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Tome troisième.
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bout de la queue ; le sacro-lombaire par-court le même trajet, seulement ses tendonspostérieurs s’attachent aux apophyses trans-verses de la queue.

Dans les Cétacés , le principal organe dumouvement de translation étant la queue ,on devait y retrouver les rudiments desmuscles , qui, plus tard , chez les Quadru-pèdes, donneront aux pieds de derrière leurpuissance de mouvement : c’est aussi cequi arrive. La queue des Cétacés a tous lesmuscles de celle des autres Mammifères; et deplus : l’antagoniste du sacro-lombaireen des-sous des apophyses transverses ; un lombo-sous-caudien naissant au-dessus des cinq ousix vertèbres dorsales, sous le long dorsal, ets’étendant jusqu’à l’extrémité de la queue;un lombo-sous-caudien d’une très grandeépaisseur , venant de la région pectorale ets’attachant sur les côtés aux apophyses trans-verses , et en dessous , aux os en V des deuxtiers postérieurs de la queue ; un muscle ve-nant des os rudimentaires du bassin, et s’in-sérant aux os en V de la moitié antérieurede la queue; enfin le grand droit et l’obliqueascendant, qui, de l’abdomen , vont s’atta-cher en arrière à la base de la queue, surses côtés.

Tous les autres muscles diffèrent peude ceux des Mammifères quadrupèdes, àcela près que ceux des membres antérieurssont pour la plupart rudimentaires commeles membres eux-mêmes , et que quelquesuns ont des points d’attache différents. Parexemple, dans le Dauphin , et peut-être danstous, le grand dentelé ne s’étend pas jus-qu’aux vertèbres cervicales et s’arrête auxcôtes ; Je petit pectoral se dirige vers l’extré-mité antérieure du sternum, etc.

Tels sont les principaux organes du mou-vement. Si nous passons à ceux de la nutri-tion , parmi lesquels il faut comprendre lesdents dont nous avons déjà parlé, nous re-trouverons encore une analogie frappanteavec les mêmes organes dans les Quadru-pèdes : seulement nous nous bornerons àfaire remarquer ici l’insuffisance de l’anato-mie pour établir la classification naturelle.Parmi les Quadrupèdes, tous les Carnas-siers, les Rongeurs et les Pachydermes , ontl'estomac simple; les Ruminants seuls , vi-vant d’herbe, en ont quatre. Chez les Cé-tacés , nous avons également des herbivo-

res qui ont plusieurs estomacs; mais lesCarnassiers qui devraient n’en avoir qu’un ,n’en ont pas moins de trois, et même sou-vent de cinq à sept, au grand étonnementde Frédéric Cuvier , qui s’exprime ainsi :« Cette grande complication de l’estomac ,dit-il, chez des animaux qui se nourrissentdes substances les plus animalisées peut-être, est une anomalie dont il serait bienimportant de rechercher la cause : car, enpartant des faits constatés, on n’est conduitpar aucune analogie à la reconnaître. »

Nous ne pousserons pas plus loin la des-cription des organes de la nutrition , parcequ’ils ne sont pas assez bien connus pourcela. Quant à ceux de la circulation , nousdirons que le système artériel est le seulqui présente une modification importante ,par les circonvolutions infinies des artères,et le vaste plexus des vaisseaux remplis desang oxygéné qui se trouve surtout sous laplèvre, entre les côtes de chaque côté dola colonne vertébrale. Ces vaisseaux étaientindispensables à des animaux plongeursdestinés à rester parfois assez long-tempssous l’eau sans revenir à la surface oxygé-ner leur sang par la respiration. Le cœur ,chez les Dauphins et les Baleines, ne pré-sente aucune modification remarquable ;mais dans le Dugong et le Slellère, lesdeux ventricules sont profondément sépa-rés , ce qui le rend fourchu.

Les organes de la respiration différentpeu de ceux des Quadrupèdes quant audiaphragme , aux poumons, aux broncheset à la trachée-artère ; mais les différencessont grandes quant aux narines , c’est-à-dire au canal par lequel passe l’air extérieurpour pénétrer dans les poumons. Nousavons vu que les Cétacés n’ont pas la fa-culté de mouvoir la tête, à cause de la briè-veté, de la grosseur de leur cou , et surtoutà cause de la soudure de tout ou partie desvertèbres cervicales ; ils sont obligés de na-ger constamment couchés dans une positionhorizontale, et de respirer l'air en nature.Cela étant, si leurs narines étaient percéesau bout du museau, comme dans les autresMammifères, ne pouvant pas lever la têtepour mettre ce museau hors de l’eau, ilsseraient obligés de prendre une positionverticale à chaque inspiration d’air , et defaire sans cesse un mouvement de demi-