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Tome troisième.
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à les réunir d’après des caractères similairesgénéraux, arbitraires sans doute, mais qui,du moins, ne compliquent pas\les difficul-tés. L’histoire des Rapaces nocturnes esttout entière à refaire , et elle demande desdéveloppements que ne permet pas cet ar-ticle, et qui ne peuvent trouver place quedans une Monographie, sans se préoccuperde ce qui les lie par en haut et par en bas.Aussi ai-je simplement adopté la divisionen 3 groupes de Meyer, en y joignant dessous-divisions prises dans des considéra-tions tirées du disque péri-ophlhalmique,dela conque et des pieds, cl en les faisant con-corder, autant qu’il est possible, avec lesgenres établis sur des noms spéciaux, queje regarde néanmoins comme de simples dé-nominations sous-génériques, réservant àtous les individus du groupe le nom deChouettes, Sirix.

Dans une famille si homogène et si obscu-rément déOnic, de l’aveu même des natura-listes les plus distingués, l’établissement degenres ou de sous-genres , dont le nom n’arien de commun avec celui de la famille,augmente les difficultés de l’étude, mêmepour celui qui établit des divisions ; et il nelui sert qu’à attacher son nom à celui qu’ila créé, satisfaction bien mince si on la com-pare à l’étendue du mal qu’il fait à lascience en compliquant une synonymie déjàsi confuse. Les deux législateurs de la zoolo-gie , Linné et Cuvier, étaient d’une réserveextrême chaque fois qu’il s’agissait de créerun nom , parce que leur vue avait une assezhaute portée pour qu’ils comprissent lesaffinités générales qui unissent les êlres en-tre eux, sans avoir besoin de descendre dansdes détails si minutieux, qu’il faut, pourainsi dire, jouir de la double vue pour lessaisir. Ce ne sera que quand nous connaî-trons tous les faits de tous ies ordres quenous pourrons essayer d’établir des groupesnaturels; mais nous sommes encore si igno-rants des faits qui nous touchent de plusprès, que nous ne pouvons rien créer de so-lide. Pour ne pas sortir de mon sujet, jedemanderai si nous connaissons , pour lesChouettes de notre pays, les détails destructure anatomique par âge et par sexe,si nous avons suivi le fœtus dans son évo-lution, et si nous connaissons le développe-ment des paricularités organiques qui ca-

ractérisent cette famille ; si nous connaissonspour tous la durée de l'incubation , celle dela vie , les maladies et les chances de mor-talité , les choses qui leur sont favorableset celles qui leur sont contraires, enfin lessympathies et les antipathies, leurs mœurs,les espèces sédentaires et celles qui sontvoyageuses, les époques et les causes de dé-part, etc. Si cependant ces faits nous étaientconnus, nous pourrions être sur la trace decertaines analogies qui serviraient aux pro-grès de la science ; et la constatation d’un seulde ces faits aurait plus de valeur que lacréation d’un genre fait toujours aux dépensd’un autre que l’on coupe en deux. D’unautre côté, faute de méthode descriptive ri-goureuse, les comparaisons sont impossi-bles : il y a dans chaque définition une ouplusieurs lacunes qui empêchent de saisirles affinités et les dissemblances, et c’estencore le cas pour les êtres qui nous occu-pent. Un oiseau obtenu au hasard, dans descirconstances souvent mal observées, est dé-crit avec légèreté, ou bien, si c’est avec plusde méthode, c’est sur une peau plus oumoins altérée ; de sorte qu’on multiplie sansnécessité les espèces , et l’on fait de la syno-nymie l’étude la plus importante de lascience, et celle qui absorbe inutilement leplus de temps.

Je donnerai pour les espèces types les sy-nonymes et quelques uns de leurs noms lo-caux ; quant aux mœurs, l’histoire en estmêlée à celle du genre , et c’est là qu’on l’ytrouvera.

1" Gr.ouPB. —Chouettes diurnes.

Cliouettes Ûpei'vières ou Ac-ciiiitrines.

(Surnies. Surnia , Dum.)

Queue étagée ou presque égale; formeplus élancée; tête plus petite que dans lesNocturnes; rémiges moins molles; disquepéri-ophtalmique imparfait ; conque petite etsans opercule ; tête dépourvue d’aigrettes.

Doigts emplumés, queue étagée.

Chouette a longue queue, Ch. eperviêre,Caparacoch, Sir. funerea Latr., Sir. nisoriaMey. — Taille de l’Épervier ; plumage d’unbrun noirâtre en dessus, pointillé de blancet de brun ; raies blanches transversales surles scapulaires ; dix barres transverses sur la