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Tome troisième.
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dessous. Les lâches des fesses sont blancheségalement, et entourées d’une raie noiresemi-elliptique. En hiver, le pelage du Daimest d’un brun noirâtre uniforme : les tachesdu pourtour des fesses et la queue conser-vent toujours leur même couleur.

La tête est gris-fauve, un peu plus foncéesur la ligne du chanfrein, un peu plus pâleau pourtour des yeux. Au-dessous et en de-hors des narines se trouve la tache hlanchequ’on sait exister chez la plupart des Cerfs.'Le dessous de la mâchoire inférieure et ducou, la poitrine et l’abdomen sont de cou-leur blanche, sans aucune tache.

La taille du Daim est moindre que cellede notre Cerf ordinaire, et c’est une des es-pèces qui paraissent ne posséder de caninesni dans l’un ni dans l’autre sexe. Indé-pendamment des formes spéciales de son.bois, elle est très facile à distinguer parles taches blanches qui lui couvrent lecorps, par la coloration spéciale de la queueet du pourtour des fesses. L’Axis seul étantégalement tacheté de blanc , on pourrait le !confondre avec le Daim. Nous verrons plusbas les caractères différentiels de ces deuxespèces.

Le bois du Daim varie avec l’âge, commecelui de tous les autres Cerfs. Le premierbois est une dague légèrement arquée , etceux qui lui succèdent conservent toujourscette courbure à concavité antérieure. Laseconde année , le merrain prend deux an-douillers dirigés en avant, et souvent sasommité s’élargit déjà pour former un com-mencement. de palmature. Les années sui-vantes,cette palmature se denlèle à ses bordssupérieur et postérieur; quelquefois même•es crêtes qui bornent les échancrures seconvertissent en devrais andouillers récur-rents. La quatrième année, la palmature" sefend d’une manière variée en se subdivi-sa nt ; et, à partir de cette époque, elle com-mence à se rapetisser. On assure même, ditCuvier, que les bois finissent par redevenirde simples dagues comme ceux de la premièreannée ; et, en effet, la galerie d’anatomiecomparée du Muséum possède encore la têtede Daim dont a également parlé Cuvier, têtedont les dents sont presque usées jusqu’à•a racine, et qui cependant n’a que des boissimples.

Dans l’espèce dont nous parlons, les dif-

férences de couleur absolue, connues sousles noms A’albinisme et de mélanisme se sonttransmises par voie de génération avec assezde fixité pour qu’on y ait distingué une raceblanche et une race noire. Dans la race blan-che, les bois sont de couleur rosée ; dans larace noire, l’animal est en hiver d'un bruntête de Maure dans la partie supérieure ducorps, d’un brun plus pâle aux parties infé-rieures, avec une tache plus noire de chaquecôté des fesses : il devient seulement d’uneteinte plus claire en été. C’est sur ces diffé-rences que Fr. Cuvier; croyant en outre queles Daims noirs présentaient des formes plussveltes et plus élancées que ceux de la va-riété fauve, s’était principalement basé pourétablir une espèce distincte,à laquelle il avaitdonné le nom de Cervus mauricus ( Bull, dela Soc. pliil., 1816, p. 72 ) ; mais depuis, cenaturaliste avait abandonné sa premièreopi-nion. Enfin il en existe une variété dite va-riété panachée , produite par le croisementde la race brune et de la race blanche,brune sur le front, le dessus du cou , avecle museau, le dos brun , également mou-cheté de blanc ; les flancs, au contraire, sontblancs, mouchetés de brun, etc. La queue estd’un brun très foncé, avec quelques poilsblancs et un flocon de poils fauves à souextrémité.

La mue et le rut sont de quinze jours plustardifs dans le Daim que dans le Cerf d’Eu-rope : il préfère aux grandes forêts, séjour ha-bituel de cette dernière espèce, les bois cou-pés de champs et de collines. Le Daimest plus domestique que le Cerf de nos cli-mats, etdés lors, comme le fait observer Buf-fon , il n’est pas étonnant qu’il soit sujet àdes variétés plus fixes.Ceux qu’on élève dansles parcs se battent très fréquemment entreeux. Lorsqu’il est chassé , le Daim emploieles mêmes ruses que le Cerf, mais il lesrépète plus fréquemment que ce dernier.

Les régions tempérées du continent eu-ropéen paraissent seules posséder cette es-pèce, et l’on ignore totalement si elle a ététoujours indigène en France et en Espagne .L’époque de son introduction dans diversesparties de l’Allemagne semble beaucoupmieux déterminée; et, d’après de Mellin, citépar Cuvier, il paraît que c’est le grand élec-teur qui l’a donnée au Brandebourg, et le roiFrédéric-Guillaume D' à la Poméranie . Les