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Tome quatrième.
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CNE

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Nous citerons les C. prodiguus, globosus etgeminatus Fab., et le pyriformis Sclioen.,qui rentrent dans chacune de ces divisions.M. Stephens ( British eni.) a appliqué à la se-conde race le nom de Philopedon. (C.)

CNEOIUJM bot. ph. — Nom scientifiquedu g. Camélée.

"CIMEPILEUS. mam. — Nom donné parM. Kaup au Vesperltlis serotinus, dont il faitle type de la 23' famille de son système.

'CNEI'IIASIA (xv! Vaç, les ténèbres . ins.

— Genre de Lépidoptères de la famille desNocturnes, établi par M. Curtis et adoptépar MM. Stephens et Westwood . qui le ran-gent dans la tribu des Tortricidcs. Ce g. ré-pond en partie au g. Sciaphila de Treitschke,que nous avons adopté dans notre Histoiredes Lépidmu. rie fronce, Poy. ce mot. (I).)

"CNESMONE (xvyi'tixmJdî , qui excite desdémangeaisons), bot. pii. — Ce genre d’Eu-phorbiacées établi par M. Blume, qui a pro-posé aussi pour le désigner le nom de Cnes-mosa,esl extrêmement voisin des Tragia. Scsfleurs sont monoïques. Les mâles , dans uncalice urcéolé et trifïde, présentent trois filetscourts chargés chacun d’une anthère introrsequ’ils dépassent sous la forme d’une petitepointe infléchie. Les femelles ont un calicepersistant composé de trois folioles, un ovairesurmonté de trois stigmates sessilcs, charnus,soudés entre eux à la base , creusé de troisloges t-ovulées. Le fruit est une capsule his—pide , s’ouvrant en trois coques bivalves quicontiennent chacune une graine globuleuse.

— L’unique espèce est une plante herbacéede Java, à feuilles alternes, échancrées à labase, irrégulièrement dentées, bi-stipulées ;à épis opposés aux feuilles, simples, nus in-férieurement , portant un grand nombre defleurs mâles, et très peu de femelles toutessessiles. Les propriétés excitantes de cetteplante lui ont fait donner le nom qu’elle porte.

(Ad. J.)

CNESMOSA. BOT. PH. — Voy. CNESMONE.

CNESTIS xvnfrix'cj, j’ai des démangeai-sons). bot. ph. — Genre de la famille desConnaracées , établi par Jussieu pour desarbrisseaux des parties chaudes de l’anciencontinent, à feuilles pennées, composées defolioles ovales , glabres ou velues ; à fleurspetites en grappes, ou en corymbcs, et por-tant pour fruits une capsule couverte depoils qui excitent sur la peau de vives dé-

mangeaisons , excepté dans deux espècesseulement, les C. obliqua et pinnata. Lescapsules du Cnesiis sont connues sous lenom vulgaire de Pois ou Poils à gratter ; etces plantes s’appellent aussi communémentGralelier, par suite de leurs propriétés irri-tantes. (C. d’O.)

"CNETIIOCAMPA (xvïîflm, j’excite une dé-mangeaison ;xot(iiry|, chenil le), ins.—G enre deLépidoptères de la famille des Nocturnes,tribu des Bombycites , établi par M. Ste-phens (lllust. of Hrilish entom., V, II, p. 46)aux dépens du genre Bombyx des auteurs,pour y placer les B. processionea I.inn., etpityocampa Fabr., dont les Chenilles sontgarnies de poils peu touffus, qui, en se dé-tachant de leur corps, occasionnent sur lapeau des démangeaisons aussi cuisantes queles piqûres d’orties. Il est même à remar-quer que les poils de leurs vieilles dépouillespossèdent cette propriété irritante à un plushaut degré que ceux de l’animal vivant,parce qu’étant durs et cassants, ils pénè-trent plus facilement dans l’épiderme: aussiest-il prudent de ne pas trop s’approcherdu nid de ces Chenilles , pour peu qu’ilfasse de vent. Celui du B. processionea a or-dinairement un pied de long sur un demi-pied de large ; il est arrondi à chaquebout, et attaché verticalement contre letronc des Chênes placés sur la lisièredes bois, tantôt prés de terre , tantôt à8 ou 10 pieds de hauteur. Celui du B. pi-tyocampa est suspendu aux branches duPin sylvestre; il a la forme, d’un cône ren-versé, et sa grosseur est ordinairement celled’une tète d’homme. Les Chenilles qui leshabitent, principalement celles de la pre-mière espèce, ont été appelées Processionnai-res ou Evolutionnaires , à cause de l’ordrerégulier qu’elles observent dans leur marchelorsqu’elles se transportent d’un arbre à unautre pour chercher leur nourriture, ce quia lieu ordinairement après le coucher dusoleil. Dans ce cas, une Chenille ouvre lamarche , une seconde la suit, puis une troi-sième , etc., etc., sur une longueur d’envi-ron deux pieds, ensuite elles marchent deuxde front; après plusieurs rangs de deux ,viennent des rangs de trois , puis de quatre,de cinq, enfin de dix et mémo de vingt. Tousces rangs sont si bien alignés qu’on ne voitpasune seule tète dépasser les autres truand