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Tome troisième.
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CEI!

CER

MM. Ogilby et Martin, dans le g. Cercopitke-cus. Ce Singe est, suivant les uns, un vérita-ble Semnopithèque, selon les autres un Cer-copithèque voisin des C. cynosurus et C. gri-seo-viridis selon d’autres encore, elle faitle passage des Semnopithèques aux Cerco-pithèques. C’est une espèce à tête arrondie,à abajoues peu développées, à formes grê-les , presque comme chez les Semnopithè-ques , mais à cinquième molaire inférieurequadri-tuberculée, et n’ayant point l’estomaccomplexe des Semnopilhèques. Sa couleurdominante est le gris tiqueté ; couleur quisurle dos passe au vert olivâtre : la gorge etla poitrine sont d’un blanc pur ; les mem-bres et la queue sont noirs. La déterminationde la patrie de cette espèce est un problèmenon moins intéressant à résoudre que celledes affinités naturelles du Semnopithecus ouCercopiihecus albogularis. Deux individusarrivés en Angleterre à des époques et pardes voies différentes, ont été indiqués commevenant de Madagascar , mais non toutefoisd’après des renseignements authentiques.Cette espèce remarquable viendrait-elle eneffet de Madagascar , et faudrait-il effacerde la science l’un des faits les plus intéres-sants de la géographie mammalogique (voy.page 298), le remplacement dans cette grandeîle de la famille des Singes par celle des Lé-muriens ?

M. Genre.

jfliopitllèqiie. Miopithecus.

Dés 1829, dans notre Mémoire sur tes ca-ractères des Singes américains, nous avionsfait connaître que le Singe décrit par Buf-fon sous le nom de Talapoin, diffère, par ladisposition de ses narines, des vrais Cerco-pithèques. Une étude plus complète nous amontré qu’il en diffère également par plu-sieurs autres caractères importants, et qu’ildoit être érigé en un genre distinct. Cegenre, que bientôt nous avons pu enrichird’une seconde espèce, peut être ainsi carac-térisé :

Formes assez grêles. Membres et queuelongs. Mains assez allongées, ayant les doigtsréunis à leur base par des membranes : pou-ces antérieurs bien développés, bien moinscependant que les postérieurs — Ongles engouttière. Crâne volumineux , s’élevant su-périeurement au-dessus des orbites. Museau

très court. Angle facial de soixante degrés en-viron. Yeux très grands. Conques auriculairestrès grandes. Nez très peu saillant. Cloison in-ter-nasale assez épaisse. Narines de forme al-longée, ouvertes, non pas seulement sous lenez, mais à la fois inférieurement et latérale-ment. Des callosités ischiatiques. Des aba-joues. Incisives médianes supérieures dé-veloppées. Canines supérieures longues (chezles adultes) et tranchantes postérieurement.Aux deux mâchoires, les deux premières mâ-chelièresquadrangulaires,à quatre tubercules^dont les deux externes à la mâchoire supé-rieure, et surtout les deux internes à l’infé-rieure , sont saillants et pointus. Dernièremolaire de chaque mâchoire , plus petite queles précédentes. L’inférieure se rétrécissant enarrière, n’ayant que trois tubercules, savoir':deux antérieurs, disposés comme ceux desautres mâchelières, et un talon plus étroitque le reste de la dent. La supérieure offrantune disposition analogue, et beaucoup moinsétendue d’avant en arrière que transversale-ment. Taille très inférieure à celle de tousles autres Singes de l’ancien continent (detrois à quatre décimètres ).

A ces traits distinctifs, nous ajouterons lescaractères ostéologiques suivants : l’ouver-ture antérieure des fosses nasales , fait déjàsignalé par Daubenton, remonte jusqu’audessus du niveau inférieur des fosses orbi-taires : ce caractère remarquable résulte àla fois de la plus grande étendue longitudi-nale de cette ouverture, de la brièveté de laface, et du diamètre considérable des orbites.Celles-ci, dont l’ouverture antérieure , trèsgrande, a presque autant de hauteur que delargeur, sont très profondes. Elles ne sontséparées intérieurement que par une cloisonosseuse très mince, transparente même dansune partie de son étendue, comme chez plu-sieurs Singes américains. Le diamètre an-téro-postérieur du grand trou occipital estmoindre que son diamètre transversal. Onsait que le contraire a ordinairement lieu.Enfin nous ajouterons que les mains posté-rieures, et spécialement les métatarses, sonttrès allongés, beaucoup plus que chez lesCercopithèques.

L’espèce qui forme le type de ce genre, leTalapoin, dont on verra avec intérêt le sque-lette dans VOslèographie de M. de Blainville,.non seulement a été jusqu’à présent placé