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Tome quatrième.
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COA

COA

croissant avec), bot. — Epithète donnée auxbradées quand elles sont soudées avec lepédoncule.

COlI'IA, Piso. bot. pu. — Syn. de Vis-mia , Velloz.

COAPOIBA, Marogr. bot. ph. — Syn. deVopaifera , L.

'COAIICTÉ. Coarclatua ( coarcto , je rétré-cis). zool., bot. —On appelle, en entomolo-gie, Chrysalide courclée celle dont la larve,enfermée dans sa peau desséchée, ne laissevoir aucune des parties de l’insecte parfaitqu’elle renferme. On emploie encore cetteépithète, en entomologie et en botanique,pour désigner un organe ou une partie d’or-gane qui présente un rétrécissement.

'COAHCTUKE. Coarcturus. bot. — Nomdonné par Grew au collet de la racine, àcause du rétrécissement qu’on remarque encet endroit.

COASSEMENT. Coaxaiio. rept. — Cride la Grenouille et de quelques espèces deCrapauds.

COASSOC. mam. — Syn. de Cerf Gua-zoupita.

"COASSUS. mam. — Sous-genre proposéparmi les Cerfs par M. Gray, et dont le typeest le Guazoupila.

COATI . Naaua. mam. —Les Coatis formentun g. de Mammifères carnassiers apparte-nant au groupe des Plantigrades, qu’on arécemment appelé Subursus , et plus voisinsdes Ratons que d'aucun autre. On ne lestrouve que dans l’Amérique méridionale.Leur corps assez allongé, à tête étroite etprolongée en un mufle nu qui a la mobilitéd’un groin ; leur queue non prenante, an-ttelée, presque égale au tronc en longueur;leurs yeux petits, et leur langue douce et ex-tensible sont autant de caractères au moyendesquels on les reconnaît aisément. Ces ani-maux sont grimpeurs; leurs pieds penta-dactylcs , en avant comme en arrière, sontarmés d’ongles robustes qui leur serventa saisir les objets qu’ils veulent porter àleur bouche. Ils boivent en lappant, sontomnivores , et répandent une odeur désa-gréable. Leur taille est à peu près celle duChat domestique , mais ils ont des propor-tions différentes, et sont moins gracieux dansleurs mouvements. Leur robe n’a rien de re-marquable. Elle se compose de poils assezdurs, variés en proportions diverses de roux

ou de brun. L’odorat est leur sens le plusperfectionné. Leur voix est un petit siffle-ment ou grognement assez doux, lorsqu’ilssont contents; dans la colère c’est un crifort aigre.

Leurs mamelles sont au nombre de six ;et chaque portée est de quatre ou cinq petits.

Le système dentaire des Coatis , de mêmeque celui des Ratons, Pandas, Kinkajouset Benturongs les distingue des Subarxitsvoisins des Mustéliens (Mydaus, Arclonyx ,Blaireau et Taxidea ) pour les rapprocherjusqu’à un certain point des Viverriens. Est-ce pour cette raison que Linnæus , dont leserreurs elles-mêmes ont si souvent un côtérationnel, plaçait les Coatis dans son g. A i-verra sous les noms de y ■ jiasua et uuricu ?nous n’oserions l’allirmer. Ce qui nous paraitdémontré, c’est que, malgré certaines ana-logies apparentes avec les A'ieeiru, les Coatiset g. voisins sont de véritables Plantigrauesauxquels les naturalistes modernes ont assi-gné leur place réelle. Certains caractèresde leur dentition elle-même, leur squelettemanquant entièrement de clavicule; leursystème digital, l’os considérable qui sou-tient l’organe mâle, sont autant de pointsqui les éloignent des Viverriens pour les rap-porter au même groupe que les Ratons, etces derniers sont assez rapprochés des Ourspour que du temps de Linnæus on ne les enséparât pas encore génériquement. Les dentsincisives des Coatis sont faibles, peu serrées.Leurs canines ont une forme toute spéciale:les inférieures , très fortes , rappellent cellesdes Sangliers , elles sont en pyramide re-courbée ; les supérieures, très comprimées,ont le diamètre antéro-postérieur de leurcollet considérable. Il y a six molaires dechaque côté de chacune des mâchoires.M. de Blainville en établit ainsi la formule :

$ avant-mol. j- principale i arr. mol.

Les avant-molaires, peu considérables,ont chacune deux racines; la principale etles arrière-molaires sont tuberculeuses, lapremière de celles-ci étant plus forte que laseconde et à peu prés carrée, mais bien éloi-gnée du volume qu’elle acquiert chez lesHubursus voisins des JïJmiela.

Le crâne présente un allongement en rap-port avec celui de la tète de ces animauxquand on l’examine avec .-es téguments. Les