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Tome quatrième.
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CO A.

vertèbres dorso-lombaires sont au nombrede 19 , dont 4 ou 5 lombaires. Il a 3 ver-tèbres sacrées et 22 coccygiennes. On n’a en-core trouvé dans le squelette des diversessortes de Coatis aucune différence qui puisseautoriser leur distinction en plusieurs es-pèces: aussi quelques naturalistes n’en re-connaissent-ils, provisoirement du moins,qu’uneseule; qu’ellevicnnedeColombie,duMexique, du Brésil, de la Guiane ou du Pa-raguay . Toutes les différences observées jus- 1qu’ici, et qui ont rapport aux mœurs ou à lacoloration, dépendent, suivant celle manièrede voir, de l’àge, du sexe ou de la race.

Linnæus admettait déjà, comme nous l’a-vons dit plus haut, deux espèces de Coatis :

1 . Le Coati solitaire du prince Maximilien,qu’il distingue spécifiquement de son Coatisocial, ne repose, d’après d’autres observa-teurs, que sur des individus mâles qui, chas-sés de leurs troupes, continuent à vivreéloignés des autres animaux de leur espèce.Iî’Azara était déjà en garde contre celte caused’erreur. Voici comment il s’exprime à cet

« On dit qu’il y a des Couatis qui vontseuls, et on les appelle Jluegno (qui va seul)et Mondé ; mais beaucoup de personnescroient qu’ils sont d’une espèce différente decelle qu’on appelle simplement Couaii. Lesdifférences qu'elles assignent ne consistentpoint dans les couleurs , puisqu’elles attri-buent à l’un et à l’autre les deux poils cités,ni dans les formes, ni en autre chose qu'ence que ce Couaii mondé est solitaire ou dé-parié, et avec des dimensions plus grandes,quoique proportionnelles à celles du Couati ordinaire. Pour moi, je suis persuadé qu’iln’y a qu’une espèce de Couati , et que ladifférence qu’on indique dans la taille dé-pend de l’âge ou du sexe, comme aller seulvient de ce qu’il y a beaucoup de mâles qui,abandonnant la société, tâchent de rencon-trer des femelles dans les endroits écartés. »M. Maximilien, qui n’admet pas cette ma-nière de voir, rapporte à son Coati social ,IV. socialis , les Coatis brun , roux et noi-râtre, de MM. F. Cuvier cl Desmarest.

Les Coatis sont des animaux de forêts quigrimpent aisément: aussi leur vie entière sepasse-t-elle sur les arbres. Lorsqu’ils des-cendent, ils ont la tète en bas ; ils se main-tiennent au moyen de leurs griffes puissan-t. iv.

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tes; leurs pattes de derrière se retournentaisément et leur rendent cet exercice plusfacile. Comme la plupart des Carnassiersplantigrades, ils sont omnivores, et, suivantles circonstances, leur régime se composed’insectes, de fruits, d’œufs ou de petitsanimaux. Leur caractère n’est pas farouche,et on les apprivoise aisément: aussi sont-ilscommuns dans les ménageries. A la ménagerie de Paris on les tient avec les Singes,et l’habitude qu’ils ont de grimper leurdonne une certaine analogie avec ces ani-maux. Quoique embarrassés dans leursmouvements, ils ne sont pas maladroits, etleur douceur, jointe à leur curiosité inquiète,en fait des animaux assez intéressants à ob-server. L’odorat les guide surtout dans leursexplorations, ils flairent tout ce qu’ils veulentconnaître; souvent aussi leur nez leur sertà toucher les objets.

MM. Quoy et Gaimard ont eu à bord, pen-dant leur campagne de VUranie, un Coatisur lequel ils nous ont donné quelques dé-tails. Cet animal, naturellement nocturne,ne tarda pas à s’accoutumer à la vie diurnede ses nouveaux compagnons; le grand bruitdes manœuvres cessa bientôt de l’effrayer, ildevint même très familier. 11 s’attachait depréférence aux personnes qui lui donnaient àmanger, répondait à leur appel par un petitcri, et s’approchait aussitôt pour les caresser.

Il aimait à se coucher dans le hamac des ma-telots, et comme il choisissait de préférencecelui d’un marin de service, il n’était pasrare, au retour de celui-ci, qu’une luttes’engageât entre le matelot et le Coati , dontles cris perçants exprimaient alors la colère;les coups ne faisaient pas toujours céder l’ani-mal. Il y avait sur la corvette un chien aveclequel il aimait beaucoup à jouer, malgrél’inégalité des forces Le Chien sc prêtait vo-•lontiers à cet amusement; le Coati , au con-traire, s’emportait fréquemment et le faisaitcrier en lui mordant les oreilles. Il n’étaitpas diflicile sur le choix des aliments ; tout,ou à peu près, lui paraissait bon, et il man-geait indifféremment de la viande crue oucuite, du lard salé, du pain, du biscuit mâ-ché, ou trempé dans le vin ou l’eau-de-vie,des bananes, des Crustacés, du miel, etc.Il aimait de préférence le sucre et les Médu-ses, et, dès qu’on lui en montrait, on levoyait se précipiter dessus avec une éton-

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