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(luldcnstædt, vit aussi dans ces montagnes.Voilà tout ce qu’on sait de positif sur la dis-tribution géographique de l’espèce. Pallas,à la vérité, l’étend beaucoup davantage; maisc'est sur de pures conjectures , dont quel-ques unes sont aujourd’hui reconnues par-faitement fausses , tandis que d’autres sontassez probables , tout en ayant besoin d’êtrejustifiées pardes observations directes. Ainsi,l’Ægagre se trouvant dans les montagnes duKhoraçan, il est probable qu’il se rencontreaussi dans celles qui s’y rattachent du cotédu Caboul ; mais,est-il vrai qu’il s’avancevers l’est aussi loin que ces montagnes,qu’ilpasse dans l’Uindou-kauch, et de là dansl’tlitnalaya, où il serait connu sous le nom- de Boit aeri; c’est ce qui n’est rien moinsque prouvé. Pallas place aussi notre Ægagredans le Taurus, où l’on peut, en effet, s’atten-dre à le trouver; il le place de même dansPile de Candie, et d’après ce que nous avonsdit page 515 , note 1, la chose semble plusdouteuse. Enfin, il lui assigne égalementpour patrie les Alpes helvétiques et les Py-rénées , ce qui est tout-à-fait faux.
On croit généralement, avec Pallas, quenos Chèvres communes tirent leur origineprincipale de l’Ægagre ; c’est une questionqui n’a jamais été bien discutée et qui nousforcera à revenir sur l’histoire de cette es-pèce, quand nous traiterons des races do-mestiques,
5. f.C Bedüen OU ëeden ( Capra SinaïlicuHempr. et Ehrenb. , Bouc sauvage de laHautè-Égypte, F. Cuvier (I)). — Denis mo-laires au nombre de cinq de chaque côtéaux deux mâchoires. Des huit incisives,les deux externes paraissent n’êlre pointremplacées à la seconde dentition, de sorteque si l’on n’avait observé que des adul-
(x) Le nom de C, Nubiana, proposé en r8*ô pur M. Cu-vier comme synonyme lutin de cette espèce, ne pouvait êtreadopté, puisqu’il parait, d’après le témoignage de deux na-turalistes qui ont visité les pays voisins de la mer Rouge ,que le Bouquetin de la Ilaute-Egypte ne dépasse point du côtédu sud les frontières de la Thébaïde. Ehrenberg affirme qu’onne l’a jamais vu en Nubie , et Rüppel déclare également qu’onne le rencontre point au sud du j?4 c parallèle nord, c’est-à-dire de la ligne qui sépare la Nubie de l'Egypte ; Rüppelajoute que des divers noms latins par lesquels l’espèce a étésuccessivement désignée, relui qu’il faudrait adopter si l’unn'avait égard qu’à la question de priorité, serait le nom deC. Arabica, que porte, dans le cat.il.igue du musée de Vienne,un spécimen qui v avait été envoyé du Siuaï, en 1807, parleP. Agnrlli
tes, on pourrait citer cette espèce commeoffrant une exception à la règle générale,ainsi qu’on l’avait cru , et avec tout aussipeu de raison , pour le iVanguer.— Cornes;chez les mâles, elles sont moins épaissesque celles du C. lbex , mais aussi longueset marquées de même, à leur partie anté-rieure, de gros bourrelets saillants séparéspardes intervalles assez réguliers ; elles res-semblent encore à celles-ci en ce qu’ellessont ensiformes vers la pointe, triangulairesà leur partie moyenne, et quadrangulaires àla base. Mais tandis que, dans le Bouquetindes Alpes , la corne, à son origine , repré-sente une parallélipipcde rectangle, dansle Bedden , le même tronçon offre deux an-gles aigus, l’antéro-interne et le postéro-ex-terne ; les deux bords obtus deviennent, enmontant, de plus en plus mousses, et fi-nissent par disparaître, tandis que les bordsaigus se prolongent jusqu’à l’extrémité, de-venant, l’un le bord convexe, l’autre le bordconcave de la partie ensiforme (1). La faepantérieure, qui, d’après ce qui vient d’êtredit, regarde un peu en dehors, au lieud’être plane, comme chez l’Ibex, est sensible-ment arrondie, et dépasse en dehors la facelatérale, de sorte que la limite de ces deuxfaces, au lieu d’être marquée, comme dansl’Ibex, par une vive arêle, l’est par unepetite rigole peu profonde, mais assez ap-parente cependantdans la partie inférieure.Les faces latérales présentent des stries trans-verses qui manquent le plus souvent chezles vieux individus dans la partie inférieure.Des rides semblables se voient aussi à la faceantérieure dans l’intervalle des gros bour-relets. La couleur de ces cornes est indi-quée par M. F. Cuvier comme noire, et parM. Ehrenbçrg comme d’un gris jaune; ons’en ferait une plus juste idée en se re-présentant uri corps noirâtre inégalementjauni par une longue exposition à la pous-sière et à la fumée. Les cornes du mâle
fi) Lu description des cornes, donnée par Ehrenberg dansles SynibolQ! pkysicœ, est complètement inintelligible par suiiede nombreuses fautes d’impression qui déparent ce somp-tueux ouvrage. M Wagner, qui n’a pas vu à quoi tenait laconfusion (anterior pour interior, et aulres changements delettres semblables), a rendu mot pour mot le passage dans lessuppléments qu'il a publiés à l’ouvrage de Schrebcr, supplé-ments très estimables d’ailleurs, et dans lesquels j’ai trouvéplusieurs indications qui m’ont été fort utiles pour le piési utarticle.