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Tome troisième.
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atteignent quelquefois prés d’un mètre delongueur (I); celles de la femelle, au con-traire, paraissent rarement dépasser 18 à20 centimètres. Subtriangulaires à leur par-tie inférieure, elles offrent une face internelarge assez fortement convexe, et deux facesexternes unies par un bord mousse; dansleurs trois quarts inférieurs , elles se por-tent, en se courbant légèrement, en haut eten arrière, et sont, dans toute cette portion,marquées en travers de rides pressées peusaillantes qui forment des anneauxcomplets;le quart supérieur, qui est lisse, offre unecourbure en sens contraire , c’est-à-dire que,par sa concavité, il regarde en haut et enavant, pendant que la concavité de la por-tion inférieure regarde en arriére et en bas.— La barbe qui existe chez le mâle danstoutes les saisons est, en hiver, longue de 16 à18 cent. Il paraît, d’après ce queditM. Ehren-berg, que dans l’été elle est beaucoup pluscourte; elle manque complètement chez lafemelle. - Les oreilles, chez le mâle; n’ont pasla moitié de la longueur de la tête ; chez lafemelle, elles ont plus des deux tiers decette longueur; en revanche, chez celle-ci laqueue est proportionnellement plus courte.La femelle du Bedden , d’un quart plus pe-tite que le mâle, a, dans l’ensemble de sesformes, beaucoup de rapport avec la Chèvrecommune. Le mâle a le corps plus court, etles jambes proportionnellement plus lon-gues que le Bouc domestique ( 2 ).

La répartition des couleurs est sensible-ment la même chez les deux sexes : la tête,le cou, la poitrine et la portion voisine del’abdomen , les faces externe et antérieure

(1) Burckhardt dit avoir vu à Kerek, sur la côte orientalede la mer Morte , une paire de cornes de Bedden dont cha-cune était longue de 3 pieds 1/2 (t met. 137 mil ). { Travelsin Syriaandthe lloly Land. Lond. 1822, in- 4 , page loa.)

(2) Les formes générales du Bedden paraissent bien ren-dues dans la planche d’Ehrenberg ; la planche de M. F Cu-vier nous représente un animal devenu obèse en captivitéPar suite de l’abondanre de nourriture et du défaut d’exer-cice, et ayant pris ainsi un port tout différent de celui qu’ilaurait eu dans l’état de liberté. L’individu qui a servi de mo-dèle , et dont les dépouilles sont conservées dans la galerie■oologique, devait n’avoir pas tout-à-fait la même teinte queceux qui ont été observés par Ehrenberg , meme en tenantcompte des changements qu’amènent périodiquement les sai-sons Doit-on ne voir là qu'une différence individuelle , oupem-on croire qu’une espèce répartie en un certain nombrede cantons isoles les uns des autres n’offre pas dans tous uneParfaite uniformité de caractères extérieurs ? C’est ce que desobservations ultérieures pourront seules nous apprendre.

de l’avant-bras et de la jambe, la partie antérieure du carpe et du tarse sont de couleurbrune plus ou moins foncée suivant les ré-gions. L’abdomen, le périnée, la face internedes membres, la partie postérieure des ca-nons, une tache en croissant renversé au-dessus de l’articulation du poignet, enfin, lesdoigts jusqu’à la naissance des ongles sontd’un blanc pur. La partie postérieure du cou,la poitrine, une tache mal limitée sur la joueau-devant des yeux, le devant de l’épaule etle bas des flancs sont d’un brun plus foncéque le reste. La teinte de l’épaule, en se pro-longeant sur le membre antérieur, prend endescendant une teinte de plus en plus fon-cée ; au niveau de la callosité du poignet etau paturon, cette bande brune antérieures’élargit subitement en dehors et en dedansde manière à former deux anneaux colorés,l'un à la partie supérieure, l’autre à la par-tie inférieure du carpe. Une disposition àpeu près semblable se voit aux membres ab-dominaux : seulement l’anneau supérieurest incomplet du côté interne. La gorge et lededans des oreilles sont blanchâtres ; labarbe est d'un brun tirant sur le noir. Lespoils qui la composent atteignent 14 à 15millimètres de longueur. Une raie d’un brunfoncé régne le long de l’épine, commençantun peu au-dessous de la nuque et finissantavant la naissance de la queue Celte bandecolorée forme une ligne saillante, une sortede crinière couchée dont les poils ont 60 à65 millimètres de longueur, et même plusvers le garrot. Les poils du cou, sans êtreaussi longs, le sont plus que sur le reste ducorps ; ceux du dos et des flancs sont entou-rés près de leur racine d’un duvet cen-dré; à leur partie moyenne, mais plusprés pourtant de la pointe que de la base ,ils présentent un aplatissement marqué.M. Ehrenberg, qui a eu l’occasion d’obser-ver fréquemment des troupes de Bedden , atoujours vu que chez les femelles les partiescolorées offrent une teinte plus claire quechez les mâles. Il a aussi trouvé la robe d’étéde couleur moins sombre que celle d’hiver.

Nous ne savons pas avec précision quelleest pour le Bedden Yépoque du rut et de lanaissance des petits : Ehrenberg dit qu’iln’a tué en novembre aucune femelle pleine,et c’est à quoi l’on pouvait s’attendre, àmoins que l’époque de la gestation ne fut