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Tome troisième.
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C,HQ

CIIO

Le g. Chondrus , tel qu'il a été limité parM. Greville, se compose d’environ 30 espè-ces , dont 8 seulement habitent les mers del’Europe . (C. M.)

* CIIOIVETE. Chonetes , Fischer, moll.—Démembrement inutile proposé par M. Fis-cher, dans son Oryr.lograpliie des environs deMoscou , pour une coquille incomplètementconnue, appartenant au grand genre desTérébralules. Voy. térébratule. (Desh.)

"CIIOIMIKRITE, de Kobell (^wvet’a et xpe-to'ç, c'est-à-dire distingué par sa fusibilité).min. — Substance blanche, compacte, trans-lucide , dont la spécification est encore in-certaine , et qui a beaucoup de rapport ayecla Pyrosklérite, avec laquelle elle est asso-ciée à File d’Elbe. Elle est composée, d’aprèsl’analyse de Kobell , de Silice , 35,GO ; Alu-mine , 17,12 ; Magnésie , 22,50 ; de Chaux ,12,60; d’Oxyduledefer, 1,4G ; et d’Eau, 9,00.Elle fond facilement par elle-même en unglobule vitreux. Sa pesanteur spécifique estde 2,91. (Del.)

"CHOIMTA , Molin. bot. cr.—S yn. pré-sumé de Tliyrsopleris, Kung.

CIIONTA. bot. en.—Nom vulgaire donnéau Pérou et au Chili à plusieurs espèces dePalmiers . Ce nom est cité par Dombey, etpar MM. Gaudichaud et d’Orbigny ; mais lesespèces auxquelles il s'applique ne sont pasrigoureusement déterminées. (An. B.)

CilOPI, I.ess. ( du nom de l’espèce d’oi-seau type de ce sous-genre), ois. —Sous-genre formé par M. Lesson ( Tr. d’orn.), dansson g. Troupiate , et auquel il donne pourcaractères : « Bec plus court que la tôle, hautà la base, à mandibules légèrement recour-bées, à bords arqués et rentrés; tarses ro-bustes ; queue ample et échancrée ; plumesdu front étroites comme celles des Martins. »

L’espèce type et même unique de ce sous-genre, que Vieillot et les auteurs modernesont rangé dans legenreTroupiale ( Agelaius ),est le Chopi azara, n° 62, Turdus curœiisGinelin , 7'roitpiale cliopi , Ageluius chopiV ot Dict.; Icierus sulcirostris Spix. C’est unoiseau de la grosseur de l'Étourneau, à plu-mage d’un noir mat, et facile à reconnaîtreaux plumes étroites et acuminées de sa tèteet de son cou, et aux sillons obliques qui seremarquent sur la base latérale de sa man-dibule inférieure.

L'extrême familiarité, et en même temps

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le courage poussé jusqu’à la témérité, telsque nous les dépeint l’auteur espagnol chezcet oiseau, sont dans la famille des Trou-pialcs une sorte d’anomalie de mœurs ; maisles formes du bec et des plumes acuminéesdu cou , seuls caractères de forme un peudistincte, se retrouvant chez d’autres espècesde la même famille qui différent un peusous d’autres rapports, il n’est guère possi-ble de baser une séparation générique.Voyez troupiale et agélainées. (Lafr.)

CIIOQUART ou CIIOQUARD. Pyrrho-corax (uv p, poç, roux ou rouge; xo'paï, cor-beau ; à cause de la couleur rouge des pattesde l’espèce de Corbeau type de ce genre),ois.—Genre démembré par Cuvier et Vieil-lot, en 1816, de celui de Corvus, pour recevoirl’espèce désignée par Pline, et après lui parLalliam et Linné , sous le nom de Corvuspyrrhocorax. Les caractères de ce genre sont :« Bec médiocre, assez grêle, légèrement ar-qué en dessus dans toute sa longueur , lé-gèrement échancré, à narines orbiculaires,mais cachées par les plumes du front, quisont dirigées en avant, et appliquées surelles comme chez les Corbeaux; pattes ro-bustes; ongles grands, arqués et très acérés,celui du pouce principalement; ailes gran-des et pointues; queue légèrement arrondiecomme chez les Corbeaux. »

Ce genre ne se compose, d’après Vieillot,que d’une seule espèce vraiment authen-tique , le Choucas des Alpes de Brisson(toin. Il, pag. 30, pl. 1, fig. 2; Ciioquard ouChoucas des Alpes Buff., Enl., 531 ; Cho-quartdes Alpes, Pyrrhocorax ulpinus Vieil.,Gai. 1, p. 164., pl. 104), qui est un peu plusgrand que le Choucas de clocher, d’un noirintense avec le bec jaune-citron, les piedsnoirs dans le jeune âge, puis d’un noir rou-geâtre, et enfin d’un rouge vif chez l’adulte.Habilantdes Alpes, cet oiseau s’y rencontreen troupes pendant tout l’été, sc lient habi-tuellement sur les rochers de leurs som-mets , et niche dans leurs crevasses. Ils’y nourrit principalement de baies et degrains alpestres, de Planorbes et autrespetits Mollusques terrestres qu’il trouveen abondance dans les interstices des ro-chers , sous la mousse et les lichens, etaussi d’insectes , entre autres de celle belleChrysomèlc alpine connue sous le nom deCln ysomeln gloriosa. Il ne dédaigne pas non