesplus ou moins profondément bilobées, mu-
nies de stipules pétiolaires , géminées ; àfleurs blanches , roses ou rouges, disposéesen grappes axillaires et terminales , et por-tées sur des pédicelles unibractéés à labase et bibractéolés au sommet. Le légumeest stipité, sec, largement linéaire, com-primé, bivalve, polysperme. (C. L.)
CASQUE. Galea. zool., bot. —On appelleainsi , en ornithologie, la proéminence cal-leuse qui se trouve sur le sommet de la têtede certains Oiseaux, tels que le Casoar ellesCalaos.
En entomologie, cette expression a été em-ployée par Lyonnet, pour désigner l’ensem-ble des parties solides qui composent l’en-veloppe extérieure de la tête des Insectes ;et Réaurnur appelle ainsi la pièce roulée,mobile et de consistance membraneuse qui,dans les Névroptèrcs et les Orthoptères ,recouvre les mâchoires. Cette expressioncorrespond à celle de Galète.
En botanique, on désigne aussi générale-ment sous ce nom la lèvre supérieure descorolles bilabiées, quand elle est voûtée in-férieurement en forme de casque. Telles sontles divisions supérieures du périanthe desOrchidées, etc. (G.)
CASQUE. Cassis (cassis, casque), moll.—Bruguière est le créateur de ce genre ; il l’aformé avec l’une des sections des Buccinsde Linné, et l’a caractérisé pouf la premièrefois dans Y Encyclopédie méthodique. Long-temps avant lui , le genre Casque avait étédésigné de la manière la plus nette par Lis-ter, dans les pl. 99G à 101G de son Synopsisconchyliormn. De toute la série des espècesde Lister il ne faut en retrancher que deux,pour rendre le genre aussi parfait que l’afait Bruguière. Gualtieri lui-même avaitdéjà réformé Lister ; de sorte que, pour êtreéquitable, on doit dire que Bruguière eut lemérite d’introduire, dans la méthode lin-néenne réformée, un genre qui se trouvaittout préparé dans Lister et Gualtieri .
Depuis que le genre Casque a été institué,il a été adopté par tous les conchyliologistes ;et quoique, jusque dans ces dernières an-nées , on ait eu peu de renseignements surl’animal, presque tous les auteurs méthodi-ques ont laissé le genre qui nous occupe dansle voisinage des Buccins. On ne peut en elïetéloigner ces genres dans une méthode natu-relle; ils ont entre eux des rapports nom-