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Tome troisième.
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riable , mais terne, et ayant une bande sur-

cili'ere blanche ou blanchâtre.

11. G. mone , C. mona Erxleb.— Cettebelle espèce, venant de Guinée , et peu raredans les ménageries, présente, comme plu-sieurs de ses congénères, des couleurs fortdifférentes selon les régions du corps : la têteest olivâtre ; les joues sont d’un olivâtreclair; une tache noire s’étend de la partiesupérieure de l’orbite à l’oreille, et l’on re-marque sur le front une ligne d’un blancverdâtre. Le dos, les épaules, les flancs, sontd’un roux tiqueté de noir. La croupe estnoire, à l’exception de deux taches elliptiquesblanches, placées à droite et à gauche del’origine de la queue. Les mains et la face ex-terne des membres sont noires. Les partiesinférieures du corps et le dedans des mem-bres sont d’un blanc pur qui , sur ceux-ci,tranche avec le noir de la région externe. Laqueue est variée de jaune et de noir, avecl’extrcmité noire. C’est Bufl'on qui a appli-qué en propre à cette espèce le nom de Moueou Mona, sous lequel (ainsi que sous ses di-minutifs Monina et Mounina) on désigne lesSinges dans plusieurs langues méridionales.

12. C. Roloway, C. Rolouiay Erxleb.—CeCercopithèque, qui est aussi de Guinée , etqu’Allamand a décrit sous le nom de Rolowayou de Palatine, a été confondu, par la plu-part des auteurs, avec l’une des espèces sui-vantes, le C. diana, quoique la coloration deson ventre et de son dos soit très nettementcaractéristique. Le dos est d’un brun trèsfoncé, presque noir ( il est marron chez laDiane); la tête , les flancs, les cuisses , lesjambes sont d’un gris obscur, les poilsétant terminés par une pointe blanchâtre.On remarque une ligne blanche sur le de-vant du front, et sous le menton une barbepointue pareillement blanche. La poitrine,le ventre (qui est noirâtre chez la Diane) etla face interne des cuisses, sont d’une cou-leur blanche tirant sur l’orangé (pendant lavie de l’animal).

13. C. diane, C. diana Erxleb.—Cettees-pèce, avec laquelle on avait confondu la pré-cédente et celle qui va suivre, est un Singedelà Guinée , du Congo, de Fernando Po,ayant les caractères suivants: Parties latéra-les de la face , poils du menton , formantune barbe pointue et assez longue; gorge, poi-

trine, partie antérieure et externe de l’é-paule et du bras, d’un blanc pur. Une ligneblanche étroite à la partie antérieure dufront. Milieu du dos marron. Ventre noirâtre.Flancs d’un gris foncé, tiqueté de blanc. Laqueue noire ainsi que les membres, sauf lededans de la cuisse qui est roux ou roussâtre,et une ligne longitudinale jaunâtre sur laface externe.

14. C. A diadÈme , C. lettcampyx Mart.,Simia leucampyx J.-B. Fisch., C. diadema-tus fs. Geoff.—M. Frédéric Cuvier , qui dis-tinguait le C. Iloloway du C. diana , avaitconfondu avec celui-ci une belle espèce dela côte occidentale d’Afrique , que la ména-gerie a possédée il y a quelques années. J.-B.Fischer, en 1829, et nous en 1830, avons re-connu , chacun de notre côté , cette erreur,et donné à l’espèce nouvelle les noms spé-cifiques de leucampyx et de diadematus,qui ont la même signification. Fidèle à nosprincipes de nomenclature, nous adoptonsici le nom de Fischer, qui est antérieur d’unan au nom proposé par nous-même. Lescaractères du C. leucampyx sont les sui-vants : Dessus du corps et joues d’un grisolivâtre tiqueté de noir; une tache enforme de croissant sur le front; cette tacheest blanche, ainsi que le dessous du menton( mais non toute la gorge et la poitrine).Queue noire tiquetée de blanc ; le reste noir.Pour prévenir toute nouvelle erreur, nous fe-rons remarquer que parmi les trois espècesconfondues, par divers auteurs, sous le nomde C. diana, la couleur blanche occupe infé-rieurement, chez le C. Roloway, la gorge, lapoitrine, le ventre; chez le C. diana, la gorgeet la poitrine, mais non le ventre ; chez le C.leucampyx, le menton seulement. Dans cettetroisième espèce, en outre, il n’existe pointde barbe, et la lunule frontale est beaucoupplus grande.

Section IL Espèces à museau un peu pluslong et a formes moins sveltes. Elles ont lenaturel plus pétulant et plus irascible queles précédentes.

F. Espèces à pelage gris-verdâtre ou vert.

Quelques auteurs ont compris ces espècessous le nom commun de Singes verts, nom or-dinairement appliqué en propre à l’espèce lapluscommune de ce groupe, leC. sabceus.

L’histoire de ces espèces avait été fort em-