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,|, ie point de famille phanérogame, si l'on enexcepte les Solanées et les Ericacées , où l’ontrouve plus de disparate dans le nombre desespèces de divers genres. Ainsi, tandis qued’un côté on y compte 363 genres monotypes,on y remarque comme compensaliôn quel-ques genres plus vastes qu’ils ne le sontordi-nairement parmi les autres familles des Pha-nérogames ; et, ce qui est peut-être digne d’at-tention, c’est que chaque tribu ou sous-tribude la famille offre un de ces grands genresqui en semble comme le centre ou le type.Ainsi on remarque dans les Vernoniées legenre é^ri , ao?nii, qui a 295 especes, et fait àlui seul plus de la moitié de la tribu ; dansles Eupatoriées, le genre Euyatorium, qui secompose de 303 espèces ; parmi les Astérées,le genre Aster , malgré ses démembrementsnombreux , comprend encore 153 espèces ;dans les Conyzées, le Conyzu 104, et le H lu-men 97 espèces. Dans la tribu des Sénécio-nidées, nous citerons le genre Ariemisiade 186, l ’JJelichrysum de 215, et le Senecio,qui atteint seul le nombre immense de 600espèces. La tribu des Cynarées nous pré-sente le genre Centaurea , qui compte 160, etle Circium 137 ; et parmi les Chicoracées legenre llieracium , qui renferme également60 espèces. Ainsi, les 10 genres que je viensde citer plus haut constituent à eux seuls letiers de la famille entière. Enfin, on peutretrouver cette inégalité eu comparant lestribus entre elles, et prendre de là une idéede la disproportion numérique des groupeset des tribus de l’immense famille des Com-posées.
Quant à la durée des Composées , on peutremarquer que les espèces annuelles etbisannuelles forment en général un cin-quième de la totalité , les vivaces un tiers,elles ligneuses une moitié, nombres aux-quels on doit ajouter un huitième de mal con-nues. Du reste, on remarquera encore queles Composées bisannuelles sont surtout fré-quentes dans les deux groupes les plus com-muns en Europe , savoir : les Chicoracées etles Cynarées.Celle particularité tient à ce qu’iln’y a presque jamais de plantes bisannuelles,ni dans les ciimats très chauds, parce quel’égalité de la température tend à supprimerle repos hibernal de la végétation, ni dans lespays très froids, parce qu’elles sont pour laplupart trop délicates pour y résister. Sous ce
rapport, les plantes bisannuelles sont sur-tout, comme les annuelles, propres en ge-néral aux climats tempérés ; et c’est en effetce que l’on remarque à leur égard dans lesparties australes de l’Europe, en Californie et au Chili .
Les Composées arborescentes méritent uneune mention spéciale, surtout eu égard aleur origine. On sait que M. De Candolleavait fait observer depuis longtemps que lesvégétaux ligneux sont remarquablement plusfréquents , dans les îles éloignées du conti-nent, que les végétaux herbacés ; et celteobservation s’applique surtout aux Compo-sées , ainsi que je l’ai fait remarquer ailleursen décrivant les Kobinsonia. On ne connaîten effet dans cette famille que quatre arbresqui passent 8 mètres, savoir : les VemoniaCelebica et Blumeana,t l \eSynchodendron rct-miflorum , dont la hauteur n’est pas expri-mée, mais dont le tronc atteint l"’50à2 mè-tres de circonférence. Or, ces 4 espèces ex-ceptionnelles habitent les îles de Java,Madagascar et Sainte-Hélène.
Parmi les arbres de moindre dimension etd’environ 7 mètres de hauteur, on trouve leBrachyglouis , à la Nouvelle-Zélande ; I eMicroylossa altissimu , à Madagascar ; I e ’5 espèces de Cummidendron , le Petrobium etLachnodes , connus a Sainte-Hélène ; les *llobiusonia et les 7 espèces de lieu, à l’ile deJuan-Fernandez ; les Gaitturdia , aux H eSSandwich ; les Sonchus ligneux des îles Ca-naries et Madère ; un genre nouveau au*Gallapagos et à l’île Chatam ; le Curloieisiu,à Ténériffe , etc.
Ainsi, si l’on compare le nombre des Coin'posées qui vivent dans les îles isolées, e *qu’on le combine avec celui des arbres, «ntrouve ce résultat curieux que, pour la fa-mille des Composées, les arbres ne compte 111que pour la cent-douzième partie ; et d uelorsqu’il s’agit des îles éloignées, elles comP'tent pour la treizième , ou, en d’autres te f 'mes , qu’il y a dix fois plus de Compose 1 ’-arborescentes dans les lies que dans les co»'tinenls.
Les Composées grimpantes, qui, pouf ’famille entière, sont au nombre de tî®’appartiennent presque entièrement aux R®^chauds, et en majeure partie auniu. Cependant, parmi les Mutisiées, ^
rencontre quelques Muthiu volubiles d® 11