Band 
Tome quatrième.
Seite
245
JPEG-Download
 

CO K

«iillé de leur station en a-t-elle fait des Oi-| eaux perchcurs ; car on les voit, dans lesoù se trouvent des arbres ou des

lieux

ils

buissons > préférer se percher à rester sur■e sol

beur vol est assez rapide et soutenu ; mais8 hc paraissent pas s’avancer loin en mer,ni Pénétrer fort avant dans les continents,tl’est sur les rr chers ou sur les arbres qu’ilsSe üennent, plus souvent non loin du voisi-na 8e de la mer, et ils se rassemblent dansres localités en troupes considérables.

A l’époque de la pariade , qui est le prin-'sinps, les Cormorans s’isolent par couples,e l l’on voit toujours réunis le mâle et lafemelle. I.eur nid , établi à terre , dans leereux des rochers ou sur des arbres, estc «mposé de joncs, d’herbes ou de fucus gros-8 'éremenl entrelacés. Ils y déposent de deuxa quatre œufs d’un blanc sale ou verdâtre,^Salement gros des deux bouts, et dont lafn <Iüille est rude et a sa surface inégale.

••a durée de l’incubation est de 30 jours,les petits sont un an avant de prendre‘hr plumage. I.a mue a lieu chez ces oi-*éaux deux fois par an . à l’automne et auIbïntemps. La première fait tomber les plu-ln, ' s blanches qui ornaient leur cou et leursdisses. et étaient leur parure de noces.

I*é cri des Cormorans, que Sleller com-

pare

a celui d’une trompette d’enfant, res-

^Wble plus à celui de la Grue.

naturel du Cormoran est doux , et ilV JI en bonne harmonie avec les oiseaux’l eau qui habitent les mêmes lieux que lui.^ n'y a que les Mouettes à la poursuite des-loelles il s’attache quand elles ont pris unPoisson ; mais la convoitise s’éteint dèslo’elles l’ont avalé , et il cesse toute pour-s «ite.

A utant le Cormoran est agile dans l’eau,Jhtant il est lourd et pesant à terre : une018 Posé il ne bouge plus, et l’on peut s’ap-loocher de lui sans qu’il paraisse ni s’éton-b Çr ni s’effrayer de votre présence. M. decrhoënt en a vu au Cap des bandes entières^ler immobiles pendant six heures sur lesl>u ées des ancres.

bes Cormorans sont des Oiseaux migra-eur s, ce que rendentsans doute nécessaires* c °nsommation qu’ils fout de poissons et le'‘Peuplement rapide des points où ils se®° nl établis ; mais on en trouve en toutes

COR 245

saisons dans nos pays,où ils sont communs,surtout le grand Cormoran.

I.es espèces propres à l'Europe ont unedistribution géographique fort étendue ; cesont néanmoins plutôt des oiseaux du Nordque du Midi. I,e C. largup remonle jusqu’au60". I.e grand Cormoran est assez rare dansle Midi, et commun dans les parties tempé-rées et septentrionales du globe. Le Nigaud,quoique plus commun dans les régions arc-tiques et antarctiques, est répandu partout;on le trouve en Afrique et au Brésil , et lesautres se trouvent aux Malouincs, à la Nou-velle-Hollande , à la Nouvelle-Zélande , àTerre-Neuve, au Bengale, an Brésil , auChili el au Cap. au Sénégal , à Maurice, cequi fait de ce genre un groupe dont la distri-bution est aussi large qu’il est possible.

On s’est servi autrefois en Europe , et sur-tout en Angleterre, du Cormoran pour lapêche. Cette coutume, aujourd’hui aban-donnée chez nous, est encore en usage à laChine . On habituait le Cormoran à rapporterà son maître le poisson qu’il prenait, et quandil l’avalailon leluifaisail rendre en lui pres-sant l’œsophage avec la main, ou bien on luipassait au cou un anneau qui l’empêchaitd’avaler. Espinar, qui écrivait dans le siècledernier, a été témoin de cette pêche. Un ha-bitant des bords de la Saône a cherché àdresser un Cormoran ; mais, soit faute d’uneéducation assez prolongée, soit inaptitudede la part de l’animal, on ne lui faisait lâ-cher que le fretin : dés qu’il avait pris unpoisson un peu gros, il ne revenait pas etallait tranquillement le manger loin de sonmaître.

La chasse des Cormorans, si facile puis-que ces Oiseaux ne fuient ni sous le feu denos armes, ni sous le bâton , et n’évitentaucun piège , même les plus grossiers , neprésente pas d’agrément au chasseur quiaime les dillicultés Ce n’est qu’à titre devoisins dangereux qu’il faut les détruire,carleur chair, quoique grasse, est de mauvaisgoût, et la nécessité seule peut en faire man-ger. Leurs œufs ne sont guère meilleurs, etFabriciusdit que les Grocnlandais, habituéscependant à une nourriture peu délicate ,les mangent avec répugnance. Cook ditpourtant, en parlant du Nigaud, que lachair des adultes est passable el celle desjeunes assez bonne à manger.