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lus._Genre de Coléoptères tétramères, fa-
mille des Curculionites, ordre des Ortho-cères , division des Cossonides , établi parClairville, et adopté aujourd'hui par tous lesentomologistes. Schœnherr (Synonymiu Cur-culionidum , t. IY, p. 994) en a fait connaître47 espèces d’Amérique, d’Asie, d’Afrique etd’Europe . Parmi ces dernières, nous cite-rons les Cossonus linearis Fab., cylindricusDej.-Schr., et ferrugineus Schœnh., quiest différent de celui d'Olivier, que cet au-teur cite comme étant le même. Tous troisse trouvent, aux environs de Paris , sur lesvieux Saules, qu’ils perforent. Par la quantitéd’espèces récemment découvertes, et dontla plupart viennent d’Amérique , on peutassurer que le nombre de ces insectes quirestent à connaître est considérable : ils sontpetits et vivent dans l’épaisseur des écorces,où l’on a peu l’habitude de les chercher.
Le corps des Cossonus est très allongé,sublinéaire, ciselé, dur i1 ailé. (C )
"COSSUS, mam. — Nom d’une race deChèvre des Indes.
COSSUS (suivant Pline , c’est le nomd’une larve qui vivait dans l’intérieur desarbres, et que les Romains servaient sur leurtable comme un mets délicat, après l’avoirengraissée en la nourrissant de farine ). ins.— Ce nom avait été donné par Linné à uneespèce de Lépidoptère nocturne du genreBombyx ; Fabricius s’en est servi pour dési-gner un genre auquel celte même espèce sertde type. Ce genre a été adopté par Latreille ;mais il en a retranché plusieurs espèces (F.zeuzèbe) et l’a restreint à celles qui présen-tent les caractères suivants : Langue nulle ;palpes antérieurs cylindriques, assez épais ,couverts d’écailles ; antennes sétacées de lalongueur de la tête et du tronc réunies, briè-vement pectinées dans le mâle et dentées ducôté intérieur dans la femelle ; thorax ar-rondi; ailes en toit.
Les chenilles des Cossus sont longues, dé-primées , glabres, armées de fortes mandi-bules à l’aide desquelles elles se pratiquentdes galeries sous l’écorce des arbres , dontelles mangent l’aubier et sucent la sève. Ellesattaquent aussi la partie ligneuse , mais seu-lement pour agrandir leur demeure lors-qu’elles sont arrivées à une certaine taille.Villes mettent près d’un an à croître, et pen-dant ce temps elles causent le plus grand
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mal aux arbres qui les recèlent souventsans qu’on s’en doute. Lorsqu’elles sont par'venues à toute leur grosseur, ce qui a beuordinairement en avril ou mai, elles se fa'briquent dans l’endroit même où elles ontvécu une coque composée de soie et de ro-gnures de bois. Il arrive cependant quel'quefois qu’elles quittent leur demeure ets'enfoncent dans la terre pour subir leurtransformation au pied de l’arbre qui l es *vues naître : dans ce cas , leur coque est re-vêtue de molécules terreuses. Dans le P rc 'mier cas, la chenille place sa coque de ma-nière que le bout correspondant à la tète dela chrysalide est tourné vers un trou qu’ell ea eu la précaution de pratiquer dans l’inté-rieur de l'écorce du côté par lequel l’insecl*parfait doit sortir; mais ce trou reste bou'ché à l’extérieur: seulement la partie del’e-corce qui le recouvre est tellement aminci®que le papillon n’a qu’un léger effort à fait®pour rompre ce faible obstacle au morne" 1de son éclosion. Au reste, ce n’est pas lm ;mais la chrysalide qui sort d'abord à moil* ede ce trou par suite du mouvement que l ula imprimé l’insecte qu’elle renferme, et cen’est que quelques minutes après que celui-ci rompt à son tour les liens qui l’enveloP'pent; sage prévoyance de la nature! car I
papillon est bien plus en état de briser
O»
d’écarter les fibres de l’écorce qui ferme" 1sa prison, lorsqu’il est encore protégé P ,irl’enveloppe cornée de sa chrysalide, Q u ®près s’en être dépouillé.
Les chrysalides des Cossus sontoblongu"-’cylindriques , convexes sur le dos, avec latête terminée en pointe obtuse et deux ra"gées d’épines ou de dents dirigées en arriér®sur les bords de chaque anneau de l’abd"men. On a dilque ces épines servaient à fa' r ®cheminer la chrysalide dans l’intérieur d® s
galeries et à la rapprocher du trou par
ou
le papillon doit sortir au moment de réclu-sion. Mais cette assertion est dénuée de t° 11
fondement : il faudrait supposer pour
cela
que la chenille ne s’enveloppe pas d’une co-que avant de se changer en chrysalide, ®c’est ce qui n’est pas. Les épines dont la* 1domen de la chrysalide est armé, loin d’êb®pour elle un moyen de locomotion , serve"au contraire à retenir sa partie postérie uredans le trou dont nous venons de P arle |’lorsque sa partie antérieure en sort par sl11