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Tome troisième.
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par scs formes et scs proportions, tandis queson pelage rappelle davantage la robe carac-téristique du premier.

La taille du Dauw est à peu près de 3 pieds4 pouces au garrot ; sa longueur de 4 piedss pouces. Le fond du pelage est isabclle surles parties supérieures, blanc aux parties in-férieures. Tout le dessus du corps est rayéde rubans noirs ou bruns , transverses enavant et obliques en arriére, se ramifiant ets'anastomosant, surtout dans le milieu ducorps. Le bout du museau est noir : de cepoint partent quatorze rubans noirs. Sept sedirigeant en dehors se réunissent sur lechanfrein à un nombre égal de. lignes demême couleur, qui partent à angle pres-que droit du sommet de la tête, et vien-nent former, avec les premières, des espe-ces de losanges. Les autres se dirigent obli-quement sur les joues, et se réunissent aussia angle droit avec d'autres bandes venant dedessous les mâchoires. Les rubans noirs ducou se prolongent sur la crinière, qui estainsi alternativement noire et blanche. Ledernier ruban du cou se divise sur le brasen un chevron dans lequel s'en inscriventtrois ou quatre autres. La queue est touteblanche. Tout ce pelage est ras, excepté à laqueue et à la crinière. Celle-ci est raide, etne retombe pas comme dans le Cheval surles côtés du cou. Koyez l’Atlas de ce Dic-tionnaire, Mammifères, pl. 10, fig. 2.

Le mâle diffère de la femelle en ce qu’ilest plus petit et que ses rubans sont moinsteintés de brun. L’un et l’autre ne portentde châtaignes qu’aux membres antérieurs.

On voit en ce moment, à la ménagerie duMuséum, un mâle et une femelle de Dauwcri pleine santé, et qui l’habitent depuisplusieurs années. Ils s’y sont même propa-gés ; et l’année dernière (1842), au mois deseptembre, la femelle a mis bas un poulain,qui est déjà fort beau. Ces animaux parais-sent recevoir avec plaisir les soins de leurgardien, qu’ils reconnaissent fort bien. Ce-pendant ils sont loin d’avoir perdu le sou-venir et l'amour de leur ancienne indépen-dance, et dans un accès de colère, l’und’eux a cassé la cuisse à l’homme qui le soi-gnait. Mais des accidents de ce genre arri-vent journellement aux gens qui soignentles Chevaux provenant des races les plusdouces ; et nous n’en restons pas moins

bien convaincus que le Dauw, comme tousses congénères, pourrait être soumis à no-tre empire. Peut-être même , à cause de laforce de ses membres, qui semblent annon-cer à la fois beaucoup de vigueur et de lé-gèreté, pourrait-on en retirer des avantagesau moins pareils à ceux qu’on a trouvés enOrient dans la domestication de l’Onagre.

Le Dauw sauvage habite le Cap , et sansdoute une étendue considérable de l’Afrique montagneuse.

VI. Le ZÈbbe, Ti. zébra Linn.—Quoi qu’enait pu dire Buffon,lc Zèbre n’est nulle-ment supérieur au Cheval par la beauté desformes ; et, sous ce rapport, il ressemble sin-gulièrement à notre Ane domestique. Maissa taille est bien plus élevée, et la richessede sa robe, que tout le monde connaît, suf-firait seule pour le séparer nettement detoutes les autres espèces du meme genre.Le fond de ce pelage est blanc, glacé de jau-nâtre, et celle teinte règne seule sous le ven-tre et à la partie supérieure et interne descuisses. Partout ailleurs, elle est rayée debandes dont la direction est perpendiculaireà l’axe de la partie qu'on observe, exceptésur le chanfrein où cette direction est longi-tudinale. La couleur de ces bandes est roussesur le museau, partout ailleurs leur teinteest noire ou d'un brun presque noir. Leurnombre paraît être constant dans certainesparties du corps : on en compte 8 sur le cou,2 sur l’épaule, 12 sur le tronc. Chaque cuisseen présente 4 plus larges que les autresqui en dessinent très bien la convexité. Lereste des membres , les oreilles, etc., sont ir-régulièrement rayés de noir et deblanc, et letour du museau est tout entier d’un brunnoirâtre.

Le mâle et la femelle se ressemblent. Lesjeunes Poulains naissent avec les couleurs,de l’espèce, seulement le brun est plus pâle.

La ressemblance qui existe entre le Zèbreet l’Ane avait depuis long-temps fait penserque ces espèces pourraient se croiser et don-ner naissance à des métis. Cette expériencea été tentée pour la première fois en An-gleterre par lord Clive, qui, suivant Buf-fon, n’y put réussir qu’en faisant peindre unAne de manière à simuler un Zèbre. Nuldoute que la femelle mise en expériencen’cùt reconnu une supercherie aussi gros--sicre, si la nature ne l’eût disposée à rcrc-!