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Tome troisième.
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mois, a grandi Irès rapidement. Sous tousles rapports, il semble tenir le milieu entrecelui que nous venons de décrire et lesliémiones adultes. Ses formes sont déjàpresque identiques, et ses couleurs encoremoins vives , le sont pourtant plus quechez le poulain mort, excepté sur les côtes,où la nuance rougeâtre a disparu. Le poilqui couvre le corps tout entier est long et lé-gèrement floconneux, ce qu’on ne sauraitat-n ibuer à la saison puisqu’il n’a pas changé< liez les adultes. La crinière, d’une teinte noi-ràlredéjà assez prononcée, se prolonge au-delà du garrot par des poils longs, mais clair-semés. Les poils qui occupent la place de labande dorsale sont d’un brun roux. Sur lacroupe , ils ne sont pas plus longs que ceuxdu reste du corps ; mais vers les hanches ilss’allongent du double , et cette crinière pos-térieure se prolonge également sur la queue,de manière à joindre presque l’origine dubouquet terminal qui remonte aussi plushaut.

L’flémione se trouve en grand nombredans le pays de Cutch, au nord de Guzarate.On ne peut les prendre qu’avec des pièges,leur course étant plus rapide que celle desmeilleurs Chevaux arabes. 11 parait qu’onpourrait les apprivoiser avec assez de faci-lité. M. Dussurnier assure qu’à Bombay, ons’en est servi comme Chevaux de selle et detrait. Les liémiones de la ménagerie sont en-core loin de cet état de soumission ; ce-pendant ils connaissent leur gardien , et lejeune poulain vient le flatter quand il luiapporte sa nourriture. L’extrême vivacitéqui semble former, le fond du caractère deces Solipèdes, serait peut-être la plus grandedifficulté qu’on aurait à vaincre pour lesamener à un état de domestication ; mais,cl en cela nous partageons entièrement l’opi-nion de M. Isidore Geoffroy, l’acquisitiond'une nouvelle espèce domestique nous pa-rait avoir assez d’importance pour qu’on nedoive pas reculer devant quelques obstacles.

IV. Le Couagga, E. quacclm Gmel.— Lestrois espèces que nous venons d’examinerappartiennent à l’Asie : il nous reste à parlerde celles de l’Afrique . Nous placerons à leurtête le Couagga, comme celle qui présente leplus de rapports avec ses congénères asiati-ques. En effet, ce Solipéde rappelle assezbien les formes du Cheval par la légèreté de

sa taille, la petitesse de sa tête, la brièvetéde ses oreilles; mais il a la queue, la bandedorsale et les barres transversales de l’Ane.D’un autre côté , les zébrures qui ornent lapartie antérieure de son corps sont, pourainsi dire , le cachet que lui a imprimé lecentre de création d’où il émane.

La taille du Couagga est celle d’un Chevalde moyenne grandeur : sa hauteur au garrotest d’environ 4 pieds. Le fond du pelage surla tête et sur le cou est brun foncé noirâtre,le dos , les flancs , le haut des cuisses, sontd’un brun clair qui pâlit et se change engris roussâtre sur le milieu des cuisses. Lesparties internes et inférieures sont d’un as-sez beau blanc. Sur le fond brun de la têteet du cou sont des raies d’un gris blanc ti-rant sur le roussâtre. Le nombre et la disposi-tion de ces raies paraissent varier selon l’â c eet les individus. Une ligne noirâtre règne lelong de l’épine, et descend jusque sur laqueue comme chez l’Hémione. La crinièrede cet animal est courte et droite ; sa couleurgénérale est coupée par des taches blanchescorrespondantes aux raies du cou.

Le Couagga paraît être propre aux partiesles plus méridionales de l’Afrique . Il habiteen grand nombre les karoos ou plateaux dolaCafrerie, où il se nourrit de plantes gras-ses et d’une espèce particulière de Mimosa.Comme les autres Chevaux, il vit en famillesqui se mêlent souvent aux troupeaux de Zè-bres . Les voyageurs lui ont donné le nom deCheval du. Cap, et il paraît mériter ce nomsous tous les rapports. Il s’apprivoise facile-ment, et les colons hollandais ont, dit-on,l’habitude d’en élever avec le bétail ordi-naire, qu’il défend avec courage contre lesanimaux féroces, et surtout contre lesHyènes.

La ménagerie du Muséum a possédé pen-dant quelque temps un Couagga mâle , quimourut à l’âge de dix-huit ou vingt ans. Al’aspect des Chevaux et des Anes , il répétaità diverses reprises son cri couaay. On essayavainement de le croiser avec une Anesse ;mais on sent combien peu on doit regardercomme décisif l’insuccès qui suivit cette len-tative isolée.

V. Le Dauw, /•'. mautanus Burchell.— Cetteespèce, qui a été la dernière connue, sembletenir le milieu entre le Zèbre et le Couagga.Elle se rapproche davantage de ce dernier