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Tome troisième.
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CERE1JS. bot. ph. — Nom latin du genreCierge.

CERF . Cervns. mam. — Genre de Rumi-nants caractérisé surtout par l’existence deprolongements frontaux de structure tout-à-fait osseuse , et nullement enveloppés d’unétui corné comme ceux des Bœufs, des Chè-vres, etc. Ces bois, quoique ordinairement ra-mifiés,ne lesontcependantpas danslesdeuxCerfs à dagues de l’Amérique méridionalequ’on rapporte à ce genre, et ne paraissent pasnon plus susceptibles de se renouveler (1)dans les animaux de ces mêmes régions. Onvoit que celte différence de structure est leseul caractère qui distingue réellement lesCerfs des Antilopes, qui ont comme eux desformes sveltes et légères, un cou allongé, depetits sabots se correspondant par une faceplane ; en arrière de ces sabots deux petitsergots impropres à la marche, et enfin desmembres postérieurs plus élevés que les an-térieurs.

Cette analogie d’organisation se retrouveencore dans la formule dentaire, pour lenombre et la disposition des molaires et desincisives, ces dernières étant également ab-sentes à la mâchoire supérieure. Quant auxcanines, elles existent chez certains Cerfs, etmanquent chez d’autres. Dans quelques es-pèces, elles se présentent chez le mâle, et sontabsentes chez la femelle. Quand elles exis-tent, c’est toujours à la mâchoire supérieure.Au reste, nous sommes fortement porté àcroire que l’existence des canines, dans lesmâchoires des animaux de ce genre, est beau-coup plus générale que ne le pensent les zoo-logistes. Nous avons en effet trouvé des ca-nines à la mâchoire supérieure d’un Cerfde Virginie, et à celles de deux Biches ve-nantde l’Amérique méridionale. Avant nous,M. Martin avait communiqué à la SociétézoologiquedeLondresjfboc., 1836, p.4)ladé-couverte faite par lui d’une canine rudimen-taire, trouvée dans les gencives d’une Bichede l’Amérique méridionale dont, malheureu-sement, il ne fait point connaître l’espèce.

Le pelage des Cerfs est uniquement com-posé de poils soyeux, dont la coloration va-rie avec les saisons. En hiver, les teintes dupelage sont beaucoup plus uniformes etmoins brillantes; et c’est aussi à cette époque

(i) H^milton Smith dans Griffith, Reçue animal , t. IV,

p 68.

de l’année qu’il est plus difficile de distinguerles espèces les unes des autres. Cependant ceschangements de couleur n’ont pas lieu surtoutes les parties de l’animal, et rien deplus fréquent que de voir les taches de latète, du pourtour des fesses et de la queue,conserver intactes, à quelque époque que cesoit, lès couleurs qui les caractérisent.

L’Axis, parmi les Cerfs de l’ancien conti-nent, et les Cerfs de l’Amérique méridionale,sont les seuls animaux qui jusqu’ici aientparu se soustraire à ces mutations régulières.Quant à ce qui concerne l’influence de l’âgesur la coloration des Cerfs, tout le mondesait que la presque totalité des jeunes Faonsa une livrée.

Les influences dépendantes du sexe nesont pas aussi actives, et la seule différenceabsolue qui sépare les mâles des femelles,à part celle relative à la taille, toujoursplus petite chez ces dernières , consistedans l’existence de bois dans le sexe mâle.Tout au contraire, il existe des rapports frap-pants entre le bois de Cerfs et les organesde la génération, absolument, pour nousservir d’une phrase empruntée à M. Geof-froy Saint - Hilaire père, comme chezl’homme, entre les organes de la générationet la barbe ( Mém. de la Soc. d’hisl. nai.,1799). Ainsi, dans les climats où l’amourn’apas de crise violente et limitée, les cornespersistent pendant plus d’une année (Desm.,Dicl. class., t. III, art. Cerf ); elfet qui estégalement produit par la castration.Commedernier exemple de cette influence des or-ganes procréateurs, nous citerons l’observa-tion que M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire apubliée d’un Cerf adulte, chez lequel, à lasuite d’une maladie des testicules , les boisarrêtés dans leur développement ne con-sistent qu’en de simples dagues, de formecylindrique et remarquables à l’intérieur parl’état très compacte et presque éburné dusystème osseux. (Misl. gin. des anorn. , t. I,p. 043.)

L’âge, au contraire, a, sur les étals diversde simplicité et de complication que pré-sentent ces prolongements, une influencebien constatée. On sait, en effet, parfaite-ment bien aujourd’hui que le bois quitombe chaque année, à des époques fixesde la vie de l’animal, par un acte qu’ona comparé à celui de la séparation du