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Tome troisième.
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queue, et par un flocon de poils jaunes termi-nant celle-ci. La face est noire , et surmon-tée d’une ligne surcilière blanche peu dis-tincte. La face est plus allongée quedans lesespèces précédentes. C’est le plus commundes Cercopithèques, et ses caractères distinc-tifs sont trop faciles à apercevoir, eld’ailleursgénéralement indiqués avec trop de net-teté, pour qu’il soit inutile d’insister sur eux.

18. C. Tantale, C. Tanialus Ogil.—Cetteespèce, qui ne nous est connue que par unecourte description récemment publiée parM. Ogilby ( Proceed.Soc. zool. of London ,ann. 1841, p. 33), est, comme les précédenttes, d’un vert olivâtre en dessus, et cendréesur la face externe des membres. La queueest brune , mais terminée , comme chez leCallitriche, par des poils jaunes. Les poilsdu périnée sont aussi jaunes ( flavi ), et lesparties inférieures du corps sont de cettecouleur. La face est noirâtre , avec le tourdes yeux livide. Il existe une bande surci-lière blanche. Cette espèce est encore trèsimparfaitement connue, et l’on ignore sapatrie.

19. C. ROUX-VERT , C. rufo-viridis Nob.—Nouvelle espèce que nous avons récemmentobservée vivante, et qui par son pelage, enpartie vert, en partie d’un roux verdâtre, eten partie roux, fait le passage des Singesverts, spécialement des C. griseo-viridis, C.cgnosurus et C. pygerythms, StmSinges rouxqui composent notre dernier petit groupe. 11existe sur le front un bandeau blanc, large,dont la couleur contraste avec celle de laface, entièrement noire. La tête est en dessusd’un vert olivâtre, et le corps d’un roux ver-dâtre. Les flancs, depuis les membres anlé-r ieurs jusqu’aux postérieurs, sont d’an rouxPar , à peine tiqueté de noir : cette couleurtousse passe supérieurement par nuances'nsensibles au roux verdâtre du dos. Lesopaules et les cuisses sont d’un gris ver-dâtre ; le reste de la face externe des mem-bres est gris ; mode de coloration fort ana-'ogue à celui de la plupart des Singes verts.bcs parties inférieures et le dedans des mem-res sont blancs. Les mains antérieures sontun noir tiqueté, les postérieures grisâtres.- a lueue, d’un gris foncé en dessus, est d’unBris-blanchâtre en dessous. Nous regrettons1 e ne pouvoir faire connaître la patrie de*-etle jolie espèce : nous nous la sommes pro-

curée, pour la ménagerie du Muséum, parla voie du commerce, et nous ne possé-dons aucun renseignement sur son origine.Seulement, ayant acquis notre individu avecune Mone, nous pouvons conjecturer que leC. roux-vert a pour patrie, comme cettedernière espèce, la côte occidentale d’A-frique .

(J. Espèces à pelage roux.

20. C. patas, C. ruber Geoff. St.-Hil., vul-gairement Singe rouge. —Il habite la côte occi-dentale d’Afrique, en particulier le Sénégal ,et est suffisamment caractérisé par son pe-lage roux en dessus, blanc en dessous, avecles épaules et la face externe des épaules etdes bras, gris ou grisâtres, et le nez noir. CeSinge est très fréquemment transporté enEurope ; mais il vit plus difficilement dans nosclimats que les espèces à pelage vert.

21. C. A oos rouge, C.pyrrhonolus. —Espècehabitant la Nubie , et y portant le nom deNisnas. Elle a été établie, il y a quelquesannées, sous ce nom, par MM. Hemprich etEhrenberg [Verhand. Gesellsch-.Namrforsch.Freunde., t. I, 1829 , et Symbolœ physicœ ,1830). Elle peut être ainsi caractérisée : Pe-lage roux en dessus et sur la partie infé-rieure des membres ; partie postérieure dudos et dessous de la queue d’un roux plusfoncé que le reste du pelage. Nez blanc. Cetteespèce, très distincte du C. ruber par ce der-nier caractère, l’est aussi par la couleur desépaules et de la face externe des bras , quisont rousses comme le corps, et non grisesou grisâtres. Les deux espèces ont d’ailleurs,à l’état adulte, la même taille (six décimètresdu bout du museau à l’anus).L’assertion con-traire n’a été émise que parce qu’on avaitcomparé le ( \pyniw/wtu^ parlai U’iihmi t adulteà des C. ruber encore jeunes. Quant à l’opi-nion, encore tout récemment émise, que le C.pyrrhonotus est identique avec le C. ruber,elle est réfutée à l’avance par ce qui précède.

En terminant cette première partie de no-tre article, nous indiquerons, sans prétendrele classer, un Singe qui a beaucoup occupédans ces derniers temps les zoologistes an-glais , et dont les affinités naturelles sontnéanmoins encore indéterminées. C’est leSemnopithecus albogularis de Sykes {Proc,zool. Soc. of Lond., 1830- 31 ) , reportédepuis, par M. Sykes lui-même et par