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Onlrisqucs, les Syngnathes, etc., etc., réu-nion composée de genres les plus disparates.
Pennant, dans sa Zoologie britannique,eut le mérite de revenir aux idées premiè-res d’Artedi, de rétablir l’ordre des Chon-droptérygiens, et de les placer dans la classedes Poissons. Gouan et Gmelin suivirent lamême manière de voir; mais il parait quecelui-ci a mal compris la table synoptiqued’Artedi, puisque donnant pour caractère es-sentiel des Poissons de cet ordre, la naturecartilagineuse des soutiens des branchies,il réduit leur diagnose à ces mots : Branchitteurtilaginea; d’ailleurs les genres qui y sontramenés sont ceux d’Artedi , iis forment unordre naturel augmenté alors du genre Chi-viœra, qui doit effectivement y prendreplace.
G. Cuvier, qui, dans ses /insais de clas-sification des Poissons , est revenu aux idéesd’Artedi, a rétabli aussi le groupe desChondroplérygiens en laissant voir qu’il enfait une division plus élevée qu’un ordre,mais en n’en faisant pas une classe. C’est,dit-il, une suite qu’on ne peut considé-rer ni comme supérieure ni comme infé-rieure à celle des Poissons ordinaires ; maisqui est en quelque sorte parallèle à la pre-mière, comme, par exemple, les Marsu-piaux sont parallèles aux autres Mammifè-res onguiculés. Je pense qu’il vaut mieuxconsidérer les Chondroplérygiens commeun ordre à diviser en quatre familles : lesSturoniens , composés des Esturgeons etdes Polyodons; les ChimÉriens, compre-nant les Chimères et les Callorhynques, lesPlagiostomes de M. Duméril , qu’on peutsubdiviser en Squales et Raies , et enfin lesCïclostomes du même auteur, ou la fa-mille des Lamproies.
Cette dernière famille est étrangère auxantres, cela est vrai, mais les trois premièresont entre elles des rapports manifestes. EnctTet, outre la nalurecartilagineuse du sque-lette, nous voyons que le système digestifest fait sur un même plan, et l’on peut diredepuis la bouche jusqu’à l’anus; car,danstous, les inlermaxillaires sont rudimentai-res , cachés sous la peau ; et les maxillairessont unis aux palatins. L’intestin porte en-dedans une longue valvule en spirale ; lepancréas est encore une glande distincteunie en une seule masse ;,dans le genre Po-
hjodon, nous lui trouvons un commence-ment de division en cæcums. Chez tous lesPoissons de ces trois familles , le labyrinthede l’oreille est contenu dans l’épaisseur desos du crâne. C’est par ce dernier caractère,joint à la présence des organes extérieursdes mâles, et des trous péritonéaux de cesanimaux , qu’on croit devoir leur trouverde l’affinité avec les Reptiles. Ce rapport esttrès évident, mais a-t-il l’importance qu’onlui attache ordinairement, c’est cequejenepense pas. Je crois qu’il ne faut voir danscette organisation similaire qu’une de cesreproductions de combinaisons de forme, oud’emploi des mêmes moyens, dans lesquellesla nature aime à nous révéler en quelquesortes a puissance infinie ; car pour le reste, etsurtout pour la partie essentielle de sa con-stitution , qui dépend de son système respi-ratoire, un Esturgeon est un poisson toutautant qu’une Perche, malgré la différencede l’organe de l'ouïe. Il ne faut même quela plus légère attention pour ne trouver dansles appendices des mâles des Raies ou desSquales qu’une ressemblance plus appa-rente que réelle ; car dans les Reptiles , lesorganes doubles sont au moins dans les Ser-pents , ainsi que je l’ai pu voir facilementdans les grands Pythons, de véritables or-ganes copulateurs , conduisant par une rai-nure profonde le sperme liquide et blanclaiteux du mâle dans les organes de la fe-melle. Les deux organes sont mous, quel-ques pointes les hérissent à l’exlrémilé; iln’y a rien en eux de comparable à ce sys-tème de pièces osseuses des appendices desmâles des Raies , et ces organes non rétrac-tiles ne peuvent jamais se retirer en dedans,et ils n’ont aucune communication avec lescanaux déférents du testicule. Ils ne ser-vent qu'à accrocher la femelle; la copula,-tion se fait par une juxtaposition des deuxcloaques, comme se fait la fécondation d’ungrand nombre d’Ovipares.
Je préfère la division des Chondroptéry-giens en famille à celle basée sur le plus ou| moins de liberté des branchies, ce qui aconduit à établir deux grandes divisions, lesCiiondroptkrygiENS à branchies libres , etles Coonoroptérygiens à branchies fixes .
Les Esturgeons et les Polyodons ont le*branchies libres cl faites comme celles de*Poissons osseux ; une grande fente bran-