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lion des vaisseaux qui s’élèvent d’un tronccommun du cœur. Mais du reste, chez cesReptiles,commechez tous ceux à respirationpulmonaire, ilexiste une oreillette droite quireçoit le sang veineux et une oreillette gau-che destinée à recevoir le sang artériel. Ainsichez les Salamandres comme chez les Gre-nouilles et les autres Reptiles que nousavonsétudiés, excepté le Crocodile, il ne peut yavoir mélange que dans le ventricule.
Il nous reste à parler des Batraciens, qu’ona nommés improprement Amphibiens ; maiscomme ces animaux, l’Axolotl , le Méno-branche, la Sirène et le Protée , ne sau-raient vivre sans branchies, il ne sera ques-tion de leur Circulation que plus tard. Nousrenvoyons également à la 2' partie de cetarticle pour tout ce qui est relatif à la Circu-lation des têtards de Grenouilles et de Sa-lamandres, les organes n’ayant surtout cheztous qu’une durée passagère, et n’apparte-nant qu’à un état de transition.
Ainsi, dans les Reptiles à Circulation pul-monaire, le sang qui se distribue aux or-ganes est mélangé. De plus, tout le sang nepasse pas nécessairement par les poumons,c’est-à-dire que la Circulation générale ougrande Circulation est indépendante de laCirculation pulmonaire, celle-ci n’étantqu’une fraction de la première. Or, c’estprécisément ce que nous a donné, d’une ma-nière transitoire, la Circulation du fœtus.Passons actuellement aux invertébrés, etvoyons comment la Circulation a lieu dansles Mollusques à respiration pulmonaire , etchez les Arachnides pulmonées.
Les Gastéropodes pulmonés , sont de tousles ordres de Mollusques , les seuls qui soientpourvus d’un organe de respiration aérien.Les principaux genres où on les rencontresont les Colimaçons, la Limace , la Testacelleet la Parmacelle, parmi les terrestres ; etl’Onchidie, le Bulime des étangs, le Pla-norbe, parmi les aquatiques. Dans la Limace ,ouïe poumon est sur la partie antérieure ducorps, le cœur y est aussi immédiatementsous le poumon. Les innombrables ramifi-cations qui rampent sur la face interne despoumons aboutissent toutes à l’oreillette, etcelle-ci dans le ventricule situé sous elle,lequel produit en arriére deux grosses artè-res, une qui se recourbe subitement enavant pour la bouche, les organes de la gé-
nération et l’enveloppe générale ; l’autre quiva droit en arriére et se distribue à tous lesviscères.
Dans les Pulmonés testacés , le ventriculeet son oreillette sont situés dans le fond de lagrande cavité pulmonaire. Du reste , quelleque soit la forme des poumons , il reçoit lesang du corps, qui, après avoir respiré, serend dans l’oreillette , et de là dans le ven-tricule, pour être distribué dans tous les or-ganes par des artères qui varient comme laforme générale de l’animal.
Quant aux Arachnides pulmonaires, quiont le cœur en forme de fuseau, il y a nasvaisseaux qui se ramifient dans le foie et lesautres viscères de l’abdomen, et d’autresqui vont sur les parois des sacs pulmonaires.Ceux-ci sont considérés-comme des veinésaboutissant au cœur par deux troncs prin-cipaux.
Chez les Scorpions, les extrémités du cœurs’amincissent considérablement. Des ramifi-cations vasculaires qui se voient dans le corpsgras aboutissent au cou; d’autres, qui s’en-trelacent avec les canaux biliaires, sont,avec celles des sacs pulmonaires, tout ce quiest connu de la Circulation chez ces ani-maux.
De la Circulation chez lesanimai» à respirationnon pulmonaire.
Nous aurons à examiner, parmi les Verté-brés, les Batraciens de la classe des Reptileset les Poissons ; parmi les invertébrés, desMollusques, des Articulés et les Zoophvtes.
Ce n’est que dans.le 4' ordre de la classedes Reptiles que nous rencontrons la Circu-lation branchiale : ce sont les têtards de Gre-nouilles, de Crapauds, de Rainettes et de Sa-lamandres; le Menobranchus laleralis, l’Axo-lotl, la Sirène et le Protée . Il n’entrerait pasdans notre plan de décrire ici en détail toutce qui est relatif à la Circulation chez iestêtards des Batraciens, leurs organes n’ayantqu’une durée passagère, un état de transi-tion ; mais devant comprendre dans ce cha-pitre les Batraciens qui conservent les bran-chies pendant toute leur vie, l’étude com-parative de ces organes transitoires feramieux comprendre leur fonction chez desêtres pourvus de poumons rudimentaires,impropres à une respiration complète.