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les, créé par M. Dejean , dans son Catalo-gue , sans indication de caractères. Cet au-teur y rapporte deux espèces du Brésil , lesCh. autica Dej., et fastuosa Buquet. (C,)
CHLOROXYLON (xW°s, jaunâtre ; Çu-Jov , bois ). bot. pii. — Genre de la familledes Cédrélacées, ainsi caractérisé : Calicecourt, 5-parti. 5 pétales courtement ongui-culés, étalés. 10 filets également étalés, su-bulés , amincis à leur sommet, portantchacun une anthère vacillante , apiculée.Disque présentant sur son contour 10 sinusalternativement plus ou moins profonds, etoù s’insèrent les étamines, entourant la basede l’ovaire avec laquelle il est soudé. Stylecourt, parcouru par 3 sillons, terminé parun stigmate obscurément trilobé. Ovaire àdemi plongé dans le disque, à 3 sillons indi-quant autant de loges, dont chacune ren-ferme 8 ovules ascendants. Capsule s’ou-vrant du sommet à la base en trois valves.Graines prolongées supérieurement en aile.L’unique espèce connue est un arbre del’Inde , âboisdenseetjaune ; à fcuillespen-nées sans impaire dont les folioles sont trèsobliques et criblées de points transparents;à panicules terminales, grandes et rameuses.
(Ad. J.)
CHLORURES, chim. —On donne ce nomaux combinaisons du Chlore avec les corpssimples non métalliques, et avec les métaux.
Les principaux Chlorures métalloïdi-qu es sont les Chlorures de Carbone, de Bore ,de Soufre , de Sélénium et de Phosphore.Tous ces composés, à l’exception des quatreChlorures de Carbone, sont décomposés parl’eau dont l’hydrogène se porte toujours surle Chlore pour former de l’acide chlorhydri-que H CL, et l’oxygène sur le métalloïdepour former un oxacide. Ces Chloruressont d’ailleurs sans usages.
Les Chlorures métalliques sont plus im-portants. La nature nous en présente ungrand nombre , et quelques uns, surtout leChlorure de Sodium , sont employés dansl’industrie et pour les usages ordinaires dela vie.
Tous sont solubles dans l’eau, excepté leChlorure d’Argent et le protochlorure deMercure. On les reconnaît à la propriété quepossèdent leurs dissolutions de former dansles sels d’argent un précipité blanc, caille-botlé, insoluble dans l’eau et dans lesacidcs,
très soluble dans l’ammoniaque , et se colo-rant rapidement en violet par l’action de lalumière.
Mêlés avec du bi-oxyde de Manganèse etde l’acide sulfurique, ils laissent dégager duChlore .
Chauffés avec l’acide azotique, ils for-ment une eau régale qui jouit de la propriétéde dissoudre l’Or.
Le charbon ne les altère pas.
Chlorure desodium. —C’estun descorpslesplus répandus dans la nature. On l’y trouvetantôt à l’état solide, en couches considéra-bles , tantôt en dissolution dans l’eau. Dansle premier cas, on le désigne sous le nom deSel gemme. Les bancs de Sel gemme sontnombreux. Il y en a en Pologne, en Hongrie ,en Angleterre, en Espagne , dans plusieursparties de la Russie, en Italie, en Suède , enNorvège, en Suisse ; ét, il y a quelques an-nées, on en a découvert une en France dansle département de la Meurthe, dans le voi-sinage de Château-Salins et de Vie.
La plupart des dépôts de Sel gemme sontplacés à la base des terrains secondaires,près des grands'dépôts qui renferment laHouille, et au milieu de vastes bancs d’ar-gile grise dont ce Sel est presque toujoursplus ou moins imprégné. Le sulfate deChaux accompagne ordinairement le Selgemme. U est aussi altéré par la présenced’une petite quantité de sels calcaires et ma-gnésiens et par du Chlorure de Potassium .
On trouve à Wieliczce une variété de Selgemme très remarquable, qui laisse dégagerdans l’eau un gaz identique avec le gaz desmarais ou hydrogène protocarboné. Ce gazy est fortement condensé, de sorte que ceSel gemme, en se dissolvant dans l’eau, pro-duit une véritable décrépitation. On ren-contre quelquefois des débris organiquesdans le Sel provenant de cette même saline.
Le Sel gemme est toujours transparentou au moins translucide, et le plus souventincolore ; mais on en trouve quelquefois derouge, de jaune, de bleu, de violet, de brunet de vert. On attribue ces couleurs à laprésence d’une trace de Fer ou de Manga-nèse . Tel que le présente la nature, le Selgemme ne décrépite pas quand on le chauffeou qu’on le projette sur un corps rouge,-mais comme toute autre espèce de Chlorurede Sodium , il présente cette propriété quand