2()4
COQ
doigt- antérieurs unis par une membranejusqu’à la première articulation ; pouce élevéne leric. Ailes courtes, concaves et étagées;première rémige courte, et la quatrième laplus longue; queue comprimée, formée dedeux plans verticaux adossés, composée de14 rectrices débordées par les couvertures ;pennes du milieu recourbées en arc chez lestnàles.
Les particularités anatomiques de cet oi-seau rentrent presque toutes dans celles dela structure générale des Gallinacés ; leurtroisième estomac (le gésier) est peut-êtrel’appareil digestif le plus puissant de tous lesOiseaux de cet ordre. Réaumur, Redi, Spal-lanzani, dans leurs expériences sur la diges-tion .ont constaté qu’en moins de quatre heu-res il peut réduire en poudre impalpable uneboule de verre assez épaisse pour porter unpoids de 2 kilos. Le canal intestinal a plusde cinq fois la longueur du corps ; les deuxcæcums ont 15 à 18 centimètres de long, etprennent lenr origine au point où le colonest joint à l’i.éon. Les testicules du mâlesont beaucoup plus volumineux que dansles autres Oiseaux : ainsi, tandis que l’Aigle les a gros seulement comme des pois, unPoulet de quatre mois les a déjà gros commedes olives. La trachée s’élargit en approchantdu larynx supérieur, et se rétrécit sensible-ment vers le larynx inférieur, qui est trèscomprimé; les bronches ne sont pas forméesd’anneaux entiers, et leur intérieur est ta-pissé d’une membrane. Toute la trachée pa-rait susceptible d’un allongement et d’unraccourcissement assez considérable, et lelarynx inférieur peut également varier devolume suivant l’intensité des sons que l'a-nimal veut produire. Ainsi, il est probableque la voix aiguë du Coq est produite par lacompression du larynx inférieur. On trouve,à l’intérieur de la partie supérieure de latrachée, à l’onfice delà glotte, une petiteprotubérance qui se retrouve dans le Pauxi,le Hocco et le Pénélope. C’est de tous lesOiseaux celui dont le cerveau oITre la dis-proportion la plus grande avec les masses ducorps; elle est comme 1 està 412: aussi sonintelligence est-elle obtuse et son industrienulle.
Les formes du Coq sont lourdes et mas-sives; il vole rarement et avec effort, mais ilmarche d’un pas assuré , et court avec une
COQ
grande vitesse. Sa démarche grave et fl® reannonce la force et le courage ; sa tète estélégamment ornée d’une crête lisse ou dente-lée, quelquefois en couronne, d’un roug 1 ’vif ; son cou est garni de plumes longues etdécomposées, susceptibles de se dresser dansl’émotion ou dans la colère ; sa queue, for-mée de rectrices arrondies assemblées par lesdeux plans internes, porte dans le mâle desplumes longues retombant gracieusementen arc. f'oy. l’Atlas de ce Dictionnaire, Oi-seaux, pl. 7, A.
Le chant bien connu du Coq, et que nousreprésentons par les syllabes co-co-ri-co, estclair et perçant. Il le fait entendre pendantla nuit aussi bien que dans le cours de I®journée. En été, léchant de nuit du Coq com-mence à 2 ou 3 heures du matin, et en hiverà 10 ou tf heures du soir. Chaque fois qu ilchante, il bat des ailes, se dresse sur le 9pattes, allonge le cou. II a un autre son devoix beaucoup plus doux qui est son cri derappel pour inviter ses Poules à manger.
La Poule est d’un tiers plus petite etd’un eallure plus gracieuse ; la crête est beaucoupplus basse que celle du Coq, et nulle dan squelques especes. La queue est de tném eforme, mais arrondie et sans rectrices al-longées; son cou est garni de plumes courte*et imbriquées comme dans le reste du corP*-Sa voix est un caquètementou gloussementsusceptible de modulations, mais qui devientun cri aigu et discordant dans leur frayeur-
Les Coqs sont polygames, et veillent ave cune tendresse jalouse à la sécurité de lcu fsfemelles. Leur accouplement est de peu ^ edurée , mais fréquemment répété. Au m 0 '
ment où le Coq a fait choix d’une pou |e ’1 fai"
il s'approche d’elle les ailes basses, en lo
sant entendre un murmure grave, mais P te ^cipité; il la saisit par la crête, s’élance *elle ; puis l'acte fini, il se relève, sedresse *'ses pattes, bat des ailes et chante victoire- 1^Poule hérisse ses plumes , se secoue en *'
I lence et va rejoindre ses compagnes. ei Dans l’état de liberté , les Poules font »j espèce de nid assez semblable à celuiI Perdrix, et y déposent un grand nom ^d’oeufs ; mais en servitude, elles p 0 ®^,dans le premier endroit venu et le plu* svent sans préparation. C’est par les .qu’est sécrété le carbonate de chaux ^° l ^ eforme chaque jour en quantité consid^r*