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ne peuvent rien contre lui. Et si même, parimpossible, l’arbre attaqué cédait, les Sin-ges, s’élançant sur le plus voisin, rendraientcette victoire inutile.
Malheureusement pour les Cercopithè-ques, les Éléphants, les Lions , les Quadru-pèdes ne sont pas leurs seuls ennemis. Iisen ont un redoutable dans l’homme, dont lallèche ou la balle sait aller les chercher aumilieu du feuillage, ou derrière la branchedont ils essaient de se faire un bouclier : ilsen ont de plus redoutables encore dans lesAigles, mais surtout dans les Serpents, qui,se glissant la nuit le long des arbres et mon-tant jusqu’à leur retraite , les surprennentendormis, et les engloutissent avec une ra-pidité qui ne leur permet pas même unetentative de fuite ou de combat.
Le régime diététique des Cercopithèques esttrès varié. Ils sont avides de miel, d’insectes,d’arachnides , mangent parfois des mollus-ques , et cherchent à dénicher des œufs d’oi-seaux ; mais le fond de leur nourriture con-siste en feuilles, fruits et racines. Parfois ,dans la saison de la maturité des fruits, deslégumes ou des récoltes, ils se rendent, lanuit, par troupes, dans les champs cultivés,ou même ne craignent pas de pénétrer, prèsdes habitations, jusque dans les jardins et lesvergers. Pendant qu’une sentinelle veille àla sûreté de ses compagnons, ceux-ci s’em-pressent de remplir leurs abajoues, puis dedévorer ce qu’ils peuvent saisir, gaspillantAutour d’eux ce qu’ils n’emportent pas; ensorte qu’un assez petit nombre d’individussuffit pour dévaster tout un verger ou mêmeUn champ d’une médiocre étendue.
Les anciens connaissaient sans nul douteAu moins deux espèces de ce genre. Le Kvf oç°u KvjSoç des Grecs , d’Élien en particulier ,es Pèce dont Erxleben a transporté le nom àdu groupe de Singes américains, était un'éritable Cercopithèque ; non le Cercopithe-CUs mona, comme le pensait BufTon, non leC. ntber, comme l’ont dit Schreber et Erxle-* >en , mais, comme l’a montré M. Ehrenberg,dne espèce voisine de ce dernier, et récem-ment établie par M. Ehrenberg lui-même etPAr M. Hemprich, le C. pyrrhonotus. Le Ksp-«’riSvixo; des Grecs, du moins celui de Stra-dd , n’est certainement point un Cercopi-éque, dans le sens actuel de ce mot, puis-^d'I habitait l’Inde ; mais le Cercopithecus
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de Pline, qui est un Singe d’Éthiopie, paraitêtre le C. griseoviridis , ou le Grivet, espècequ’on trouve figurée sur quelques monu-ments égyptiens avec son congénère, le C.pyr-rhonotus, et avec le fameux KvvoxsValoç.Cfy-nocephalus, des anciens. Foy. cynocéphale.
Le nombre des espèces présentement con-nues dans le genre Cercopithecus , en com-prenant celles qui seront ici décrites pour lapremière fois , ne s’élève pas à moins de 21.C’est plus que n’en possédait, à une époqueencore peu éloignée de nous , le genre Cer-copithecus tel qu’on le définissait d’abord ,c’est-à-dire comprenant, outre les vrais Cer-copithèques et les Mangabeys, les Singes quicomposent aujourd’hui les genres Nasalis ,Semnopithecus, Colobus et Miopilhecus. Afinde faciliter la distinction spécifique des Cer-copithèques, je les diviserai, d’après les dif-férences organiques plus haut mentionnées,et d’après les différences de naturel qui con-cordent avec celles-ci, en deux seclionssub-divisées en sept petits groupes, d’après lemode de coloration.
Section I. Espèces à museau un peu pluscourt et à formes plus sveltes. Elles ont lenaturel plus calme et plus doux.
A. Espèces à nez velu et blanc.
1. Cercopithèque hocheur , C. niclitansErxl.—Cette espèce, d’abord décrite par Buf-fon sous le nom de Guenon à nez blanc proé-minent, a le pelage d’un noir très tiqueté dejaune-pàleolivâlre sur les parties supérieureset latérales de la tête (y compris les pom-mettes) et du corps. Le menton est blanchâ-tre; le dessous du corps d’un gris-noirâtre unpeu tiqueté. Les membres et la queue sontnoirs. Les callosités existent; et c’est double-ment à tort qu’llliger avait placé cette es-pèce dans son genre Lasiopyga , où elle setrouvait réunie au Semnopithecus nemœus ,espèce qui a d’ailleurs des callosités aussibien que le C. niclitans et tous les autresCercopithecus et Semnopithecus. Cette jolieespèce, remarquable non seulement par lablancheur, mais aussi par la proéminenceassez marquée de sonnez, habite la Guinée .
2. C. BLANC-NEZ, C. petaurista Erxl.—Ellea été décrite,par Allamand et par Bu(Ton,sousle nom de Blanc-nez , qu’elle a conservé, etsous le double nom de Blanc-nez cl d 'Asca-yne par Audebert, qui avait à tort distingué