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4 dans les Marsouins et les Dauphins , de
5 dans les Dugongs. Les côtes sont remar-quables par leur grande courbure : il y en a11 à 12 dans les Dauphins , 12 à 15 dans lesBaleines, 14 dans les Cachalots , 16 dans lesLamantins, 18 dans les Dugongs. Le bassinn’existe pas chez les Lamantins; il commenceà se montrer chez les Dauphins, où il con-siste en deux petits os rudimentaires, longs,minces, perdus dans les chairs, l’un à droiteet l’autre à gauche de l’anus. Chez les Ba-leines, à l’extrémité de ces os, qu’on peutcomparer à des rudiments d’iléons, se trouvearticulé un second os plus petit, arqué, avecla convexité externe, qu’on peut regardercomme un commencement d’ischion ou depubis. Enfin, dans les Dugongs, le rudimentdu bassin est composé de deux paires d’osréunies deux à deux et bout à bout par uncartilage, et attaché aux vertèbres par unautre cartilage.
Les membres antérieurs sont beaucoupmoins anormaux. Ils sont ailachés au troncpar une omoplate plus ou moins large, quin’est jamais soutenue par une clavicule ; ilsse composent, comme ceux des autres Mam-mifères , de l’humérus , du radius , du cu-bitus , du carpe, du métacarpe et des pha-langes. Le radius et le cubitus ont déjà leurforme cylindrique dans le Lamantin et leDugong ; mais, dans les Cétacés souffleurs,ils sont comprimés, aplatis, quoique un peumoins que les os du corps, du métacarpe,et les phalanges. Celles-ci sont quelquefoistrès nombreuses, et en rangs droits etserrés.
La tête est remarquable, dans les Baleineset dans les Cachalots , par un énorme déve-loppement qui fait quelquefois le tiers ou leQuart de la longueur totale de l’animal.Dette monstrueuse grosseur ne résulte pasri’une grande amplitude de la boîte cé-rébrale , mais bien d’un excès de dévelop-pement des os de la face des mâchoires, etsurtout du maxillaire supérieur. Le crâne,proportionnellement plus petit dans lesDélacés que dans la plupart des Mammi-fères quadrupèdes , est fort étroit d’avanten arrière, et très élargi transversalement.Dans les Cachalots , les parties postérieurest * es rnaxillaires et l’occipital sont énormé-*uent développés pour former la grande ca-'ùé où se trouve accumulée l’Adipocirc ou
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Céline, si ridiculement nommée Sperma -cetipar les anciens.
Le système dentaire n’est pas moins sin-gulier chez ces animaux que le reste deleur organisation. Si, outre un grandnombre de prétendues anomalies dentairesqui se rencontrent dans tous les ordres desMammifères, les Marsupiaux n’avaient pasdéjà compromis l’importance qu’on a vouludonner aux dents pour la classification na-turelle, il suffirait de l’étude des Cétacéspour détruire tout-à-fait cette importance.Les dents manquent dans les Narvals , auxcanines près ; car leurs défenses, quoiqueextérieures et tout-à-fait analogues à cellesde l’Éléphant, n’en sont pas moins des ca-nines implantées dans le maxillaire. LesBaleines en manquent également, maiselles sont remplacées par de larges lamesd’une substance cornée, nommée dans lecommerce Fanon ou Baleine. Les dents desStellères ont une grande analogie avec lesplaques de l’Ornilhorhynque ; les molairesdes Dugongs ressemblent beaucoup à cellesde l’Oryctérope , et celles des Lamantins àcelles des Quadrumanes.
Enfin les dents coniques des Dauphins etdes Cachalots ont les racines faites à peuprès comme celles des incisives de lait dansl’homme ; mais le nombre en est très varia-ble , même chez les individus de la mêmeespèce.
Si nous passons au système musculairedes Cétacés, nous trouvons ce qu’on ap-pelle des anomalies, me paraissant toutes enfaveur de la méthode de classification qui,procédant du simple au composé , placeraitles Cétacés, non avant les Vautours , maisavant les Carnassiers amphibies, et au com-mencement delà classe des Mammifères.
Les muscles du cou, quoique à peu prèsinutiles, existent à l’état rudimentaire eten même nombre que chez les autres Mam-mifères. Ceux qui s’attachent à l’atlas et àl’axis sont particulièrement d’une maigreuret d’une brièveté dénonçant visiblement leurinutilité. Les muscles du dos ne présen-tent guère de différence avec ceux des Mam-mifères , si ce n’est qu’ils sont plus dé-veloppés et qu’ils se prolongent jusque surles vertèbres coccygiennes. Par exemple, lelong dorsal s’attache au crâne antérieure-ment, et vient fixer scs tendons jusqu’au