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mouvement progressif d’un fluide dans desvaisseaux, lors même que ces fluides n'ac-complissent pas nécessairement une révo-lution complète. Ainsi, la salive, le lait,la bile, etc., qui sont sécrétés par des glan-des spéciales, et portés de ces glandes audehors, circulent en parcourant des con-duits plus ou moins longs , plus ou moinssinueux. Le chyle passe également du tubedigestif dans le sang, au moyen de vais-seaux particuliers qui ne sont parcourusqu’une fois par les mêmes molécules. Leslymphatiques constituent chez un grandnombre d’animaux un système circulatoireanalogue au précédent. Enfin le sang par-court, le plus souvent, un cercle complet,qui fait que ses globules passent un grandnombre de fois dans les mêmes vaisseaux.
Il ne sera question, dans cet article, que dela Circulation du sang dans l’homme et dansles différentes classes d’animaux. On trou-vera aux mots lymphatique, sécrétion etnutrition tout ce qui a rapport aux autresfluides qui circulent dans l’économie ani-male à l’aide de vaisseaux, de conduits etde réservoirs.
Le cours du sang est une fonction qui avivement excité et occupé la curiosité desanatomistes et des physiologistes de tous les'temps. L’une des principales utilités de laCirculation, est de porter, en plus ou moinsgrande quantité, le sang dans un organe où ilpeut éprouver l’action médiate ou immédiatede l’oxygène. Cet organe respiratoire , mo-difié à l’infini dans la série des êtres vivants,indique jusqu’à un certain point le degréd’animalité, si différent d’ailleurs chez lesanimaux,à respiration pulmonaire, et chezles animaux à respiration non pulmonaire.
De la Circulation citez lesanimaux à respirationpul monaire.
Dans ces conditions se trouvent les Mam-mifères, les Oiseaux, le plus grand nombrede Reptiles , quelques Mollusques, et lesArachnides pulmonaires. Placé au premierrang dans la classe des Mammifères, l’hommeoffre l’exemple d’une Circulation entière etd’une respiration pulmonaire des plus com-plètes. Par double circulation , on entend,d’une part, celle qui sc fait du cœur aux vais-
seaux capillaires de tout le corps, de l’autre,celle du cœur aux poumons. La première estconnue sous le nom de grande Circulation ;la seconde est dite petite Circulation, ouCirculation pulmonaire. Cependant ces deuxmodes circulatoires ne constituent, à pro-prement parler, qu’un seul cercle, puisquele sang, qui du cœur va aux poumons et delà au cœur, ne saurait revenir directement àl’organe respiratoire sans avoir préalable-ment parcouru le système capillaire général.Aussi, et par ce fait même, aucun globulesanguin n’échappe à l’action de l’air dans lespoumons, tous devant nécessairement par-courir le même grand cercle sans interrup-tion. La grande et la petite Circulation s’exé-cutent au moyen des battements alternes ducœur, qui correspondent, l’un à la contrac-tion simultanée des oreillettes, l’autre à celledes deux ventricules. Ceux-ci sont disposésde telle sorte que le droit lance le sang auxpoumons , et le gauche à tous les organes :de là la dénomination de cœur droit ou pul-monaire donné au premier, et de celui decœur gauche ou aortique au second ; distinc-tion importante, surtout dans une classifica-tion physiologique qui serait basée sur lastructurede l’organe central de la Circulation.
Supposons actuellement que le sang pro-venant de tous les capillaires du corps passede ces radicules dans les branches veineuses,de là dans les troncs communs , au nombrede deux principaux : la veine cave supé-rieure et la veine cave inférieure , pour ar-river dans l’oreillette droite ; celle-ci se di-late aussitôt. Sa contraction , qui ne se faitpoint attendre, pousse le sang en grandepartie dans le ventricule droit, en mêmetemps qu’elle en fait refluer une très faibledans les veines caves, ce qui met en mouve-ment le fluide qu’elles contiennent, et donnelieu au battement léger des veines, que quel-ques auteurs nomment pouls veineux. Lacontraction du ventricule droit envoie lesang aux poumons, et en fait refluer unepartie qui s’arrête presque en totalité contrela valvule tricuspidc, située à l’orifice auri-culo-ventriculaire. A l’origine du tronc pul-monaire se trouvent trois valvules semi-lu-naires ou sigmoïdes , dont la disposition esttelle que quand elles sont abaissées par lacolonne de liquide, la lumière du vaisseauest entièrement bouchée.