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talliques très brillantes, avec des tachesplus claires qudfcle fond. Elles ont la tèteforte, plus large que le corselet, de grosyeux , des antennes presque filiformes, desmandibules allongées, terminées par un cro-chet aigu et quadridentées au côté interne ,des palpes velus, des ailes propres au volsous leurs élytres, et des pattes grêles etlongues, avec des tarses très déliés. Ce sontdes Insectes carnassiers et voraces , dont ladémarche est vive et légère, et le vol courtet rapide. On les rencontre le plus souventdans les lieux sablonneux exposés au soleiloù ils cherchent leur proie ; cependant quel-ques espèces, telles que la Germunica , nese rencontrent que dans les champs où ellescourent entre les herbes sans jamais faireusage de leurs ailes. — Suivant les observa-tions de M. Léon Dufour, le canal digestifdes Cicindèles est assez analogue à celui desCarabiques. Sa longueur excède très peucelle du corps de l’insecte; le gésier est plusoblong, garni intérieurement de quatrepointes cornées, conniventes, et les papillesde l’estomac qui le suit sont un peu moinsprononcées et plus obtuses que dans les Ca-rabes. Les vaisseaux biliaires et les organesrnâlesont aussi la plus grande ressemblanceavec les mêmes parties dans les Carabi-ques.
Feu M. Desmarest père ( ancien Bulletinde la Soc. philomatique , t. III, pag. 197,pl. 24 , fig. 2, 3,4) a publié sur la larved’une Cicindèle , que Latreille rapporte àI ’üijbride, des détails très curieux, malheu-reusement trop longs pour être reproduitsici en entier. Nous en extrairons les princi-paux faits. Cette larve , parvenue à toute sataille, est longue de 22 à 27 centimètres.Son corps est linéaire, mou, d’un blancsale, composé de 12 anneaux , dont le pre-mier et la tête sont écailleux, d’un vert mé-tallique en dessus et brun en dessous; lespattes sont aussi de la même consistance,mais de couleur brune ; elles sont courtes,et leurs tarses ont seulement deux articles,dont le dernier est armé de deux onglets.La tête est beaucoup plus longue que lecorps, en forme de trapèze, rebordée en des-sus latéralement et postérieurement. Elleprésente deux antennes très courtes; six pe-tits yeux lisses et analogues à ceux des Ara-néides; une bouche composée d’un labre
petit et demi-circulaire , de deux mandibu-les très longues et très aiguës, de deux mâ-choires , d’une languette très petite, et desix palpes fort courts , dont deux à l’extré-mité supérieure de cette dernière pièce etles autres sur les mâchoires. Le premier an-neau du corps est plus large que la tête, eta la forme d’un bouclier grec; il sert d’at-tache à la première paire de pattes; lesdeux suivants en portent chacun une autre.On remarque de chaque côté des neuf der-niers anneaux une tache brunâtre avec unstigmate au milieu. Le vaisseau dorsal esttrès apparent ; le huitième anneau est beau-coup plus renflé que les autres, et remar-quable en ce qu’il est surmonté de deux tu-bercules charnus , couverts de poils rous-sâtres, très serrés, et munis chacun d'unpetit crochet corné, dirigé en avant et légè-rement recourbé en dehors. Nous verronsplus bas l’usage decet appareil, dont la sail-lie donne au corps la forme d’un z. Le der-nier anneau est très petit, et terminé par unfaible prolongement du canal intestinal aubout duquel est situé l’anus.
Cette larve, à l’aide de ses mandibules et *de ses pieds, se creuse dans la terre untrou cylindrique ayant jusqu’à 18 pouces deprofondeur, plus large que le diamètre deson corps. Pour le déblayer, elle charge ledessus de sa tête des molécules de terre qu’el lea détachées, se retourne, grimpe peu à peu,se repose par intervalles en se cramponnantaux parois intérieures de son trou par lemoyen des deux mamelons garnis de crochetsdont nous avons parlé plus haut, et, arrivéeà l’orifice, se débarrasse de son fardeau.Lorsqu’elle se tient en embuscade, la plaquede sa tête ferme, exactement au niveau dusol, l’entrée de son habitation. Elle saisit saproie avec ses mandibules, s’élance au be-soin sur elle, et la précipite au fond de sontrou en imprimant à sa tête un mouvementbrusque de bascule. Elle s’y enfonce elle-même très promptement, au moindre dan-ger. Si elle se trouve trop à l’étroit dans sademeure, ou que la nature du terrain ne luiconvienne plus, elle la quitte et va s’en creu-ser une autre plus loin. La voracité de ces lar-ves est telle, qu’elles se mangent entre elle*lorsqu’elles se rencontrent. M. Desmarest atrouvé au fond de leurs trous des débris depetits insectes, et principalement de la fa-