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pes secondaires se trouve être exactement lamême, soit qu’on la fonde sur l’appréciationdes caractères zoologiques, soit qu’on la dé-duise de leur distribution géographique ,telle du moins qu’elle était avant d’avoir étéaltérée par l’industrie humaine. En effet, lessix espèces qui composent ce genre appar-tiennent en propre à l’ancien continent, ettous les Chevaux américains, domestiques ousauvages, proviennent d’individus importésd’Europe . De grandes étendues de terrainsséparent d’ailleurs les localités d’où parais-sent être originaires les espèces asiatiques etles espèces africaines. Il semblerait doncqu’il a existé pour le genre Cheval deux cen-tres de création , un pour chacune de cesdeux parties du monde.
A côté des caractères zoologiques et ana-tomiques que nous venons d’indiquer commeétant communs à toutes les espèces du genreCheval , nous devons en signaler un autre,qui, quoique emprunté à un ordre de faitsbien différent, ne nous parait pas moins im-portant. Nous voulons parler de l’instinctqui porte ces animaux à se réunir en troupesplus ou moins nombreuses, et à accepterpour chef celui d’entre eux que sa force, soncourage, et sans doute aussi son expérience,rendent digne de ce poste élevé. Cet instinctse montre avec la même force dans les espè-ces asiatiques et africaines. Effacé en appa-rence chez nos Chevaux domestiques, sansdoute parce que l’occasion de se manifesterlui manque, il reparaît avec toute son éner-gie lorsque ces animaux, échappés à l’empirede l’homme, retrouvent leur liberté native.Mais alors se montre un fait qui nous sem-ble bien remarquable, et sur lequel nousreviendrons plus loin. Cet instinct, bien querestant le même au fond, se manifeste d’unemanière différente dans des localités éloi-gnées. Tandis que les Tarpans de la Tartarievivent pour ainsi dire par familles composéesseulement de quelques membres, les sauva-ges descendants de la race espagnole, répan-dus dans les pampasde l’Amérique méridio-nale, forment des peuplades extrêmementnombreuses, où les individus se comptentpar milliers.
Une autre particularité bien digne de re-marque, c’est que toutes les espèces deChevaux paraissent pouvoir se féconder mu-tuellement, et donnent naissance à des iné-
j Us ou Mulets . Nous nous bornerons pourle moment à citer quelques faits, et nousrenverrons à un article spécial pour traiterd’une manière générale cette question,une des plus intéressantes dont puisse s’oc-cuper la zoologie. F'oyez mulet.
Examinons maintenant avec quelquesdétails chacune des six espèces que nousavons nommées plus haut, en commençantpar celle qui a fourni à bon droit le nom gé-nérique de ce groupe.
I. LeCuEVAL, Equus caballus I.inn_Parmi
les animaux qui peuplent la surface duglobe, il en est quelques uns dont la vie estentièrement liée à celle de l’espèce humaine,et qui semblent avoir été créés animaux do-mestiques. On dirait que l’auteur de touteschoses, en plaçant l’homme sur la terre, avoulu l’entourer de serviteurs destinés à as-surer son existence et à lui faciliter la con-quête de l’univers. A peine pouvons-noussoupçonner de quelle souche sont sortis nosBoeufs, et ce n’est plus qu’à l’état fos-sile que nous rencontrons les restes deleurs ancêtres. Nulle part on n’a trouvéde traces authentiques de Chien sauvage. Ilen est de même du Cheval. L’espèce toutentière est soumise ; elle est devenue notrepropriété. Si quelques individus échappés àcet empire ont, il est vrai, propagé dans lesplaines de l’Asie et de l’Amérique des racesplus indépendantes, celles-ci n’ont pointencore oublié leur vieille tradition, etlorsque le noeud coulant du Cosaque , lelazzo du Mexicain viennent arrêter la coursevagabonde d’un de ces enfants des steppesou des pampas, celui-ci ne tarde pas à re-connaître son maître, à reprendre le jougque ses pères avaient momentanément se-coué.
De celle domestication complète du Chevalest née l’extrême difficulté de détermi-ner sa patrie. Longtemps on a fait honneurà l’Arabie de la production de ce précieuxquadrupède. Huzard est le premier peut-êtrequi se soit élevé contre une opinion consa-crée par un assentiment universel, et lesraisons par lesquelles il l’a combattuenous paraissent décisives. Les livres deMoïse ne parlent que des Chevaux d’Égypte,et nullement de ceux d’Arabie . C’est ausside l’Égypte que, d’après le livre des Rois, Sa-lomon faisait venir les siens. Ézéchiel non*