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de longueur, non compris la queue, qui estgrêle et d’un tiers plus courte ; le pelageest ras, d’un brun noirâtre et luisant endessus; la tête est allongée; le nez portedouze pointes, dont huit rayonnant sur lepourtour, et deux doubles ou fourchues,plus courtes que les autres, sur les narines.Cette espèce est assez commune à la baied’Hudson , vers le lac Supérieur .
♦. Le Cosdylvr&\f.rt,C ondylura prasiiiataI.ess., si stromycta prasinala Harris. — Lecorps a 4 pouces et demi de longueur, noncompris la queue, qui en a un peu plus de 3;son pelage est long, fin , soyeux, d’un beauvert d’émeraude ; la queue est mince, étran-glée à sa naissance, puis élargie, sans ridesni sillons, la crête étoilée de son nez se com-pose de vingt-deux lanières. Il a été trouvédans la province du Maine, aux Etats-Unis .
(Boit.)
'COXDVI.L'HE. Condijlu.ru* (xo’vJv)o;, con-dylc ; oùpat, queue), crlst. —Ce genre, créépar Latreille , et rangé par ce même auteurdans son ordre des Décapodes de son Coursd’entomologie , est regardé par M. Milne-Ed-wards comme un crustacé dont les méta-morphoses n’étaient pas encore achevées.L’espèce type de ce nouveau genre est le C.Orbignyi, qui habite les côtes de La Rochelle .
(H. L.)
CO.\E. Conus. moll. — Depuis Belon,qui, en 1633, mentionne les Cônes dans sonpetit traité De cequatilibus , jusqu’à aujour-d’hui , nous pourrions compter plus de centnaturalistes dans les ouvrages desquels il estquestion des Cônes, soit vivants , soit fos-siles. L’examen de tous ces auteurs ajoute-rait peu de connaissances positives à l’his-toire d’un genre que sa beauté et la richessede ses couleurs ont depuis longtemps renduprécieux aux yeux des amateurs. Ces ri-chesses historiques nous présenteraient, àcôté de quelques erreurs, ce fait curieux dela réunion des Cônes en un genre natureldepuis longtemps pressenti ; et cela se con-cevra d’autant mieux qu'il est peu de genresaussi facilesàdistinguer que celui-ci. De tousles auteurs qui ont précédé Linné , il en esun surtout que nous devons mentionner,parce que chez lui le genre Cône se trouve cir-conscrit de la manière la plus nette et la plusnaturelle , à ce point que l’on peut dire queLinné l'a emprunté à Gualtieri . C’est à
Linné que l’on doit la création définitive dugenre ; il le met dans le voisinage des Por-celaines et des Strombes, et tous les auteurslinnéens ont adopté cette classification. De-puis Linné , Bruguière est, sans contredit,le naturaliste qui a le mieux traité le genreI Cône dans VEncyclopédie, et qui a donné surlui les renseignements les plus exacts. Lepremier, il a fait voir que les Cônes n'ontpas une grande analogie avec les Porcelaineset les Olives, et l’opinion de ce savant ob-servateur se fondait sur un fait important,qui lient, comme on le sait aujourd'hui, àune différence considérable dans l’organisa-tion des animaux. Dans tous les genres de lafamille des Enroulées (Olive, Porcelaine .Marginelle, Ancillaire,etc.), l’animal, pourvud’un très large manteau , le renverse sur sacoquille, l’épaissit constamment, et lui donnece poli naturel qui est caractéristique ; dansles Cônes , au contraire, l’animal a le man-teau très court, et la coquille fraîche esttoujours revêtue d’un épiderme quelquefoistrès lenace et très épais, et que les mar-chands ont ordinairement soin d’enleverpour faire ressortir le brillant des couleursde la coquille. Ces différences paraissaientà Bruguière suffisantes pour éloigner lesCônes des Olives et des Porcelaines; maisson opinion , toute rationnelle qu’elle est,n'a été adoptée que par le plus petit nom-bre; car malheureusement Lamarck , en-traîné par d’autres considérations, joignitles Cônes aux genres assez nombreux dontil a formé sa famille des Enroulées. L’opi-nion de Lamarck prévalut, et Cuvier lui-même l’adopta dans les deux éditions duRègne animal. Cependant Férussac , dansses Tableaux systématiques des Mollusques,revenant à l’opinion de Bruguière, proposade rapprocher les Cônes des Buccins, touten établissant pour eux une petite familleparticulière. Nous-mème, dès 1823, dansle Dictionnaire classique d‘Histoire naturelle,avons partagé l’opinion de Bruguière et deFérussac . Un peu plus tard, M. de Blain-ville l’adopta aussi dans son Traité de Ma-lacologie, mais en la modifiant. Apercevantune grande ressemblance entre les Coquillesjeunes des Strombes et celles du genre Cône,il crut, d’après cela, devoir les comprendredans la même famille, celle des Angystomes.ce qui, dans notre opinion, éloigne le genre