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pii question (le ses rapports naturels. D a-bord, on peut dire qu’on ne peut pas con-clure rigoureusement l'analogie de deuigenres parce que le jeune âge dans l’un res-semble a l’état permanent dans l’autre. Unecomparaison n’est complète et ne peutavoirun résultat logique qu'autant qu’elle em-brasse tous les caractères des objets compa-rés. Or,dans sa comparaison, M. deBlainvillelaisse en dehors tout ce qu’il y a d’importantpourdéterminer les rapporlsdes genres entreeux, c’est-à-dire qu’il fait abstraction desmodifications singulières que les Coquillesdes Strombes subissent à mesure qu’ell’svieillissent, modifications qui n’existent ja-mais dans les Cônes ; et enfin M. de Blain-ville ne tient pas compte de la différenceénorme qui existe entre les animaux desdeux genres. Déjà Adanson avait donné ladescription de l’animal de quelques espècesde Cônes . Bruguière, qui, dans son voyageà Madagascar , avaiteul’occasiond’en obser-ver vivantes quelques autres espèces, con-firme en tout les caractères donnés par Adan- !son. Enfin, dans ces dernières années,MM. Quoy et Gaimard , ainsi que M. Eh-renberg , ont fait connaître par la descrip-tion et de bonnes figures plusieurs autresespeces de Cônes , et nous-même avons vucelui de la Méditerranée, figuré par M. Phi-lippi dans son Enumeralio molluscoritm Si-citioc. l] résulte de cet ensemble de do-cuments , il résulte aussi de ceux qu’on amaintenant sur les genres Strombe et Plc-rocere, que les Cônes sont très séparés deces derniers genres, et qu’ils ne le sont pasmoins des Olives et des Porcelaines.
Comme leur nom l’indique, les Cônessont des coquilles cono'ides, à spire généra-lement courte, quelquefois même assezaplatie pour que la coquille puisse se tenirdebout lorsqu’elle a été placée de ce côtésur un plan horizontal. Le dernier tour con-stitue à lui seul la plus grande partie de lasurface de la coquille; il est régulièrementconique, et il est terminé à la base plutôtpar une dépression que par une échancrure.L’ouverture, dans ce genre, est presqueaussi longue que la coquille elle-même, carelle occupe toute la hauteur du dernier!our. Elle est toujours étroite ; ses bordssont parallèles; la eolumelle est droite, sansPlis et sans courbure ; le bord droit est sim-
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pie, toujours mince et tranchant, et il esttoujours détaché de l’avant-dernier tour parune échancrure plus ou moins proronde quise montre à la partie supérieure de l’ouver-ture dans la partie de son bord qui appar-tient à la spire. Certaines espèces, dans les-quelles cette échancrure est très profonde,ne manquent pas d’analogie avec quelquesPleurotomes , ce qui a fait croire à quelquespersonnes que ces deux genres devaientétrerapprochés. Les tours de spire, dans lesCônes , sont très étroits, par conséquentnombreux; ils laissent entre eux peu d’es-pace, ce qui force les viscères de l’animal àse disposer sous la forme d’un ruban aplati,ou, pour mieux dire, c’est celte forme parti-culière à l’animal des Cônes qui déterminecelle de la coquille. Les accroissements dela coquille se fout comme dans la plupart decelles qui sont connues, et ce mode d’ac-croissement, qui se continue pendant toutela durée des espèces , diffère d’une manièretrès notable de celui des Porcelaines et desOlives lorsqu’elles sont arrivées à un certaindegré de développement.
L’animal des Cônes rampe sur un pied al-longé et fort étroit, peu épais, tronqué enavant, et présentant deui lèvres à ce bordantérieur. Sur l’extrémité postérieure de cepied, il y a un petit opercule corné beau-coup plus court que l’ouverture, et assezétroit pour permettre à l’animal de rentrerprofondément en dedans. La tête est d'unmédiocre volume; elle s’allonge en un petitmufle proboscidiforme , à la base duquels’élève, de chaque côté, un tentacule co-nique , grêle , sur le milieu duquel, et ducôté externe, est situé le point oculaire. Al’extrémité de cette espèce de trompe setrouve l’ouverture buccale , qui est arméeen dedans de nombreux crochets cornés, in-sérés sur une langue dont l’animal se sertpour déchirer et dévorer les animaux dontil se nourrit. I.e manteau revêt l’intérieur dela coquille, et se prolonge en avant en uncanal charnu, cylindracé, et qui dépasse lacoquille à peu près de la même manière quedans les Buccins et les Mitres. Ce canal estouvert à son extrémité libre, et il est des-tiné à porter l’eau sur les branchies. Si nouscomparons maintenant les caractères del’animal des Cônes avec ceux des autresgenres connus, nous leur trouverons la plus