CIR
Cl II
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11 résulte de là que le ventricule droit setrouverait à peu près vide après sa contrac-tion , si, par son espèce d’aspiration et par lacontraction de l’oreillette droite , il n’y arri-vait une nouvelle quantité de sang. Celui-ci,après avoir parcouru tout l’appareil respira-toire, passe dans les troncs des veines pul-monaires , et de là sous l’oreillette gauche,qui l’envoie au ventricule correspondant sanspouvoir s’opposer au reflux qui a lieu dansles veines du poumon , autrement que parla contraction des fibres musculaires de l’o-reillette , qui entourent à la manière desphincters l'ouverture des veines pulmo-naires, et qui en diminuent notablement lecalibre. Le ventricule gauche , enfin, fait,par son énergique contraction, passer lesang dans toutes les artères du corps. La val-vule mitrale, placée à l’orifice auriculo-ven tri-culaire, et les trois petites valvules sigmoïdessituées à l’origine de l’aorte , agissent dansle même sens que celles du ventricule droitet de l’artère pulmonaire. Ainsi les globulesdu sang que nous avons pris dans les radi-cules veineuses ont parcouru l’appareil pul-monaire, et sont retournés dans les arté-rioles ou capillaires de tout le corps avec desqualités nouvelles que lui adonnées l’air in-spiré. Telle est, à peu de chose près, la Cir-culation, chez les Mammifères et les Oiseaux;mais, à l’égard du foetus, elle en diffère tel-lement qu’il ne devrait en être question qu’auchapitre deuxième, où nous parlerons desanimaux à respiration non pulmonaire. Ce-pendant, comme la division que nous adop-tons comprend surtout les espèces à l’ctaladulte, et que d’ailleurs la Circulation dufœtus de l’homme, à cause de son impor-tance physiologique , sera mieux comprisecomparée immédiatement avec celle de l’a-dulte qui vient d'être exposée, nous en trai-terons dans le premier chapitre.
Pour plus de clarté, supposons égalementcomme point de départ de cette Circulationles capillaires veineux. De là, les veines cavesconduisent le sang dans l’oreillette droite ;ruais celui-ci n’y arrive plus à l’état veineuxseulement. Une branche importante, le ca-nal veineux , provenant de la veine ombili-cale (g, Mammifères, pl. 4 de l’Atlas de ceDictionnaire), verse du sang artériel, enquelque sorte, ainsi modifié par le placenta,dans la portion sous-diaphragmalique de la
veine cave inférieure, marquée en violet(fig. 1) pour indiquer le mélange. Ce premierfait est très important à établir, car à luiseul il met fin aux innombrables controver-ses des auteurs qui ont tour à tour admis etrejeté la possibilité du mélange du sang desveines caves dans l’oreillette droite, et vouluexpliquer le développement plus grand desmembres supérieurs et celui de la tète, d’a-près la nature du sang qui y arriverait.Voyons donc ce qui se passe dans cette ca-vité auriculaire droite , et signalons d’aborddeux choses capitales : sa communicationavec l’oreillette gauche, au moyen du troudeBotal garni d’une languette charnue trèspeu développée dans le premier âge ; et lavalvule d’Eustaehe [a, fig. 2), qui semble cireformée par la paroi antérieure de la veinecave inférieure (c), et qui diminue à mesureque le fœtus approche du moment de lanaissance. D’après cela, le sang qui affluedans l’oreillette droite pendant sa dilatation,passe, au moment de sa contraction, dans leventricule correspondant d’une part, et del’autre dans l’oreillette gauche. Quelquesphysiologistes admettent encore que la co-lonne de sang qui arrive de la veine cave su-périeure , va en entier et sans se mélangerdans le ventricule droit, pendant que cellequi arrive de la veine cave inférieure croiseen partie la première sans s’y mélanger pouraller dans l’oreillette gauche. Suivant eux ,la valvule d’Eustache serait chargée de s’op-poser au mélange du sang, en dirigeant ce-lui de la veine cave inférieure dans l’ouver-ture de Botal, et en servant, pour ainsi dire,de pont à celui qui arrive de la veine cave su-périeure pour son passage dans le ventriculedroit. Ce pelit tour de force une fois admis, ilest positif, qu’abslraction faite du premiermélange opéré dans la portion sous-diaphrag-maliquede laveinecave, etde celui qui s’o-père dans l’oreillette droite où débouchent lesveines coronaires, le sang de l’ombilicale ar-riverait à la tête et aux bras, tandis que ce-lui de la veine cave supérieure irait aux au-tres organes. Mais qui ne voit l’impossibilitéd’une pareille supposition , quand on cher-che a se rendre compte des véritables fonc-tions de la valvule d’Eustache? En effet,cette membrane disposée en croissant, àbord concave, libre, dirigé en haut (a, fig. 2,pl. 4), et plus ou moins développée suivant
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T. III.