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Tome quatrième.
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COT

COTONN1ÈHE. bot. pii. — Nom vulgaireîles diverses espèces de Filagos et de Gna-

l'halium.

'COTT EA (xo'tty), lète). bot. pu —Genrede la famille des Graminées Pappophorées ,établi par Kunlh , pour une plante herbacéedu Pérou , à feuilles planes, rameuses; àbanicules rameuses et à rameau* diffus; à'“pis brièvement pédicellés, épars et affec-tant la forme de grappes. Ce genre, dont onn c connaît qu’une seule espèce, est très voi-s, n des Pappopborum.

COTTE. Couus poiss. — Nom empruntéPar Artedi de Gaza , qui l’a employé dansta traduction d’Aristote pour rendre le motKoi’toî (qu’on lit aussi jSoivoî), que le philo—Sll Phe grec appliquait à un petit poissond’eau douce sortant de sa retraite en frap-pant les pierres comme s’il entendait etcomme si le bruit lui faisait mal à la*ète. Rien ne se rapporte plus exactement*’ix habitudes de notre petit Chabot d'eaudouce. Ce poisson fut d’abord le type duScnre Cotte; on y a rangé d’autres poissonsde mer qui ressemblent assez à celui-ci, et* e Benre a pris pour diagnose les caractèresVivants : Une télé large, déprimée, cuiras-®ée, armée d’épines ou hérissée de tuber-c, iles à 2 dorsales. Mais en étudiant davan-tage ces Poissons , on a retiré du genre dot'iiiné les Plalycéphales, les Agarnis , lesPhalangistes et les Aspidophores {voyez ces"<"ts), et ce genre ne comprend plus dansméthodes actuelles que les espèces àt“'*es cuirassées qui n’ont que 4 ou mêmed u c 3 rayons aux ventrales, qui portent desdents sur le devant du vorner, dont les pa-ntins sont lisses ; les rayons branchiostègesSoi ‘t au nombre de 6. I.eur estomac est ob-lus . garni de 4 à 8 appendices cœcales, etd 11 y a point de vessie natatoire.

Ce Cotte chabot, Collas gobio, est un^'tit poisson à gueule large, fendue, etarmée sur chaque mâchoire d’une large'“ttde de dents en velours ; l’opercule épi—* leUï , le préopcrcule a la pointe recour-ee en dessus; la peau nue, sans écaillesJdsibles, des teintes grises ou brunes sur unonq verdâtre. Nos pécheurs le nomment>lu Psoi ■ et à cause de la grosseur de sa, les noms en patois ou en langue étran-* ere rappellent celle particularité. Telle est4 cause des noms Bull head en anglais , de

i. IV.

COT

Kaulknpf en allemand , de Capo grosso enitalien ; à Genève on le nomme A'échoi. Cepoisson habite dans toute l’Europe ; il fraieen mars et en avril, et souvent jusqu’enjuillet, il se nourrit de petits vers, de larvesde toutes sortes; il nage avec une granderapidité. Un de ses ennemis les plus actifsest l’Anguille, qui, l’aime autant que leGoujon. Sa chair est assez bonne ; elle de-vient rouge par la cuisson.

On connaît une seconde espèce de Cotted'eau douce : c’est le Cottus mimitus dePallas.

Les Cottes de mer ont la tête plus hérisséeque ceux de nos rivières ; mais comme lenombre des épines varie suivant les espè-ces, ces pointes ne peuvent être considéréesque comme caractères spécifiques ; leursformes sont lourdes et disgracieuses. A causede leurs épines , on les nomme Scorpion ; acause de la nudité de leur peau. Crapaud demer. Il faut remarquer que les Cottes nepeuvent être les Scorpions de mer des an-ciens , parce qu’aucune espèce de ce genrene se trouve dans la mer Mediterranée .

L’espèce la plus communeet la plus grandesur les cèles de notre océan boréal ou de laManche est le Cotte chaboisseau , Coitusscorpio , poisson de 20 à 24 centimètres delongueur, dont le préopercule a 3 épinesfortes et courtes, 14ou lârayonsà la 2 e dor-sale, une couleur grise verdâtre ou rous-sâtre mêlée de grandes marbrures noirâtresen dessus.

I.a seconde espèce , plus petile , a les épi-nes plus longues et au nombre de 4 le longdu bord du préopercule : c’est le Coitus bubulis d’Euphrasen.

Ces deux espèces, comme toutes les autres,réunissent des poissons voraces, solitaires,nageant avec force et rapidité. Ils viventpendant l’hiver à de grandes profondeursqu'ils quittent au printemps, pour s’é-tablir dans des trous parmi les rochers durivage et abrités par les varechs. Ils y res-tent pendant la maree basse. On ne lesmange pas. Leur foie donne beaucoup d’huile.Les pêcheurs redoutent les blessures de leursépines, qu’ils regardent comme empoison-nées, quoiqu’il n’y ait aucun organe poursécréter une humeur vénéneuse quelconque.Mais le danger de ces blessures , qui est réel,vient de la profondeur à laquelle pénètre

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