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Chevrotains est dans ce cas ; c’est encore cequ’on remarque dans les Moutons d’Afriqueappelés à tête noire (Ovis melunocephulu),et qu’on a regardés comme une simple va-riété de nos Moutons ordinaires, bien quece soient des animaux d’espèce distincte.
Les cornes sont des armes puissantes aussiutiles pour l'offensive que pour la défensiv e ;leurdéveloppement est le signe de la force etdu courage ; il en est aussi l’auxiliaire le pluspuissant. Dans ces nombreuses races où Japolygynie est l’état le plus habituel, c’est àcoups de cornes que les mâles se disputent lapossession des femelles ,- et chez les Cerfs oudans la majorité des espèces, les mâles seulsont des bois, qui tombent annuellementaprès la saison des amours. Ces cornes desCerfs, caduquesettout-à-fait de substance os-seuse, ont reçu plus particulièrement le nomde bois ; celles des autres Ruminants l la Gi-rafe exceptée), dont le prolongement osseuxest recouvert d’un étui de substance cornée,sont au contraire les véritables cornes, etl’on nomme souvent Céraphores ou Cérato-phores les animaux qui les présentent. Celles-ci ne tombent point ; elles s’accroissent pen-dant toute la vie de l’animal, et le Bélier oule Taureau leur doit la possession de ses fe-melles , en meute temps que la dominationdu troupeau qu’il dirige ; elles sont donc icicomme chez les Cerfs , les Antilopes , etc.,un gage certain de puissance et de domina-tion: aussi, lorsque la force physique étailen-core pour l’espèce humaine la conditionpresque unique de la supériorité, les statuesdes héros, des demi-dieux et des dieux em-pruntaient au Taureau et au Bélier les si-gnes les plus saillants de leur puissance.Jupiter Ammou , Astarté, déesse de Sidon ,Osiris, l’an, les satyres, les faunes, etc., fu-rent représentés avec des Cornes ; Alexandre-le-Grand voulut qu'on lui en donnât sur sesmédailles ; et Moïse , donnant au peuple juifles tables de la loi, porte des cornes de feuqui témoignent de sa sagesse en même tempsque de son autorité.
Nous avons déjà distingué deux sortes deigemenls frontaux constituant de véri-ta .les Cornes : les bois ou Cornes caduques,cl les Cornes à Hui ou véritables Cornes. LaGirafe nous en présente une troisième sorte ,«INI Hui et tpiphysaires (l). La corne des
(i; Q .f.qiu’» terheivlies , qn’on n'.i pas suffisamment stti-
Rhinocéros , qu’elle soit unique ou doubla(quelquefois même elle est multiple par dé-composition), est aussi d’une autre nature ,mais ce n’est pas une véritable corne: elierésulte d’un amas considérable de poils ag-glutinés, et on peut la comparer à l’étuicorné des véritables cornes. Simple ou mul-tiple, elle est toujours placée sur la ligne mé-diane, et ce caractère ne se retrouve dans au-cun animal ruminant. La prétendue Licorne ,dont on voit cependant la figure dans les au-teurs de la renaissance , est un être imagi-naire , ou plutôt c’est la Gazelle ( AntiloP*Gazella), que des dessins faits de profil etmal interprétés par les voyageurs avaientfait prendre à tort pour un animal unicorue-Les cornes des Ruminants sont doubles etjamais placées sur la ligne médiane (2) ; leurnombre le plus ordinaire est de deux , mat*une espece indienne d’Antilope en a quatre(A. quadric'imis ;, et le Sivalherium, grandanimal fossiie dans les mêmes régions, el1avait également deux paires. Les Boucs et le»Béliers à quatre cornes sont des individu 1rnunstrueux ou altérés.
Les auteurs de la renaissance , et quelque*autres après eux,ont attribué des cornes ayantla forme de bois, ou pourvues d étuis corné»’à des animaux étrangers à l'ordre des Rum 1 'nants. Nuremberg rapporte qu’il a vu unChien et un Lièvre cornus; J. Renaudot ditque le comte de Vitry tua un Lièvse semblable»dont il donna les cornes au roi d’Angleterre'Conrad Furer, un des traducteurs de Ges-ncr, donne la description de deux cornes deLièvre d’inégale grandeur ; elles furent, a*'rure-t-il, déposées dans le cabinet de l’élec-teur de Saxe, dans les Etals duquel on avaitpris les deux Lièvres. Worm en possédai*deux pareilles, avec la partie du crâne sur l a "quelle elles étaient implantées : elles étai el ' 1longues de 0,054, un peu aplaties et légère'ment courbées. Ebbo-Usfeld en avait fa‘ lvoir au même auteur qui avaient 0 , 02 ' i ladroile se divisait en trois rameaux ai„u6, e *la gauche en deux seulement. Th. Bartlm'"'en a vu aussi, et Johnston avait déjà lig" 1un Lièvre avec une paire de pet.ls bois »i |f
vi«»s, tendent à faire penser que l’aie osseux desétui h autmi son point spécial il’oss lii ation, et qu’elle rn °'tuent d’abord de vci it.iblea epiphyses
(a) 11 faut cependant en excepter la Girafe, qu* * tfÜ ,,cornes; la troisième médiane i n avant des lieuxplus petite.