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mille des Carabiques. Lorsqu’elles doiventchanger de peau ou passer à l’état de nym-phes, elles bouchent l’ouverture de leurtrou.
M.Miger a eu occasion d’étudier les mœursde la larve de la Cicindela campeslris , etses observations s’accordent avec celles deM. Desmarest Voyez cicimélÈtes et cicib-
CÉLIDES.
Nota. Geoffroy a établi, sous le nom deCicindèle, un g. très différent de celui-ci; il secompose d’espèces qui appartiennent aujour-d’hui, les unes aux Téléphores d’Olivier, lesautres aux Malaehies de Fabricius. Voyezces mots. (D.)
CICINDÈLES A COCARDES. uns. —Nom vulg. donné par Réaumur et Fabriciusaux espèces du g. Malachie .
CICUVDÉLÈTES. Cicindeletœ. iins. —Nom donné par Latreille et M. le comte De-jean à la première tribu de la famille des Car-nassiers pour l’un, et des Carabiques pourl’autre, dans l’ordre des Coléoptères penta-mères , et qui a pour type le g. Cicindela deI.inné. Depuis les ouvrages de ces deux au-teurs , la tribu dont il s’agit a été plus oumoins modifiée par les travaux successifsde MM. Eruilé, de Castelnau et Hope, et endernier lieu par M. Lacordaire, dans un Mé-moire inséré parmi ceux de la Société royaledes sciences de Liège (tome I, page 85 etsuivantes ), et intitulé : Révision de la familledes Cicindélides , etc. Dans ce Mémoire,M. Lacordaire, après avoir analysé tous lestravaux de ses devanciers, et en avoir faitressortir les qualités comme les défauts,présente à son tour une nouvelle classifica-tion, dont voici le résumé. A l’instar deM. Brullé, il érige en famille la tribu desCicindélètes qu’il sépare des Carabiques deM. Dejean , et il la divise en 30 genres répar-tis dans 5 tribus qu’il nomme Mantico-rides , Mègacéphalides , Cicindélides , Col-lyrides et Cténosiomides. — Voyez ces dif-férents mots pour connaître les caractères dechaque tribu , ainsi que la nomenclature desg. qui s’y rapportent; nous nous borneronsà exposer dans cet article ce qui distingue lafamille qui nous occupe de celle des Cara-biques. Les auteurs s’accordent à lui assignerpour caractères distinctifs, des mâchoires ter-minées par un onglet articulé, mobile ; lalanguette dépourvue de paraglosses, très
courte, et ne dépassant pas le bord antérieurde l’échancrure du mentd®; les palpes la-biaux quadri-articulés , leur support étantallongé et libre; des mandibules allongées,courbées , très aiguës et fortement dentéesau côté interne ; des yeux grands etsaillanls;enfin des pattes longues, grêles, ayant con-stamment les j ambes an térieures dépourvuesd’échancrures. Mais, de tous ces caractères,la brièveté de la languette et le nombre in-solite des articles des palpes labiaux sont lesseuls qui soient constants , suivant l’obser-vation de M. Lacordaire. Tous les autres pré-sentent des exceptions ou se retrouvent chezun plus ou moins grand nombre d’espècesde la famille des Carabiques. Ainsi l’ongletarticulé, qui termine le lobe interne desmâchoires, manque complètement chez lesPsilocera , Procephalus, Clenosioma , et dansun nouveau g. auquel M. Lacordaire adonnéle nom de Myrmecitla, tandis qu’on le re-trouve dans les Carabiques du g.Triynodac-lyla , ainsi que l’a fait connaître M. Brullé ,d’après l’observation de M. Audouin. Ungroupe nombreux de la tribu des Simplici-pèdes de M. Dejean , est dépourvu d’échan-crure aux jambes antérieures. La grandeurdes yeux n’est pas plus constante que la pré-sence de l’onglet des mâchoires. Les Manti-cora , Amblycheilu , Omus , Oxycheila , etsurtout les Centrocheila ont ces organes aussipetits qu’une foule de Carabiques. Quant auxmandibules , il suffira de rappeler que cer-taines Arahia sont au moins aussi bien pour-vues àcet égard que pas une espèce delà fa-mille actuelle. Cependant, malgré ces rap-ports nombreux et incontestables avec lesCarabiques, les Cicindélètes ont un faciès siparticulier, des habitudes tellement carac-térisées , surtout en ce qui concerne la rapi-dité deleur course, et la facilitéaveclaquellecelles qui sont ailées prennent leur vol, qu’àpartir de Linné inclusivement, tous les en-tomologistes n’on t jamais hésité à en faire ungroupe à part, et àlui donner à peu d’excep-tions prés la même valeur qu’à celui des Ca-rabiques. M. le comte Dejean, comme le ditM. Lacordaire, est peut-être le seul parmiles auteurs modernes qui se soit écarté del’opinion générale, en réunissant les deuxgroupes ensemble, et en ne faisant des Ci-cindélètes qu’une simple division des Cara-biques. A l’exception du g. Cicindèle , dont