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dans les calcaires saccharoïdes, à Sparladans le New-Jersey, aux Etats-Unis, à Pargas et à Ersby en Finlande , à Aker en Suderma-nie, à Arendal en Norwége, et à Boden prèsde Marienberg en Saxe . Cette substance apar sa composition de grands rapports avecle Péridot; cependant les analyses de Sey-bert et de Thomson ont donné 3 à 4 pour 100d’Acide fluorique, qu’on suppose existerdans ce minéral à l’état de Fluorure de ma-gnésium. Selon Thomson, la Chondroditedes États-Unis est formée de Magnésie, 54,64;Silice , 36; Acide fluorique, 3,75 ; oxyde deFer, 3,97; Eau, 1,62. Sa cristallisation estimparfaitement connue : on admet généra-lement qu’elle appartient au système klino-rhombique, et l’on cite des prismes de147° 48', terminés par un biseau obliquesemblable à celui des cristaux de Pyroxène.Ces prismes sont clivables dans le sens desdiagonales, et dans une direction oblique/ar rapport à l’axe. La Chondrodite est infu-sible au chalumeau. Sa dureté est compriseentre celles du Quartz et du Feldspath or-those. La Bumite de Bournon qui se trouveau Vésuve , pourrait bien être identique avecle minéral dont il est ici question. (Del.)
CHONDROPETALUM.Rottb. bot. pii.—Syn. d'Elegia , Thunb .
CHOADUOPTÉRYGIEIVS. Chondrople-rygii (xôvSpos, cartilage; irr/pv?, nageoire),roiss. — Ce mot, qui exprime la nature car-tilagineuse du squelette des Poissons , a étéimaginé par Artedi, qui faisait de ce groupeson quatrième ordre de la classe des Verté-brés. L’état de cartilage permanent, danslequel on trouve les os de ces animaux, étaitle seul caractère qu’Artedi opposait auxPoissons à squelette osseux; ceux-ci étaientensuite subdivisés d’après l’organisation deleur membrane branchioslége, soutenue pardes osselets ou dépourvue de cette sorte desquelette, et qui était exprimée par ces mots :Rranchiis ossicitlatis vr.l Branchiis ossibusdestinais. La 4 e classe était composée desgenres Peiromyzon, Acipeu se i, Sçualus etliaia. Par ce premier essai, Artedi réunissaitquatre genres naturels et qui forment entreeux un groupe également conforme, selonmoi, aux principes de la méthode naturelle,quoiqu’il semble que l’ordrcfdes Chondrop-térygiens d’Artedi ait été composé d’après unseul caractère, l’état cartilagineux du sque-
lette. Les Lamproies et les Esturgeons nesont pas cependant aussi voisins l’un del’autre que lesRaiesetlesSquales,quionteneffet entre eux la plus grande affinité. Mal-heureusement Linné , qui a rendu tant deservices aux sciences naturelles, mais quin’a pas eu dans tout son Syslema naiurœ , jene dis pas l’idée, mais même le sentimentdes familles naturelles, a brouillé tout cequ’Artedi avait si bien commencé. Car dèsla 10' édition de son Syslema naiurœ, il faitpasser tous les Chondroptérygiens dans laclasse des Reptiles, ayant commis la fautede faire le groupe des dmphibia liantes. Il ya été conduit non seulement par la faussecroyance que ces animaux respiraient pardes branchies et par des poumons, mais onvoit encore qu’il veut justifier ce rapproche-ment par la disposition des organes de la gé-nération et par les propriétés toxiques deplusieurs genres , citant la Paslenague quiblesse dangereusement avec son aiguillonsus-caudal, ou la Torpille , quiengourditavecses batteries électriques. L’on ne peut niercependantque, dans cette erreur, l’auteur duSyslema naiurœ n'ait saisi quelques uns desrapports qui lient en effet les Raies et lesSquales aux Reptiles, mais il a exagéré ccsrapports. Linné , faisant alors passer tout legroupe d’Artedi dans la classe des Reptiles,y ajoute le genre Chimœra, inconnu à soncompatriote ; mais il vient tout de suite dé-truire l’ordre encore bien plus naturel en yadjoignant le genre Lophius, dont le sque-lette fibreux n’est pas cartilagineux, et que,d’après l’examen des os du crâne, de la face,des nageoires, l’on doit placer plutôt parmi lesPercoïdes que dans le voisinage des Raies.
Mais ce qui prouve encore, comme je ledisais tout à-l’heure, combien Linné était en-traîné par ses méthodes artificielles à desrapprochements les plus disparates, c’est cequ’il fait dans sa 12' édition.
Ses Amphibia naines sont divisés en deuxsections ; l’une comprend les genres qui peu-vent se réunir sous cettediagnose: S'piraculacomposita seu piura. Le nombre des trousbranchiaux va caractériser les genres Petro-myzon, Raja, Squalus, Chimœra; mais alorsle genre Acipenser est exclu de ce groupeet porté dans la seconde section sous la ca-ractéristique de S'piracula solitaria , avec lesLophius, les Cycloptèrcs, les Batistes, les