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Tome quatrième.
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supérieure irès courbée vers la pointe, cro-chue; mandibule inférieure comprimée etrevêtue à sa base d’une membrane qui s’é- itend sous la gorge ; narines basales linéaires <et à peine visibles ; face et devant du cou inus ; tarses courts et robustes ; trois doigts en Iavant, le pouce articulé intérieurement, jtous réunis par une seule membrane, ongle idu médius denté ; ailes médiocres ; première (rémige un peu plus courte que la deuxième,qui est la plus longue; queue arrondie etcomposée de douze à quatorze pennes.

l-a taille des Cormorans varie depuis lagrosseur d’une Oie jusqu’à celle d’une Sar-celle ; leur corps est massif et sans grâce ;leurs pieds sont courts et rentrés dans l’ab-domen ; leur cou est allongé , leur tète pe-tite et aplatie; les yeux sont situés très enavant et près de la commissure du bec ; l’i-ris, brun dans le jeune âge, devient vertdans l’âge adulte ; la poche gutturale, plusou moins grande suivant les especes, estjaune dans la plupart, noire dans le Cor-moran pygmée , et d’un rouge vif dansle Cormoran de Bougainville et dans l’Éry-throps ; les pieds, noirs dans presque tous,sont cendrés dans le Cormoran pygmée,jaunes dans celui de Desmarest et dans leC. impérial, rouge dans celui de Gaimard ;le bec est généralement d’un noir plus oumoins profond, mais il est quelquefois gris-cendré ou jaunâtre. La couleur du plumagedes Cormorans est le noir verdâtre ou bronzémat ou à reflets, le grisâtre et le blanc plusou moins pur, occupant le haut du cou et latète ainsi que le ventre et les cuisses. On nevoit pas de différence de plumage suivantles sexes, et c’est à tort que Cuvier a dit quela livrée de noces des Cormorans apparte-nait aux mâles. On a souvent pris le plu-mage des jeunes pour la livrée des femelles.11 y a donc dans les Cormorans trois livréesbien distinctes: celle des jeunes de l’année,qui diffère essentiellement de celle des adul-tes en ce que toutes les teintes sont moinsprononcées ; celle des adultes, ou le plu-mage d’hiver, que les jeunes ne prennentqu’a un an; et le plumage d’été, ou denoces.

L’anatomie du grand Cormoran est laseule qui soit bien connue, et c’est d’aprèselle que nous déduirons les particularités destructure qui caractérisent ces Oiseaux (ce

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qui n’est pas toujours exact: témoin ce qu*nous avons dit à l’article aigle sur la con-formation du larynx des Aigles royal et im'périal). Dans les deux sexes, la trachée estcartilagineuse; en approchant de la ghd leelle s’élargit en entonnoir, et le larynx infe-rieur est fermé par un seul anneau auquelsont attachées les bronches. Leur foie est,comme celui du Cygne , à trois lobes; le*reins sont dentelés en crête de coq; l'œso-phage, qui n’est distinct de l’estomac q" cpar un rétrécissement peu résistant, est sus'ceptible d’une dilatation considérable , etl’oiseau peut sans peine faire arriver dan*son estomac un poisson d’un volume con-sidérable, ce qu’il accompagne d’un vio-lent mouvement de la tête et du cou po urfaciliter la déglutition. M. Chavannes aconfirmé un Tait assez obscurément énoncepar Volcher Coïter et Tiedemann, c’est quele Cormoran porte dans la partie correspon-dant â la protubérance occjpitale externeun os triangulaire et mobile, mû par deuxmuscles particuliers et ne faisant pas partiede l’occipital. D’un autre cdté, le trou occi-pital est percé dans la partie supérieure del’occiput, disposition qui facilite les effort*de cet oiseau pour avaler une proie souventd’une grosseur extraordinaire.

La nourriture des Cormorans consiste enpoissons de mer et d'eau douce et surtout enAnguilles , et ils en font une telle consomma-tion qu’on les regarde avec raison comme dedangereux voisins. C’est avec le bec et nodavec la patte, comme cela se trouve indiquedans des ouvrages récents, qu’ils saisissentleur proie; iis la jeltenten l’airet la reçoiventdans leur bec, la télé la première, avec uneadresse si grande que jamais ilsne manquentleur coup. La voracité des Cormorans estfort grande, et la quantité de poissons qu‘ lsdévorent en un seul jour est de 3 à à •cil 0 'grammes.

Plongeurs aussi habiles que nageurs exce 1 'lents, ils poursuivent avec une rapidité sa" 8égale un poisson qui fuit comme la (lèche etrarement leur échappe. Ils nagent la tèteseule hors de l’eau . ce qui leur permet souvent d’échapper à la balle qui les menace-A terre . leur démarche est plus lourde q uecelle du Canard , et ils se tiennent le corP 8presque dressé et appuyé sur les long"" 8rcclriccs de leur queue. Peut-être la dm 1