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Tome troisième.
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mais la coloration de la queue est bien dif-férente. Enfin, elle ressemble aussi, par plu-sieurs caractères, au C. Campbelli, dont ladescription va suivre; mais elle s’en distinguepar sa queue jaunâtre inférieurement dansune partie de son étendue ; par la couleurdes parties postérieures du corps, qui estla même que celle des parties antérieures,et par la disposition des poils du dos, touscouchés, dirigés en arrière, et presque pa-rallèles entre eux.

7. C. Campbell , C. Campbelli Waterh.— Cette espèce , découverte récemment àSierra-Leone , est remarquable par son pe-lage long et touffu , et par la dispositiondes poils se partageant et divergeant sur lemilieu du dos. Les parties supérieures sontd’un gris olivâtre, les poils étant annelésde noir et de jaune ; les parties postérieuresdu corps et les cuisses sont d’un gris ar-doisé avec de très petits anneaux. Les par-ties inférieures du corps et le dedans desmembres sont blancs. La queue, variée endessus de noir et de jaune sale, l’est, endessous, de noir et de blanchâtre , les poilsde l’extrémité étant plus longs et noirs.

8. C. Martin, C. Martini Waterh. —Lescaractères de cette espèce sont les suivants :Poil assez long. Parties supérieures grisâ-tres , les poils étant annelés de noir et deblanc jaunâtre ; dessus de la tête, bras etQueue, noirâtres ; poitrine d’un blanc sale ;abdomen et face externe des cuisses, brunâ-tres. Des poils d’un brun rougeâtre à labase de la queue. Cette espèce, de FernandoPo, est encore imparfaitement connue.

9. C. Temminck , C. Temminchii Ogil. —Espèce douteuse et que nous ne mention-nons ici que pour mémoire. Elle n’est con-nue que par un individu en très mauvaise 'at, que possède le Musée de Leyde depuis*824, et qui vient de la côte de Guinée. Len*auvais état de cet unique individu n’aPas permis de le décrire complètement. Ilest d’un cendré tiqueté de blanc, avec lesnombres noirs, le menton et la poitrine d’unblanc pur, et le ventre cendré. La couleur

e la queue n’est pas connue.

19- C. monoïde, C. monoides Nob.

Espèce nouvellement la patrie est in-connue, et dont les caractères sont les sui-v ants : Dessus de la tête et nuque d’un vert0 'vôtre tiqueté de noir ; dessus du col, côtés

de la tête , longs poils sur les joues, et par-tie inférieure des flancs, d’un gris tiqueté ;dos et partie supérieure des flancs d’un rouxtiqueté, légèrement lavé de vert; épaules,face externe des bras,avant-bras, les quatremains, une partie des cuisses, et la plusgrande partie de la queue, d’un noir pur ; lereste des cuisses et la base de la queue, d’unnoir grisonnant; face externe des cuisses etdes jambes, ventre et bas de la poitrine, gri-sâtres ; devant de la poitrine et gorge, blancsOreilles garnies supérieurement, â leur faceinterne , de poils blancs assez longs.

Cette espèce, que nous décrivons d’aprèsun vieil individu , a, comme l’indique sonnom, les plus grands rapports avec le C.mona, dont la description va suivre. La co-loration des parties supérieures est presqueexactement la même que chez celui-ci ; et lataille, les formes, les proportions sont aussiles mêmes. Mais la Mone a les parties infé-rieures d’une couleur très différente, et ilfaudrait une grande inattention pour con-fondre lesC. mona et C. monotdes. Cette nou-velle espèce a aussi quelques rapports avecle C. cephtts par la couleur de son dos, etavec une espèce qui sera décrite plus bas,le C. leucampyx, par la disposition de sescouleurs. La distinction est d’ailleurs tropfacile pour qu’il y ait lieu d’insister sur lescaractères différentiels. Enfin le C. monoidesa aussi de nombreux rapports de colorationavec un singe encore imparfaitement connu,le Semnopitliecus ou Cercopilhecus atbogu-laris de quelques zoologistes anglais ; espècedont les affinités naturelles ne sont pas en-core suffisamment déterminées, et que nousnous bornerons, sans l’intercaler dans la sé-rie , â citer à la fin de cette première partiede notre article {Voyez page 307). Pour lemoment, il nous suffira de faire remarquerque le C. monoides, quoiqu'il ait, comme leS. ou C. albogularis, la gorge blanche,ne peut être confondu avec celui-ci, chezlequel, d’après les zoologistes anglais , lacouleur générale du pelage est le gristiqueté, passant sur le dos au vert oli-vâtre ; chez lequel aussi la poitrine estd’un blanc pur , le pelage long et fin , et lespouces antérieurs courts ; caractères dontaucun ne se retrouve chez le C. monoides.

E. Espèces ayant la queue de couleur va-