Band 
Tome troisième.
Seite
335
JPEG-Download
 

CER

des caraclères sans nulle importance scien-tifique , comme, par exemple, des feuiilcscondupliquées et non convolutées dans lesgemmes, un drupe très glabre et non prui-neux, etc., doit rester réuni à ce genre,dont nous le considérons, avec plusieurs bo-tanistes modernes, comme une simple sec-tion. Foyez prunier. (C. L.)

CÉÏUTE. Cerilhium (x-nplrnç, cérite). mou..—Si nous voulions remonter dans l’histoirede ce genre, nous le trouverions mentionnépour la première fois dans l’ouvrage de Ron-delet, qui connut l’espèce la plus vulgairede la Méditerranée. Depuis cette époquejusqu’au moment où Adanson ( Uisi. desCoquilles du Sénégal ) créa le genre, telqu’il a été conservé jusqu’aujourd’hui, untrès grand nombre d’auteurs, Bonanni,Lister et Rumphius surtout, en ont figuréun assez grand nombre d’espèces. Il est fâ-cheux que Linné n’ait pas adopté le genred’Adanson ; il était très nettement distin-gué des Murex ; mais Linné évitait, autantque possible, de multiplier ses genres, etpeut-être aussi, dans sa manière large deles envisager, ne trouvait-il pas que celuid’Adanson fût suffisamment caractérisé. Laméthode linnéenne ne présente pas seule-ment cet inconvénient. Trompé par unefausse appréciation de formes extérieures,Linné fit passer une espèce de Cérite parmiles Trochus , et quelques autres dans songenre Strombus. Cette distribution vicieusedes espèces fut long-temps imitée par lessuccesseurs de Linné , jusqu’au moment°ù Bruguière ( Encijcl. méth. ) réhabilitale genre d’Adanson , en le caractérisantd’une manière plus complète. A dater de cemoment, le genre Cérite fut adopté parl °us les conchyliologues. Cependant Mont-ant ayant fait avec l’espèce que Linné rap-porte aux Troques, un genre sous le nom deJ’elescopium, quelques auteurs, tels queCu-v >er,Férussac , etc., conservèrent ce mauvaisgenre Telescopiitm , et le mirent en rapportav ec le genre Trochus. Le genre Cérite esttellement naturel, qu’il a été impossible,malgré le grand nombre des espèces , d'yétablir des sous-divisions. Toutes les for-,n es soit de l’ouverture, soit de la co-’ludle en général, présentent dans l’en-seinble du genre des modifications telle-ment graduées, qu’il est impossible d’éta-

CER 335

blir des coupures assez nettes pour formerdes genres.

La coquille des Cérites étant canalicnléeà la base, tous les auteurs ont naturelle-ment compris ce genre dans la longue sériedes Coquilles canaliculées. Lamarck leurfait commencer cette série,Cuvier les rappor-clie des Murex, et la plupart des natura-listes sont encore aujourd’hui partagés entreces deux opinions. L’opinion de Lamarcknous parait être celle qui se rapproche leplus des rapports naturels; en cll'et, lesanimaux des Cérites ont la plus grandeanalogie avec ceux des Mélanies. L’ouvragedéjà cité de S1M. Quoy et Gaimarden donnela preuve la plus évidente, et nous pou-vons ajouter que' la manière de vivre dif-fère peu dans les deux genres, quoiqu'ilshabitent, l’un les eaux douces, et l’autrela mer: aussi M.Quoy n’a-t-il pas manqué demettre les deux genres qui nous occupentdans les rapports les plus intimes. Ce qui acontribué à abuser un grand nombre de na-turalistes, et Lamarck le premier, sur laplace que ce genre doit occuperdansla sériegénérale, c’est qu’on supposait l’animal vo-race et vivant à la manière des Murex, desStrombes et de tous les autres Mollusquesà Coquilles canaliculées ; mais l’observationm’a démontré que les Cérites vivent deplantes. Ces animaux se tiennent en géné-ral à peu de profondeur; ils rampent sur lesrochers garnis de cryptogames marins, etse nourrissent souvent de leurs détritus endécomposition. L’animal rampe sur unpied court et ovalaire, à l’extrémité posté-rieure duquel est fixé un opercule corné,multispiré, assez voisin de cejui de certainsTroques. La tête estproboscidiforme, fendueà son extrémité par une ouverture longitu-dinale qui est celle de la bouche. Cettetrompe est ridée transversalement, co-nique, convexe en dessus, et porte à l’ar-rière 2 tentacules coniques, à la base des-quels, et du côté externe, se trouvent desyeux à peine saillants. Le manteau revêtl’intérieur de la coquille, se creuse en canalà l’extrémité antérieure pour revêtir celuide la coquille, et se montre à peine au-de-hors sur le bord extérieur du test.

Les Coquilles appartenant au genre Céritesont toutes turriculées , allongées , à som-met pointu, ce qui est cause que presque