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sus dépens des éléments contenus dans cesfluides : ainsi, le mouvement des fluides estune conséquence nécessaire de la vie. Mais cemouvement peut être très lent ou tellementobscur qu’il échappe à notre observation ;il peut aussi ne pas ramener plusieurs foisde suite le même fluide dans les mêmes ca-naux , et ne pas constituer une Circulationrégulière. En elTet, le mot de Circulation de-vrait être limité au mouvement général desfluides qui,apres les avoir portésdans diversorganes, les ramènerait à leur point de dé-part pour recommencer le même mouve-mentcirculaloire.Danscetleacception rigou-reuse et telle qu’on l’admet pour le mouve-ment du sang dans les animaux supérieurs,il n’existe pas de Circulation dans les végé-taux, ou du moins pas de Circulation géné-rale ; il y aurait tout au plus des Circulationslocales et partielles. Cependant le mot deCirculation a été souvent appliqué à ces mou-vements des sucs des végétaux ; et ces mou-vements, quoique très différents dans leurmode d’exécution, ayant au moins, quant àleur but et à leur résultat, beaucoup de rap-ports avec la Circulation dans les animaux,on peut le conserver comme synonyme demouvement des fluides dans les végétaux.
On peut, en général, distinguer dans lesplantes parfaites, douées de racines, de tigeset de feuilles, trois sortes de mouvementsdes fluides: 1° le mouvement ascensionnelde la sève brute résultant de l'absorptiondes racines ; 2° le mouvement de dispersion dela sève élaborée ou du latex, qui constituece que M. Schullz a nommé la Cyclose, etce qu’on pourrait nommer la Circulationvasculaire; 3° le mouvement rotatoire dansl’intérieur des cellules ou Circulation intra-cellulaire, désignée par M. Schullz par lemot de Rotation. Examinons successivementces trois phénomènes.
Ascension de la sève. On donne le nomde Sève, de Sève brute, de Sève lympha-tique, de Sève ascendante, au fluide qui,par suite de l’absorption opérée par les ex-trémités des radicelles, se trouve formé dumélange de l’eau chargée de diverses sub-stances en dissolution qui imprègne le solavec les fluides contenus dans ces radi-celles. L’absorplion qui s’opère parlesspon-gioles ou extrémités radiceliaires résultantessentiellement de phénomènes d’endosmose
| ( voyez racines ), suppose que ces parties re-çoivent continuellement de nouvelles ma-tières organiques qui empêchent qu’ellesn’arrivent à l’étal d’équilibre de densité avecle fluide environnant, équilibre qui feraitcesser l’endosmose, et par conséquent l’ab-sorption : c’est ce qui résulte en effet de l’ac-croissement des radicelles par leur extré-mité, du renouvellement continuel des tissusqui les constituent, ctdu retour jusque versces extrémités d’une partie de la sève des-cendante ou élaborée qui doit nécessaire-ment concourir à cet accroissement, et four-nir une partie des éléments les plus essen-tiels pour la formation de ces nouveauxtissus. Ainsi l’absorption s’opère continuelle-ment par les racines avec plus ou moins deforce, suivant l’état des extrémités radicel-laires et l’état physique du sol dans lequelelles sont plongées. Celte absorption des ra-dicelles , variable aux diverses époques del’année, est une des causes principales del’ascension de la sève; c’est, comme l’a ditM. Dutrochet , une force a tergo, qui poussela sève dans les grosses racines, la tige et lesrameaux, jusqu'aux feuilles, et cette force estconsidérable. C’est elle que Haies a déter-minée lorsqu’il a vu que, sur un ceps de vi-gne coupé au r’veau du sol, la sève quis’écoulait du tronçon inférieur pouvait sou-lever une colonne de mercure de près de lmètre. Mais cette force, très considérable auprintemps, et même à la fin de l’hiver, avantque les feuilles soient développées, au mo-ment où les radicelles s’allongent et se re-nouvellent, où l’appareil d’endosmose ac-quiert par conséquent toute son activité,diminue très notablement durant l’été. C’estsous son influence qu’on voit s'écouler desbranches coupées de la vigne la sève dési-gnée vulgairement sous le nom de pleurs dela vigne, phénomène qui, à des moments par-ticuliers, s’observe aussi sur beaucoup d’ar-bres, mais surtout sur les Bouleaux, les Peu-pliers, les Érables, le Firgilia. C’est cellesève qui s’écoule avec force du tronc ou desbranches des arbres lorsqu'on les coupe ouqu’on les perfore, et, s’accumulant dansleurs tissus lorsqu’on ne lui donne pas issue,se porte vers les bourgeons et détermineleur accroissement ; c’est elle égalementqu’on recueille sur l’Érable à sucre clsur le Bouleau , et qui, dans le premier,
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T. tll.