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Tome troisième.
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CHO

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pius les charognes. Il niche dans les cre-vasses les plus inaccessibles des rochers, etpond ordinairement quatre œufs , dont lefond, d’un blanc sale ou légèrement verdâ-tre , est irrégulièrement couvert de tachessombres, et offre beaucoup d’analogie avecceux du Choucas et des Corvidées . L’hiver,il descend dans les plaines et émigre dansquelques contrées voisines. Il est très sau-vage. On rencontre souvent avec ces Oiseauxsur les montagnes, le joli Tichodrome àailes rouges, ou Grimpereau de muraille quisemble se plaire dans leur société, escala-dant les pans verticaux des rochers, tandisque ceux-ci se tiennent perchés sur leurspointes.

La seconde espèce rangée dans ce genrepar les auteurs d’après Levaillant, est leSicrim Vaill. (Ois. tl'Afr., 2, p. 127, pl. 82),Corvtts crinitus üaud. , Sexsetacens Shaxv.,l’yrrho. crinitu. «Vieil. (TV. Dicl.) Pyrrho . seti-fer Cuv. (Règ. an.) que Wagler dans son Sys-tem a Avium range dans les Martins [Pastnr).Nous sommes très portés à adopter son opi-nion, car ses caractères se retrouvent cheztous les Martins et les Mainates de l’Inde ,et paraissent entièrement étrangers auxCho-quards ou Corbeaux.

En rapprochant les Choquants des Cor-beaux , et surtout des Choucas, il est facilede reconnaître entre eux la plus grande ana-logie de forme générale, de narines recou-vertes de plumes sétacées , de coloration etde mœurs, et on peut les regarder comme devéritables Choucas à bec grêle ; mais si celteseule différence dans le bec a pu en autoriserune distinction générique, on aurait dû leurréunir, comme l’a fait Temminck , leCrave( Fregilus ), espèce de Corbeau également àbec grêle, mais seulement plus allongé.Nous ne concevons pas que notre célèbreCuvier ait été assez esclave de sa classifica-tion ornithologique d’après la forme du bec,pour placer le premier de ces oiseaux prèsdes Merles dans ses Dentirostres, et le se-cond près des Huppes dans ses Ténuirostres ;il ne faut que comparer leurs mœurs par-faitement identiques pour reconnaître eneux deux véritables Choucas, mais des Chou-cas à bec grêle qui , à la rigueur, devraientêtre dans le même genre, ou plutôt neformer, comme l’a pensé Wagler ( SysiemaAvium). qu’une section du g. Curvus. (Lafr.)

CBORAGUS (/opayoç, chorège , danser).ins. — Genre de Coléoptères , créé parM. Kirby ( Linn. tram. , tom. 12, p. 14; Cen-turie, édition Lequien, Paris , 1834, p. 72, pl.4,fig. 97), qui le suppose trimère, et en faitavec raison la base d’une nouvelle tribu,celle des Choragides. Ce genre a pour carac-tère : Palpes presque sétacés ; les deux pre-miers articles des antennes renflés, à mas-sue tri-articulée; corps cylindrique; têteabaissée; chaperon long. L’espèce que cetauteur y rapporte a été trouvée en Angle-terre, en Belgique et en Lombardie .

M. Curtis a trouvé 4 articles aux tarsesde cet insecte, ce qui résulte aussi de mesobservations. En examinant ces tarses quisont robustes, j’ai reconnu un très petit ar-ticle situé à l’extrémité du deuxième.

Le Charagus Sheppardi présente une telleanomalie, qu’on ne doit plus être surpris dele voir figurer dans des classifications si dif-férentes.

Les mœurs de ce Coléoptère sont trop in-téressantes pour ne pas citer ce qu’en a ditM. Robert : « Cet insecte est surtout remar-quable en ce qu’il possède la faculté de sau-ter; il ne le cède point sous ce rapport à laplus agile de nos Altises. Je l’ai trouvé en as-sez grand nombre, dans le mois de juin, surun vieux saule ,,au bord de l’Ourthe , présde Liège . Il se tient immobile sur l’arbre ets’éclipse au moindre mouvement. Je pré-sume qu'il vit sur le bois, et le perfore à lamanière des Anobies , l’ayant toujours ren-contré à proximité de petits trous.

CHOMAS, Buff. mam. — Synonyme deMandrill, espèce du genre Cynocéphale.

CUOUDA {x’tpàn, corde à boyau), bot.cr. — (Phycées.) Genre de la tribu des Chor-dariées, de la famille des Phycoïdécs, créépar Stackhousc, adopté par Lamouroux{Ann. Mus., XX , p. 46), et dont la placen’est pas encore irrévocablement fixée: lesuns le rapportant aux Dictyotées, les autresauxLaminariées. Quoi qu'il en soit, on peutdéfinir ce g. comme il suit. Fronde simple,cylindrique, filiforme, d’un vert olivacé pas-sant au noir, creusée intérieurement d’unecavité interrompue de distance en distancepar des cloisons complètes ou incomplètes,j Nous ne connaissons rien de plus admirable| que la structure de ces cloisons vues au mi-! croscope. Toute la fronde est recouverte de