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Tome quatrième.
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Les Coucous sont «les Oiseaux dont lesformes varient beaucoup d'espèce à espèce;mais ils sont en général d’une figure gra-cieuse ; leurs longues ailes, leur queue sus-ceptible d'un large épanouissement, leurdonnent une forme élancée et pleine d’élé-gance; leur plumage est doux et soyeux;mais toutes les espèces ont des pieds petitset assez grêles qui contrastent par leur briè-veté avec la masse de leur corps , qui variede celle d’un Merle à celle d’une Alouette.Leurs couleurs dominantes sont le gris, leroux . le brun , le noir, le jaunâtre , le vertmétallique, avec des taches et des rayuresd’un effet agréable.

Les mœurs de la plupart des Coucousétrangers ne nous sont nullement connues;ut il ne faut guère s’en étonner, puisqueaprès deux mille ans d’observations, nousn’en savons guère plus sur les habitudes denotre Coucou d'Europe que les anciens na-turalistes. Les fables qui avaient cours deleur temps existent encore du nôtre, et notreincertitude est presque la même. Levaillantnous a bien donné des détails pleins d’inté-rêt sur quelques Coucous d’Afrique, maisleur histoire est loin d’être complète : aussine savons-nous pas même si les Oiseauxque leur structure rapproche du Coucou commun, et qui sont compris sous le mêmenom, déposent comme lui leurs œufs dansdes nids étrangers. Au milieu de ce dédalede renseignements contradictoires, le pisest que chacun prétend avoir vu les faitsqu’il avance; car personne, en matière descience, n’ose dire: Je ne sois pas. J’ai réunidans cet article toutes les notions relativesa l’histoire des Coucous qui m’ont paru lesplus raisonnables; et comme les preuvesmanquent pour confirmer ou combattre lesopinions les plus opposées, il faut accepteravec défiance les faits qui répugnent à l’es-prit. On ne doit donc regarder l’histoire denotre Coucou que comme seulement ébau-chée , puisque les points les plus importantssont douteux', et celle des Coucous étrangers,comme entièrement à étudier.

Faute de renseignements qui me permet-tent de donner une histoire complète de cegenre, je me bornerai à dire ce que noussavons du Coucou commun comme étantcelui qui est encore le mieux connu, et quin’est pas, comme le prétendait anliphiloso-

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phiquement James Willughby, en oppositionavec les lois de la nature. Ses mœurs pré-sentent, il est vrai, des anomalies, en nousplaçant au point de vue d’où nous apprécionstoutes choses; mais il n’y a pas d’anomaliesdans la nature, et chaque être , quelque bi-zarre qu’il paraisse, quelque irrégulièresque soient ses habitudes, n’en vit pas moinsd’une manière conforme aux lois qui régis-sent l’ensemble des êtres; les exceptionsn’existent que dans nos méthodes.

Le Coucou ressemble par le vol beaucoupplus à la Cresserelle qu'à l’Épervier. H a •en effet, lorsqu’il vole et qu’il est vu pa rdessous, tout-à-fait l’air d’un oiseau deproie : comme eux, il bat des ailes en par'tant, et file ensuite avec une même allure-Son vol est léger ainsi que celui des Oi-seaux de ce genre, mais il est accompagn*-’de violents battements d’ailes, et quand levent est fort il vole mal : aussi, dans leursmigrations , les Coucous sont-ils obligés defaire des poses fréquentes, et ne peuvent-ilsfournir une longue traite.

Quoique volant à lire d’ailes , ils sont as-sez maîtres de leur direction pour passersans embarras à travers le réseau irrégulierformé par les branches des buissons.

Autant le Coucou est léger dans les airs»autant il est maladroit sur le sol, sur lequelil avance en sautillant: aussi parcourt-H eI1volant les plus petites distances.

Il est difficile, dans les adultes, de r*"connaître le mâle de la femelle, et les sign eSauxquels on peut les distinguer sont de*plus fugitifs. En général, la femelle est p! ,,spetite; mais cette différence est si peu d®chose, qu’il faut un œil exercé pour la saisie

Dans le jeune âge , la couleur de l’iris v ®”rie beaucoup, et peut servir à distinguer le*jeunes Coucous des adultes, malgré l® s

nuances si différentes de leur plumage- L 1

au

ris , d’abord gris de plomb, passe ensuite

bru"

às S*

gris clair, puis au brunâtre, puis auclair et de là au jaune.

La femelle du Coucou commun, aprespremière mue, est vêtue d’un plumage s 0111brequicnafaitfaireuneespèce distincte sou*les noms de O. hepaticus et rufus ; mais éh einous cette sorte de tendance au mêlants* 11 ®est moins régulière et moins fréquente q u ®dans le Midi. Les jeunes mâles y sont ausjuvêtus de celle livrée . et quelques uns