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Tome troisième.
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brouillée, par suite d’une erreur cl d'uneomission, faites par M. Frédéric Cuvier dans l’établissement de l’une d’elles. L’avan-tage que nous avons eu de pouvoir dispo-ser de tous les matériaux autrefois em-ployés par ce naturaliste, nous a permis defaire quelques rectifications qui, sans ce se-cours, eussent été impossibles. Aussi tousles auteurs, jusqu’à ce jour, n’ont-ils pashésité à suivre M. Frédéric Cuvier , et nepouvaient-ils faire autrement que de repro-duire les mêmes inexactitudes.

13. C. Delalande, C. Lalandii Nob.—Lesauteurs, à l’exemple de M. Frédéric Cuvier ,ont généralement confondu cette espèce avecfa suivante. M. Desmoulins (article Guenondu Dictionnaire classique d’histoire naturelle,t. VII, p. 668, 1826) a seul jusqu’à présentadmis cette espèce ; mais il a commis une au-tre et grave erreur en prenant pour des adul-tes, et en décrivant comme tels, de très jeunessujets ; ce qui l’a conduit à proposer le nom,d’ailleurs fort irrégulier, de Guenon naineDelalande, C. pusillus Delalande. Nous con-servons à cette espèce le nom de Delalande,qui l’a rapportée, il y a vingt-deux ans, del’Afrique australe , où déjà Levaillant l’avaitobservée ; mais nous modifions le nom pro-posé , tout-à-fait inadmissible pour une es-pèce qui ne le cède en rien par sa taille à scscongénères. Ses caractères spécifiques sontles suivants : Une bande blanche au-devant*111 front. Pelage long , d’un gris légèrementolivâtre sur le dos et sur les flancs ; partiesmférieuresdu corps et externes des membres,blanchâtres. La face, le menton et les quatremains , noirs. Queue grise , avec l’extrémitéPoire. L’anas entouré de poils ras , d'un roux*"/• Ce Singe, qui habite l’Afrique australe ,s Pécialemenl la Cafreric, et qui nous est pré-sentement connu par l’examen d’une séried’individus de tout sexe et de tout âge, estdistinct de tous les Cercopithèques de cettese ction, en ce que son pelage, très long, n’est'entablement pas vert, même sur le dos et la'è<e, mais d’un gris à peine teinté de vert oud’olivàtre.

là. C. vkbvet, C. pygerythrus Fr. Cuv.,Pygeryihrœus Desinar.—Cette espèce esta dmise dans tous les ouvrages modernes ;Pàe's , parmi les auteurs, les uns, la décri-vant en partie d’après nature, en partie

apres M. Frédéric Cuvier , en mélangentt. m.

les traits avec ceux de la précédente ; lesautres transportent au C. pygerythrus la des-cription du C. Lalandii; erreurs qui ne pou-vaient être évitées. Le C. pygerythrus , quiest fort rare, n’était connu que par la des-cription , inexacte d’ailleurs, de M. Fré-déric Cuvier ; et le C. Lalandii, avec le-quel ce célèbre zoologiste avait lui-mêmeconfondu le C. pygerythrus, existe au con-traire aujourd’hui dans toutes les grandescollections. Les véritables caractères spécifi-ques, pris d’après l’individu-type, sont lessuivants : Une bande blanche au-devant dufront. Pelage d’unvert jaunâtre tiqueté de noirsur la tète, le dos, les épaules, les flancs, ledessus de la queue ; gris sur la face externedes membres. Parties inférieures du corpset de la queue, et dedans des membresblancs. La face, le menton, les quatre mainsdans leur totalité, le bout de la queue, noirs.Tour de l’anus d’un roux vif. Cette espèce,comme on le voit par cette caractéristique,se rapproche à plusieurs égards de la précé-dente ; mais elle s’en distingue par son pe-lage vert-jaunâtre et non gris. Quant aux es-pèces suivantes , le C. pygerythrus en dif-fère par la coloration du tour de l’anus,par celle des mains, et surtout par celle dumenton ( caractère exprimé dans la figure deM. Frédéric Cuvier , mais qu’il a entièrementomis dans sa description).

Quelle est la patrie de cette espèce? C’est ceque nous ignorons encore entièrement. Fr.Cuvier et, d’après lui, tous les auteursdisent le C. pygerythrus originaire du capde Bonne-Espérance. Cette origine est in-exacte , ou du moins rien n’en prouvel’exactitude. L’individu-type, encore seulconnu , avait été acheté à un marchand d’a-nimaux qui n’a pas fait connaître la pa-trie de ce Singe;et l’on ne peut que pré-sumer qu’il venait d’une région indétermi-née do l’Afrique ; région qui même se-rait bien plutôt l’ouest ou le nord de l’Afri-que que le sud, si bien exploré par MM. De-lalande, Smith, Verreaux et tant d’autres.Si M. Fr. Cuvier a indiqué le Cap commela patrie du C. pygerythrus , c’est toujourspar suite de la même confusion entre celui-ci et le C. Lalandii. Nous ferons remarquer,en terminant, qu’on ne peut d’ailleurs re-procher cette confusion au célèbre zoologisteque nous venons de nommer : elle était

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