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Tome quatrième.
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Levant. Henri VIII et Edouard VI favorisè-rent cette industrie , et vers le milieu duxvn* siècle, il y avait dans les petites pa-roisses des métiers à filer le coton qui occu-paient les agriculteurs pendant la mauvaisesaison. Sous le règne de Georges III , l’in-dustrie cotonnière occupait déjà 40,000personnes et produisait 15 millions defrancs ; et depuis lors, cette industrie, favo-risée par le gouvernement, et dont les pro-cédés se sont de plus en plus perfectionnés,a présenté en 1701 un chiffre d’exportationsde 583,750 francs seulement; en 1764, ils’éleva à 5,008,750fr., elen 1833, à la sommeénorme de 462,160,000 fr.; on dit que cettefabrication emploie 1,500,000 personnes,(l’est aussi le pays où l’industrie consommele plus de coton.

Les Etats-Unis reçurent pour la premièrefois en 1786 el plantèrent en Géorgie le Co-tonnier Sea-hland (Géorgie à longue soie)qui leur fut envoyé de Ëahama. Le sol con-\ enait si bien à cette plante, qu’elle y pros-péra au-delà de to .te attente , et fut multi-pliée avec assiduité pour satisfaire aux de-mandes de l’Angleterre ; depuis lors cetteculture s’est répandue dans la Caroline duSud, dans l’Alabama , à Mobile, etc., etc.; eten 1839, le chiffre de l’exportation dépassa150,000,000 kil. Leur premier chiffre d’ex-portation en 1791 était de 85,323 kil. Lestissus fabriqués dans les Etats de l’Union ,où cette industrie occupe beaucoup de bras,ont produit en 1833 plus de 12,000,000 de fr.

L’établissement de l’industrie cotonnièreen France ne remonte pas au-delà de la findu xvn' siècle. En 1668, il fut importé duLevant par Marseille environ 200,000 kil. decoton en laine et 700,000 de coton filé. En1750, l’importation était sept fois plus con-sidérable. Dans les premiers temps, noustirions par Marseille tous nos cotons du Le-vant, car nos colonies ne nous en fournis-saient qu’une très petite quantité.

Amiens fut une des premières villes où lafabrication du coton fut établie en grand ;aujourd'hui on travaille le coton sur tousles points du territoire. Nous avons de nom-breuses fabriques à Saint-Quentin, Tarare ,Lille , dans les départements du Haut-Rhinet du Ras Rhin, dans la Normandie , àTroyes,Lyon, Paris, Reims, Montpellier , etc. Celteindustrie occupe de 800 à 900,000 ou-

i vriers; 3,500,000 broches rendent par an-: née 34,000,000 de kilogrammes de col»' 11 filé, représentant en moyenne une valeur

? de 170,000,000 fr.

| Malgré les perfectionnements considéra-| blés apportés dans l'industrie cotonnière enFrance , nous sommes, il faut l’avouer, in-férieurs aux Anglais , dont la supérioritévient de l’habileté des chefs de manufac-tures , des mécaniciens et des ouvriers, deIndivision intelligente du travail dans toute*les branches de cette immense industrie, etde la facilité de ses débouchés. Nous pour-rons avec le temps arriver à remplir les pre-mières conditions ; mais quant à la dernière,elle présente des difficultés si grandes dansl’état normal des choses, qu’il ne faudraitrien moins, pour arriver à ce résultat ines-péré, que la destruction de la puissancemaritime de l’Angleterre.

L’industrie cotonnière est aujourd’hui ré'pandue en Suisse, en Allemagne et en Bel-gique ; mais ce sont pour nous des concur-rences peu redoutables. Nous n’avons acraindre que l’Angleterre et l’Amérique .

Nous terminerons cet article par un relevéde la production du coton comparée à la con-sommation , telle qu’elle était il y a quel-ques années , sans répondre de l’exactitnd*’des chiffres que nous avons empruntés aMac Culloch, ni chercher à expliquer la dif-férence qui existe entre la production et I*i consommation.

Production.

États-Unis. 175,000,000 de kü-

Indes. 30,000,000

Brésil . 12,000,000

Bourbon, Gayenne et

autres colonies. . . 3,500,000

Égypte et Levant. . . 100,000,000

320,500,000

Consommation.

Angleterre.

France .

Etats-Unis .

Chine .

Suisse, Allemagne et

Belgique .

Russie .

159,000,000 de kil-40,000,00018,000,00015,000,000

17,000,0001 , 200,000

250,200,000

(Gérabu.)