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Tome troisième.
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hreux tant par les coquilles que par les ani-maux. M. Delle-Chiaje,dans le 3 e volume dePoli, ainsi que MM. Quoy et Gaimard , dansle Voyage de VAstrolabe ,'ont donné des fi-gures de plusieurs espèces de Casques.

L’animal, dans ce genre, développe un lar-ge pied qui dépasse la coquille en avant et enarrière. Ce pied est coupé transversalementen avant; il est plus arrondi en arrière, et ilporte à son extrémité un opercule corné, as-sez épais, et presque toujours rayonné dupoint apical qui est marginal, comme dansles Pourpres, jusqu’à la circonférence. Cettedisposition de l’opercule est surtout très re-marquable dans le Casque sillonné de laMéditerranée. Le manteau s’étale en dehorsde la coquille, non seulement sur le borddroit, mais encore sur le gauche, où il cou-vre toute la callosité qui s’y trouve. En avant,ce manteau se prolonge en un canal charnu,fort long , qui, à la base, a une duplicaturequi ne dépasse pas les bords de l’échancrurede la coquille ; tandis que le canal lui-mêmeest très allongé, recourbé dans sa longueur,et dirigé par l’animal d’avant en arrière. Latête est assez grosse , subtriangulaire , sup-portée par un col court. En dessous, on voitune fente buccale longitudinale, par la-quelle l’animal fait sortir et rentrer unegrosse trompe cylindrique, à l’extrémité delaquelle se trouve la véritable bouche. Lebord antérieur de la tête est concave, et lesangles se prolongent en deux longs tentacu-les coniques, à la base desquels et sur le côtéexterne se montrent les yeux saillants. L’a-nimal des Casques marche lentement ; il n’aPas les allures vives et promptes de la plu-part des Buccins. Comme tous les autresMollusques de la même famille, les Casquesvivent d’autres animaux. Ils se tiennentdansle voisinage des sables, à peu de profondeurs ous l’eau ; souvent ils se cachent dans lesable presque entièrement, et vont y atta-quer les Mollusques bivalves qui s’y tiennentct qui deviennent pour eux une proie assezfacile.

Les caractères du genre, d’après la coquille,sont les suivants : Coquille bombée ; ouver-•nre longitudinale, étroite, terminée en avantPar un canal court brusquement redressév ers le dos de la coquille. Columelle plissée°u ridée irrégulièrement ; bord droit épais,en bourrelet, presque toujours ccnté en dc-

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! dans ; bord gauche développé en une largecallosité.

Dans le genre Casque , il y a plusieurs es-pèces très grandes qui sont recherchées dansle commerce pour la fabrication des Ca-mées; presque toutes sont ornées de vivescouleurs. Elles se distinguent des Cassidairespar la brièveté du canal terminal, et des Buc-cins parla longueur de l’ouverture, le bour-relet du bord droit, ainsi que par la formeparticulière de la callosité du bord gauche.La plupart des espèces sont, comme les Tri-tons , garnis de varices irrégulièrement dis-tribuées , et qui sont les traces des premiersbourrelets du bord droit.

Le genre Casque comprend un assez grandnombre d’espèces , soit vivantes , soit fossi-les. Les vivantes proviennent, pour le plusgrand nombre, des mers intertropicales; lesfossiles se rencontrent toutes dans les ter-rains tertiaires. On en compte plus de trentevivantes et vingt fossiles. (Desh.)

CASQUILLON. mou.. — Nom vulgaired’une esp. du g. Nasse,

*CASSAIVDRA. bot. ph.— Une des divi-sions établies par Don ( Edinb. new philos.Journ. XVII. 158) dans le g. Andromeda , etdont le type est VA. calyculata.

CASSARD. ois. — Nom vulgaire anciende la Buse commune.

CASSAVE. bot. pii. — Espèce de paiuoude galette préparée avec la racine du Jairo-pha manihot, vulgairement appelé Manioc ,râpée ou broyée, dont on exprime le suc,qui est un poison très subtil, et que des chi-mistes modernes pensent être de l’acide hy-drocyanique. La Cassave , cuite entre deuxplaques de fer, est un mets commun aux In-des , et forme la base de la nourriture desnègres de nos colonies. Les créoles eux-mê-mes la mangent avec plaisir, bien qu’ellesoit très fade. Descourlilz ,qui a vécu à Saint-Uomingue, dit qu’elle conserve toujours ungoût désagréable, semblable à l’odeur de l’u-rine de souris. Il a sans doute mangé de laCassave mal préparée, et mêlée à une pro-portion assez considérable d’extractif et defibre végétale ; car on ne trouve rien de sem-blable dans celle qui nous est envoyée sousle nom de Sagou blanc ou de Tapioka.

(C. D’O.)

CASSE. Cussia ( xmir'a , le Cannelier ouson écorce?), bot. pii.— Genre important de