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ti troisième sany , etc. I.e principe colorantne se détruit point par le chlore; il est inso-luble dans l’alcool et les autres liquides tirésdes matières organiques; il noircit par l’acidehydrosulfurique et se dissout dans les acidesminéraux. Selon M. Vogel, 0,01 d'oxyde deEer serait la base e la coloration du Corail .D'ailleurs celle substance contient 0,27 d’a-cide carbonique , 0,50dechaux, 0,05 d'eau,0,03 de magnésie etO.Ol de sulfate de chaux.Le Corail blanc n’est point estimé, et cequ’on appelle quelquefois Corail noir estla tige des Antipathes.
1,’opinion des anciens sur la nature duCorail était loin d’être exacte. Théophraste le compare à l’Hématite ( voyez ce mot ), etil dit aussi qu’il est semblable à une racineet qu’il croit dans la mer. Dioscoride pencheaussi pour que ce corps suit de formationvégétale. « C’est, suivant lui, un arbris-seau marin , qui, tiré de la mer , se durcitaussitôt à l’air; il sullit même de le toucherencore vivant pour le pétrifier. Ovide avaitdit à propos de cette production :
Sic est Cocallium , qui prin>tim contigit miras
Temporc. durescit; mollis luit Iicibu »ub midis.
Ce sont autant d’assertions erronées , maiselles furent longtemps acceptées commel’expression de la vérité; et si quelques unesfurent contestées avant Peyssonnel, celle dela végétabilité du Corail parut un fait dé-montré quand Marsigli (1706) donna la des-cription de ses fleurs.
Dès 1585, le chevalier J.-B. de Nicolal,préposé à la pêche du Corail sur les côtesde Tunis , fit plonger exprès un pêcheur àqui il ordonna d’arracher le Corail et d’ob-server s’il était mou ou dur. Contrairementà ce que disaient les anciens, cet homme ob-serva qu’il n'était pas moins dur dans la merque dehors. Nicolaï voulut s’assurer du faitpar lui-même; il plongea aussi, et il le re-connut exact.
En 1613, Ong de la Poitier , gentilhommelyonnais, confirma cette observation, et ilrevit le suc laiteux du Corail frais, dontavait aussi parlé Nicolaï. 11 ajouta encorecelte donnée intéressante, que les branchesdu Corail, même tirées de la mer, ne sontrouges et polies que lorsqu’on en ôte l’écorcemolle et souple qui les recouvre.
En 1671, l’Italien Iioccone s’occupa du
Corail , mais d’une manière moins heureus"encore, puisqu'il prétendit que c’est un un-itérai. « Le Corail, dit-il, n’a ni fleurs »*feuilles, ni graines ni racines; il est dont,bien éloigné du genre des plantes, et doitêtre mis dans le genre des pierres. » M'"»l’opinion de ce naturaliste eut peu de crédit,et I'ournefnrt, qui d’ailleurs faisait végétermême la pierre, plaça le Corail parmi lesplantes comme on le faisait avant Boccniie.En 1706, Marsigli sembla décider la questiond’une manière péremptoire en annonça" 1à l’Académie des sciences de Paris la décou-verte qu’il venait de faire des fleurs du Co-rail . « Je vous envoie, écrit-il à l’abbé B 1 'gnon, qui présidait alors l’Académie , l'his-toire de quelques branches de Corail qui se
sont toutes couvertes de fleurs Manches .
Dans la pensée qu’il était important de con-server une branche de Corail dans une hu-midité suffisante, pour pouvoir observerdans le cabinet et hors de l’agitation tout cequi appartenait à l’écorce, j’avais eu soin deporter avec moi des vaisseaux de verre q ueje remplis de la même eau où l’on avaitpêché, et où je mis quelques unes de ces
branches.Le lendemain matin je trouva*
toutes mes branches de Corail couvertes defleurs blanches de la longueur d’une lig l,eet demie , soutenues d’un calice blanc d’<* upartaient huit rayonsde même couleur, éga-lement longs et également distants les un*des autres, lesquels formaient une très bell eétoile, semblable, à ta grosseur, à la coulc ,iret à la grandeur près, au girolle. » Marsig 1 'raconte ensuite comment ayant retiré le Co-rail de l’eau pour en observer les fleurs pl uScommodément, ces fleurs disparurent!comment l’ayant replongé dans l’eau, elle*reparurent. Cependant il n’en déduit P* sque ce dût être autre chose que des fleurs,et la gloire d’avoir découvert la véritabl*nature de ces prétendues fleurs, et par sud®celle du Corail lui-même, revient tout en-tière à Peyssonnel. Ce dernier, qui et»' 1médecin botaniste du roi, observa d’abordsur les côtes de Provence , et ensuite pend*" 1une mission qu’il avait reçue pour les côtesde Barbarie, le genre de vie et la conforma-tion du Corail . On possède de lui une his-toire inédite de ce Zoophyte, histoire dan*laquelle il est aussi question de plusie |,rf 'productions analogues : c’est un des nia" 11 '