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blanchir les tissus de lin, de chanvre et decoton , la pâte de papier, etc. Ce même com-posé et le Chlorure de potasse ou de soude(Eau de Javelle) sont également employéspour désinfecter l’air chargé de miasmes ,enlever des taches d’encre,etc., etc.
Ces Chlorures laissent dégager abondam-ment du Chlore quand on les met en con-tact avec les acides, même avec l’acidecarbonique : aussi exhaleril-ils sans cessel’odeur de ce gaz. Ce sont des agents éner-giques d’oxydation, et tout à la fois de chlo-ruration. (Pel.)
CHLORURES, min. — L’un des ordres ougrands genres chimiques de la minéralogie,comprenant tous les Chlorures naturels, quifont partie de l’écorce terrestre. Chauffésavec l’acide sulfurique et le peroxyde deManganèse , ils dégagent tous du Chlore, gazfacile à reconnaître à sa couleur verdâtre età son odeur safranée. Fondus au chalumeauavec du sel phosphorique mêlé d’oxyde deCuivre , ils colorent la flamme en bleu, pour-pre. Si l’on a égard aux différences de sys-tème cristallin, on peut les partager en deuxtribus :
Les Chlorures cubiques : J» le Chlo-rure de sodium ou Salmare, Sel gemme (voij.l’article précédent, et de plus sel gemme) ;2° le Chlorure ammonique ou Sel ammoniac,Salmiac. {voy. salmiac); et 3° le Chlorured’argent ou Kérargyre, Argent corné [voy. ar-gent). Le Sel marin solide ou en roche estquelquefois, mais très rarement, accompa-gné de Chlorure de Potassium ou Sylvine(voy. ce mot) ; celui qui est en solution dansles eaux de la mer y est associé aux Chlo-rures de Calcium et de Magnésium.
Les Chlorures quadratiques. Acette tribune se rapporte dans l’état actuel de la sciencequ’une seule espèce , le Chlorure de mercureou le Calomel ( voyez MERCURE ).
Outre les Chlorures proprement dits , ilexiste un groupe de composés qu’on peutappeler Oxy-chlorures , parce qu’ils résul-tent de la combinaison d’un oxyde et d’unChlorure ; ce groupe renferme plusieurs es-pèces : YAtakamite, qui est un oxy-chlorurede Cuivre ; la Mendipiie , qui est un oxy-chlorure de plomb ; la fVoltzine (oxy-chlo-rure de zinc), etc. Voy. oxy-chlorures.
Enfin , parmi les Oxy-sels, et notammentdans les genres des Carbonates, Phosphates,
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Arséniates et Silicates, on ren îontre un cer-tain nombre d’espèces chlorifères, qui résul-tent, non du mélange, mais delà combinai-son défi nie d’un Chlorure avec un Carbonate,un Phosphate ou un Silicate. Ces espèces,déjà nombreuses, nécessiteront peut-être unjour l’établissement de groupesdistincts sousdes noms particuliers, tels que ceux de Chloro-earbonales, Chloro-phosphales , Chtoro-sili-cates. En attendant, nous les avons classéesparmi les genres auxquels elles se rappor-tent d’elles-mêmes, lorsqu’on néglige le rôleque joue le Chlore dans leur composition.
(Del.)
‘CHLORïLLIS (xlwpo'ç, jaune ou vert;
Yllis . ? Il faut peut-être lire Chlorillis,
dim. de Ch loris), bot. ph. — Genre de la fa-mille des Papilionacées, tribu des Phaséo-lées-Diocléées, formé par E. Meyer ( Comm.PI. afr., 140) sur une seule espèce, la C. pra-lensis E. M. C’est une plante herbacée vi-vace, indigène du Cap, à lige procombante,à feuilles trifoliolées ; folioles stipellées,subtrilobées-anguleuses, l’intermédiaire pé-liolulée; fleurs belles, à calices ébractéolés,à étendard sùbcoriace, vert, à carène d’unvert jaunâtre, à ailes violacées. Ces fleurssont disposées en grappes terminales, pyra-midales, à peine pédonculées. (C. L. )
*CHNOODES {xmihSi i 5 , lanugineux).ins. — Genre de Coléoptères trimères, formépar moi aux dépens du genre Coccinella deLinné . Les espèces de ce genre sont petites,rondes, convexes, de couleurs métalliques,revêtues d’une pubescence courte et serrée,à dernier article des tarses court et à cro-chets bifides, M. Dejean, qui a adopté cegenre dans son Catalogue, en mentionne 6espèces de l’Amérique méridionale, mais ilest au moins deux fois plus nombreux. (C.)
CHAOOï’IIORA ( y-lcr ., duvet; yopo'çqui porte), bot. cr. — Kaulfuss avait établisous ce nom un genre de Fougères du groupedes Cyalhéacées, qui ne paraît pas différersuffisamment des Alsophila de R. Brown,la présence seule de poils nombreux autourdes capsules ayant servi à le définir, et cecaractère disparaissant successivement dansdiverses espèces qui se lient insensiblementavec les vrais Alsophila.
Kaulfuss a fondé ce genre sur le Cyn-tliea villosa ( H. et B. Willd. , Spec. , t. V,p. 496), espèce originaire de l’Amérique