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Composées sont les végétaux les plus par—faits, et les placent en tête du régne végé-tal , et par conséquent au point le plus éloi-gné des Cryptogames. I/ordre hiérarchiquedans lequel les classes ou familles d’un règnedoivent être placées est une question beau-c oup plus difficile en botanique qu’en zoo-,0 gie. Eneffet, comme le fait judicieusementfemarquer M. De Candolle , dans les ani-'haux, le système nerveux, base de toutes'es fonctions animales, donne un critériumassez simple et très certain pour juger du( ang que doit occuper chacune des classes,•'lais dans les végétaux, où le système ner-Ve ux manque, et où aucun être ne repré-se nte la prééminence de l’Homme, il est fortdifficile de décider quels sont les végétaux'os p| us parfaits. Pour M. De Candolle , lesP'antes les plus parfaites sont celles quiPfésentent le plus grand nombre de leurs° r ganes essentiels libres de toute adhérence,e 'distincts quant à leurs fonctions. Mais cePrincipe, qui paraît fondé en raison pour
animaux, peut-il être appliqué aux vé-«u? Là est le doute, et c’est en effet là
lesBêta
dd’il y a divergence d’opinion : car en pous-* a Pl le principe de M. De Candolle dansd'e sa rigueur, on arriverait à considé-rer 'es Diclines et les plantes dioiques commeP'us élevées en organisation que les Mono-P*'*les , ce que personne ne sera, je crois,en té d’admettre. D’autres savants éminents,' n Passant les Composées en tête des Dico-’iàdones, parlentde cette idée, qu’un végé-ost d'autant plus élevé en organisationde^ ' eS parl ' es C0In P 0sa ut la fleur ( organe^production) s’éloignent davantage desrara ctcres que présentent au contraire ceux' P 'a végétation. Or, d’après ce principe, il* r altra assez juste de placerau premier rangVégétaux dont toutes les parties de la fleurO» 8en ' e nt leplusd’adhérenceeldontchacun( , ( 8o ^oes s’éloigne le plus complètementcaractères foliacés ; puis ceux chez les—frit les ” eurs offre* 11 de légères adhérences' e calice et les pétales, puis enfin celleséta ° nl ' cs f°" 0 'e s d* 1 calice, les pétales, les^d'Inès et les carpelles complètement li-p ’. ce d* 11 donne pour série : Corolliflores,l fr ’d’flores et Thalamiflores, ou, en d’autresKyn‘ eS ' Mo " 0 Pétales,Polypétales épi ou péri-ls ty 6 hypogynes, avec lesquels
’ c 'ines paraissent avoir le plus d’affinités.
Quoi qu'il en soit, les Composées for-ment , avons-nous dit, l’un des groupes lesplus distincts et les plus nombreux durégne végétal. En effet, M. De Candolle,par des calculs assez rigoureux, et aprèsun travail immense sur celle famille, a re-marqué qu’elle formait la dixième partiedes végétaux connus. G. Bauhin a signalédans son Pinax 548 Composées ; Linné en acaractérisé dans ses divers ouvrages environ785 ; et comme ses livres contiennent à peuprès 8,000 espèces, on voit que les Compo-sés s’écartent très peu de la dixiéme partiedes plantes connues de son temps. M. DeCandolle, au moment de commencer la ré-daction de la famille des Composées pour leProdromus , a trouvé que l’on connaissaitavec précision environ 5,247 espèces : or,comme le nombre des espèces du règne vé-gétal , tel qu’il résulte du Catalogue deSteudel publié en 1822 , était de 50,534 ,la proportion du dixième pour les Composées s’éloignait donc fort peu encore de ce chiffre.Maintenant, et après un travail opiniâtrede plusieurs années, M. De Candolle vientd’ajouter 3,174 espèces à celles qui étaientconnues. Et si l’on joint à ce chiffre 559 es-pèces douteuses et mal décrites , on arriveà ce résultat, que le nombre actuel estde 8,523, ou d'un dixiéme, en portant lenombre total des espèces végétales connuesau chiffre de 85,000.
Quant à la proportion des espèces auxgenres, ou, si l’on aime mieux, la moyennedu nombre des espèces de chaque genre, onremarque qu’elle ne s’écarte pas , dans lesComposées , de ce qu’elle présente dans lerègne végétal considéré dans son ensemble.En effet, G. Bauhin cite 56 genres de Com-posées et 548 espèces , par conséquent envi-ron 10 espèces par genre ; Linné , 86 genrespour 785 espèces, soit une moyenne de 9 pargenre. A l’époque qui a précédé le travailde M. De Candolle, on ne comptait pas plusde 8 espèces par genre, et à peine 7 en ad-mettant tous ceux proposés par Cassini. Ce-pendant, après le travail de M. De Candolle,et grâce aux 3,174 espèces nouvelles dontcet illustre savant a enrichi cette famille, onpeut s’assurer que la proportion est revenueà ce qu’elle est dans le règne végétal entier,savoir:de 10 espèces par genre en moyenne.
Néanmoins, on doit ajouter qu’il n’est pre»-
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