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Tome troisième.
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n’a avec le premier aucun rapport ni de sensni de composition, aurait encore un autre etgrave inconvénient : celui de créer une dou-ble nomenclature, tout-à-fait inutile, et dèslors vicieuse, comme l’est toute terminologiesurabondante (1). C’est d’après ces motifsque nous préférons , avec M. de Blainvilleet plusieurs zoologistes distingués, le motCercopithèque au mot Guenon, qui d’ailleursn’a plus d’emploi dans le sens que lui donnaitBuffon ; le groupe des Guenons tel que l’avaitétabli ce grand naturaliste, n’étant plus ad-missible dans l’état présent de la science.

te groupe des Guenons a, en effet, subiplusieurs démembrements successifs. Dès lecommencement de ce siècle, Lacépède, Cu-vier, Geoffroy Saint-Hilaire , plaçaient dans legenre, alors nouveau, des Macaques, etparmi les Babouins ou Cynocéphales, plu-sieurs des Guenons de Bulïon, que leurmuseau plus allongé et quelques autres ca-ractères séparent des espèces d’abord com-prises avec elles sous le nom commun deGuenons. En Î811 , le groupe des Guenonsou Cercopiihecus , déjà circonscrit par cesPremières éliminations, perdait encore quel-ques espèces à 4 doigts, érigées en g. sousle nom de Colobus par Illiger. En 1812, laGuenon à long nez devenait le type du genreNasique, lYasalis, établi dans le travail gé-béral de M. Geoffroy Saint-Hilaire sur lesQuadrumanes. Enfin, en 1825, toutes ces es-pèces asiatiques, si remarquables par leursformes grêles et leur estomac complexe,étaient érigées par M. Frédéric Cuvier en unSenre distinct, nommé Semnopithèque,® en »iopitliecus ( voyez, pour tous ces démem-brements du g. Guenon, les articles colobe,

Na SIQue, SEMNOPITHÈQUE, et llUSSi ICS IllOtSC ERC0 CÈüE , LASIOPY GE , PVftATHRICHE Ct

t,R ESBvxis, noms de g. proposés pour di-sses espèces, mais qui n’ont point été adop-Enfin, le démembrement paraît ne pasev °ir s’arrêter là : déjà, comme on le verra

10 En fait, il ne peut et ne doit exister qu’une seule i’denelature ; c’est celle qui est commune aux savants de t5 les nations, la nomenclature lutine.Citaque être n a de* de peut avoir qu’un seul nom scientifique, son nom lator mé d’après 1rs principes de la nomenclature linnérnr^um que chaque nation rend ensuite autant qu’cite le p' ns sa propre langue, tantdt y faisant passer ce nom lui-mcun léger changement d'orthographe ou de terminais8j ^opithecus, cercopithèque), tantdt le traduisant ( simlantdt le remplaçant par un équivalent pins ou nio* Ct (comme stentor, huileur). Voy, nost Eh c la tu K E.

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plus bas, on a proposé d’ériger en un nou-veau g., sous le nom d ’Ælhiops , les deuxSinges connus sous le nom de Manyabeys(voyez ce mot); et je vais montrer, danscct article même, que la Guenon lalapoin deBulïon, réunie à une espèce nouvelle quisera décrite plus bas, doit former un g. dis-tinct; g. que j’ai fait connaîlre dans mescours, ct tout récemment publié ( mais nonencore décrit avec détail), sous le nom deMiopithÈque , Miopithecus.

Il suit de ces détails préliminaires, indis-pensables pour établir la concordance entreles diverses variations successives de la no-menclature , que le groupe des Guenons déBuffon, ou des Cercopiihecus d’Erxleben ,comprenait, outre les espèces que nous ap-pelons aujourd'hui Cercopiihecus : jo quel-ques Macacus et Cynocéphales ; 2» les Manga-beys, g. proposé récemment, et dont nousaurons à discuter les caractères ; 3» le g. Co-lobus ; 4° le g. A r asalis ; 5» le g. 6'emnopilhecus,g. qui est, à lui seul, fort considérable, et necomprend pas moins de 15 espèces ; 6° enfinnotre nouveau g. Miopithecus.

Nous renverrons à autant d’articles spé-ciaux ce qui concerne, non seulement ceuxdes Macaques et des Cynocéphales qu’onavait autrefois confondus avec les Cercopi-thèques , mais aussi le petit groupe des Man-gabeys, et les genres Colobe, Nasique et Sem-nopithèque (voy. ces mots). Celte éliminationfaite, il nous reste les Cercopithèques des au-teurs les plus modernes, parmi lesquels noustrouvons encore à distinguer les véritablesCercopithèques et les Miopithèques. Notrearticle se divisera donc naturellement endeux parties, dont la première renfermerala description des 20 espèces environ qu’onconnaît parmi les Cercopithèques, et laseconde, celle de deux espèces de Miopithè-ques, l’une anciennement connue, l’autrenouvelle.

I. Genre.

CerfOllitHèquC. Cercopiihecus.

Les caractères de ce genre, qu’on trouveexactement présentés dans presque tousles traités de zoologie, et sur lesquels ilsera, par conséquent, inutile d’insister beau-coup ici, peuvent être donnés ainsi :

Formes assez grêles. Membres et queuelongs (mais moins que chez les Semnopilhè-ques et les Colobes). Mains assez allongées.

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