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Tome quatrième.
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plus violents ; on peut (lire enfin que, parmiles Passereaux , ee sont les espères les plusfavorisées quant aux facultés réunies du vol,«le la marche, de l’odorat et de l'alimentationomnivore.

Les Corbeaux vivent par paires ; lors-qu'ils ont adopté une localité pour leur ni-dification, ils y reviennent chaque année,et ne souffrent aucune Corneille aux alen-tours, dans un rayon même assez étendu.Ils n’émigrent point à quelque époque del’année que ce soit ; il en est de même denos Corbines ; mais nos Corneilles mante-lécs, comme celles de l’Amérique septen-trionale , abandonnent leur pays natal àl’arrière-saison, et n’abordent nos dépar-tements du Nord et de l’Ouest qu’aux ap-proches de l’hiver ; il en est de même desFreux , et les Choucas qui habitent noscontrées septentrionales disparaissent im-médiatement après les couvées pour ne re-venir qu’en septembre ou octobre.

Les Corbeaux et Corneilles sont répandussur toute l’étendue du globe. On a mêmecru, et Vieillot le pensait ainsi, que notreCorbeau, Corvus Corax , était le même quel’espece du cap de lionne-Espérance et cellede l’Amérique septentrionale ; mais depuisquelque temps , et par suite d’un examencomparatif plus détaillé, on a reconnu qu’ilsformaient trois espèces distinctes , et il pa-raît que la nôtre, qui est la plus septen-trionale , puisqu’elle est commune en Is-lande , en Norwége et dans le nord de l’A-sie, se retrouve aussi, d’après M. Temminck ,absolument la même au Japon . Le CorbeauLeucophée ou de Féroé ( Corvus LeucophæusVieil!., Gai., pl, 100, ou Corvus Leucomelas'Vagi., esp. 4) est une espèce particulièreau Nord de l’F.urope , qui, ne différant dunôtre que par une taille un peu plus forteet par des parties blanches dans son plu-mage^ laissé longtemps eri doute parmi lesnaturalistes s’il n’était point une variété al-bine du Corbeau vulgaire ; mais, après descomparaisons scrupuleuses avec ces variétésmêmes qui se retrouvent comme lui dans leNord , on a reconnu qu’il était une espècedistincte, et de plus particulière à l’ileFéroé -

Personne n’ignore avec quelle facilité s’ap-privoisent les Corbeaux et Corneilles élevésen domesticité. Lorsque leurs ailes ont at-

teint leur longueur et leur force, si on le*laisse en liberté, loin de les employer aprendre la fuite, ils ne s’en servent que pourvoltiger autour du lieu où ils ont été élevés,se perchant tantôt sur la maisoi^, sur le»arbres des environs, sur les personnes mêmequi les ont élevés, et qu’ils reconnaissenttoujours. Ils sont d’une hardiesse incroya-ble et méchants pour les autres animaux,surtout pour les Chats et les Chiens , aui-quels ils disputent le morceau de viandequ’ils s’apprêtaient à manger, et qu’ils le»forcent souvent d’abandonner par suite decoups de bec réitérés. Dès qu’ils ont suffi'samment mangé , ils emplissent leur bec etune partie de leur œsophage de ce qui rested’aliments, et vont le cacher dans le premiercoin ou anfractuosité quelconque , puis I erecouvrent, soit de petites pierres , de mor-ceaux de bois ou de terre qu’ils trouvent aleur portée, et qu’ils posent dessus avecleur bec en attendant que la faim les ra-mène vers ce garde-manger improvisé.les a vus quelquefois ( l’espèce du grandCorbeau) transporter dans leur cachette, unà un et sans les-casser, un certain nombred’œufs de poule qu’ils volaient dans le pa-nier de provision.

Le Corbeau, d’après sa couleur, son croas-sement lugubre, son odeur fétide, a été long-temps regardé comme un oiseau de mau-vais augure; on lui a même attribué le do"de présager l’avenir, mais surtout les évé-nements sinistres. Un combat entre les Cor-beaux et d’autres Oiseaux de proie était au-trefois un présage de guerre cruelle entreles nations. Son vol plus ou moins élevé»inquiet ou incertain, ses cris particulier*’annoncent le mauvais temps sans nuldoute,mais cette science de l’avenir lui est com-mune avec la plupart des autres Oiseaux >comme eux, il connaît bien mieux ù uenous l’élément qu’il habite , et est plus sus-ceptible d’en recevoir les moindres imp reS '

sions; il pressent sesmoindreschangement*’

et nous les annonce par certains cris eteertaines actions qui sont en lui Follet naturede ces changements. Dans le temps où I e *aruspices faisaient partie de la religion • ' c>Corbeaux étaient des oiseaux intéressants^on étudiait toutes leurs actions, toutes I e *circonstances de leur vol, toutes les 111flexions de leur voix; chacune avait une* 1