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Tome troisième.
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vules, qui ne s’ouvrent que pour laisser pas-ser le sang.

Circulation chez les animaux articulés.

Les Crustacés décapodes ont un ventriculequi envoie le sang à tout le corps. C’estdonc encore un cœur aortique, comme chezles Gastéropodes , avec cette différence quenous n’avons pas ici d’oreillette intermé-diaire.

Les Brancliiopodes ont généralement unventricule , et les ramifications vasculairesles plus déliées semblent plutôt creuséesdans les organes que pourvues de parois outuniques propres.

Dans les Pœcilopodes , le cœur est repré-senté par un long canal à parois très muscu-leuses qui occupe toute la ligne médiane dusecond bouclier. Le sang va aux branchies,et en même temps dans les prolongementsartériels qui font suite au renflement ventri-culaire, ayant ici la double fonction de cœurbranchial et de cœur aortique.

Quant aux Arachnides trachéennes et auxInsectes , comme il n’y a plus qu’un vestigede vaisseau dorsal, et que les tuniques vas-culaires finissent par disparaître entière-ment, la Circulation y devient nulle.

Les Annélides , au contraire, ont un sys-tème de vaisseaux clos dont les principauxtroncs sont disposés le long des faces dor-sale et abdominale du corps, et quelquefoissur les côtés. Malgré cet avantage sur lesCrustacés, leur Circulation ne semble pasavoir la même direction, ce qui tient à l’ab-sence d’un ou plusieurs renflements ventri-culaires qui déterminent cette direction. Danstous les cas les troncs principaux du corpscommuniquent l’un avec l’autre, envoientel reçoivent en même temps par des brancheslatérales le sang qui va se distribuer auxbranchies ou à la peau quand celles-ci man-quent, ou à celui qui provient des or-ganes.

Enfin chez les Zoophytes, il n’y a plus devéritable Circulation ; et d’ailleurs, cettefonction est en général confondue avec cellesde la digestion et de la respiration.

Comme on le voit, le mécanisme de la Cir-culation varie beaucoup suivant les types,et même suivant les classes , ainsi qu’on apu en juger par les descriptions succinctesque nous avons données. Nous n’ajouterons

que peu de chose sur le mouvement dusang et les agents qui le produisent.

Il est évident que pour les animaux pour-vus d’un cœur, le mouvement du sang tientsurtout à la contraction du cœur et à l’es-pèce de vide qui s’opère dans ses cavités.Suivant M. Poidseuille, l’action ventricu-laire suffirait. Il n’en serait pas ainsi d’aprèsM. Nougarède de Tayet, qui vient tout ré-cemment de publier un Mémoire intitulé :Kssai sur les causes mécaniques de la circula-tion du samj , dans lequel il cherche à dé-montrer que trois causes principales déter-minent le cours du sang dans les vaisseaux,savoir : t° le vide formé de proche en pro-che ; 2° l'action capillaire ; 3» la force de sé-crétion et de réparation des organes, cettedernière agissant plus spécialement sur lesdernières ramifications des vaisseaux. Touten admettant ces causes diverses du mouve-ment du sang chez les animaux pourvusd’un ou plusieurs cœurs, elles seraient insuf-fisantes pour expliquer la Circulation chezles animaux entièrement dépourvus de cœur:aussi admettons-nous en outre , comme cau-ses du mouvement du sang, l’irritabilité ar-térielle, l’action spéciale des capillaires, l’ac-tion musculaire du corps et la. pressionatmosphérique.

Pour ce qui est relatif à la vitesse du sang,on peut dire, d’une manière générale, qu’ellen’est pas la même dans tous les vaisseaux ,et qu’elle varie beaucoup dans la série ani-male suivant les espèces. C’est ainsi, parexemple, qu’IIéring a démontré qu’une dis-solution d’hydrocyanate de potasse qu’onintroduit doucement dans l’une des veinesjugulaires d’un Cheval, met de vingt à trentesecondes pour arriver dans l’autre veine ju-gulaire , c’est-à-dire à revenir par ces vais-seaux, etc. yoyez, pour plus de détails, lesmots ARTÈRES , CAPILLAIRES , COEUR , HEMA-TOSE , POULS , SANG, VEINES , etC.

(Martin Saint-Ange.)

CIRCULATION dans les végétaux, bot.— Les fluides, qui constituent toujours laplus grande proportion des diverses partiesdes êtres organisés, et qui remplissent laplupart des cavités que laissent leurs tissussolides, sont nécessairement soumis à unmouvement lent ou rapide qui leur permetde se porter vers les organes dont les par-ties doivent s’accroître ou se renouveler